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Devant 15.000 militants LR, Fillon défend sa femme Penelope

François Fillon lors de son discours à La Villette, le dimanche 29 janvier

François Fillon lors de son discours à La Villette, le dimanche 29 janvier - BFMTV

François Fillon, candidat LR à la présidentielle s'est exprimé ce dimanche en meeting à la Porte de la Villette, à Paris. Il a rendu un hommage à sa femme, aujourd'hui au coeur d'un scandale d'emplois fictifs, et appelé à ce qu'on la laisse "en dehors de ce débat politique".

François Fillon et son épouse Penelope, soupçonnée d'emplois fictifs, ont été ovationnés dimanche par des milliers de militants LR à leur arrivée au grand meeting parisien du candidat de la droite, qui tente de relancer sa campagne.

Une fois à la tribune, le candidat de la droite, François Fillon a rendu un hommage à sa femme. "J'ai le cuir solide" mais "qu'on laisse ma femme en dehors de ce débat politique", a-t-il lancé devant des militants criant des "ouh" et des "François président!"

"Depuis le début, Penelope est à mes côtés, avec discrétion, avec dévouement. J'ai construit mon parcours avec elle. Nous n'avons rien à cacher, nous n'avons qu'un seul compte, au Crédit agricole de Sablé. (Sarthe). Devant 15.000 témoins, je veux dire à Penelope que je l’aime. Merci d’être là, merci d’être avec nous."

Assise au premier rang, sa femme Penelope a été visiblement émue par ses mots. 

"Moi, je n'ai peur de rien"

Puis, il a demandé à ce que l'on laisse sa femme en dehors du débat politique. 

"Plus que ma personne, qui est dans le viseur", "c'est une haute idée de la France qu'on veut abattre en vol [...] A travers Penelope, on cherche à me casser. Moi, je n'ai peur de rien, j'ai le cuir solide. Si on veut m'attaquer, qu'on m'attaque droit dans les yeux, mais qu'on laisse ma femme en dehors de ce débat politique", a déclaré le candidat de la droite à la présidentielle, lors de son premier grand meeting de campagne à Paris.

Le candidat Les Républicains se retrouve au cœur d’une polémique. Sa femme Penelope Fillon aurait été payée 500.000 euros pendant environ neuf ans, entre 1998 et 2013, assure Le Canard enchaîné. Pendant environ neuf ans, entre 1998 et 2013. A cela s'ajoute 5.000 euros brut mensuels pour son travail littéraire à la Revue des Deux Mondes, entre mai 2012 et décembre 2013.

Le parquet national financier s'interroge sur la réalité de ces emplois et a ouvert une enquête pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits.

Enfin, dans un article publié ce samedi en fin de journée, Mediapart accuse le candidat à la présidentielle d'avoir bénéficié de fonds publics détournés lorsqu'il était sénateur

E. H. avec AFP