BFMTV

Fillon ne dira "plus jamais" un mot sur les affaires qui le visent

François Fillon.

François Fillon. - Thomas Samson - AFP

Invité des 4 Vérités de France 2 ce mardi matin, François Fillon a refusé de commenter les dernières informations de Mediapart sur l'affaire Penelope Fillon.

François Fillon ne commentera pas les informations de Mediapart. Le site a révélé lundi que l’épouse du candidat de la droite à la présidentielle avait perçu des rémunérations dès 1982 pour des missions commandées par son mari, tout juste élu à l’Assemblée nationale. Soit quatre ans plus tôt que son emploi d’assistante parlementaire au cœur des investigations de la justice.

Interrogé à ce sujet mardi sur France 2, François Fillon a répondu:

"Je n’alimenterai pas le feuilleton de la calomnie avec ces révélations successives, soigneusement distillées par les services de l’Etat à dix jours du premier tour".

Une réaction fidèle à la ligne de défense de l’ancien Premier ministre, qui voit dans ses déboires judiciaires la main du pouvoir, jusqu’à François Hollande lui-même. Sitôt après la publication de l’article de Mediapart lundi, les avocats de François Fillon avaient d’ailleurs dénoncé "une fuite à charge" démontrant "l’instrumentalisation de la procédure pour (…) influer sur la campagne électorale".

Le candidat Les Républicains a clos l’échange sur ce point avec cette phrase définitive:

"Je ne dirai plus jamais un mot sur ces questions-là".

François Fillon a été mis en examen le 14 mars, notamment pour détournement de fonds publics et recel d’abus de biens sociaux. Son épouse Pénélope, elle, est mise en cause pour complicité et recel de détournement de fonds publics et recel d’escroquerie aggravée.

La justice cherche à vérifier si les emplois d’assistance parlementaire dont elle a bénéficié via son mari ou le suppléant de celui-ci ne sont pas fictifs.

Les dates et la durée des collaborations rémunérées de Penelope Fillon ont beaucoup varié depuis que l’affaire a éclaté au grand jour fin janvier. Le 26 janvier, François Fillon affirmait que son épouse avait travaillé pour lui depuis 1997. Le 6 février, il rectifiait la date, évoquant 1988. Avant que son équipe de campagne ne précise qu’il s’agissait en fait de 1986.

G. de V. avec AFP