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Critiqué dans son camp, Sarkozy promet un conseil national sur la "ligne" des Républicains

Nicolas Sarkozy, le 2 décembre 2015.

Nicolas Sarkozy, le 2 décembre 2015. - Guillaume Souvant - AFP

Le président des Républicains annonce un conseil national pour le début du mois de février pour débattre de "la ligne" du parti.

Chez Les Républicains, l’après-second tour des élections régionales a déjà commencé. Le président du parti Nicolas Sarkozy veut réunir "début février" un conseil national pour débattre de la "ligne" du projet, annonce-t-il dans un entretien au Figaro vendredi.

"Qui a demandé que le parti ait un projet, alors que tant de voix s'élevaient pour dire qu'il n'en avait pas besoin, puisque le candidat en aura un? Moi, c'est ma priorité", affirme-t-il au quotidien.

"Et pour être sûr que ce débat soit mené complètement, je réunirai un conseil national au début du mois de février, peut-être sur deux jours, pour que chacun dise le plus librement, le plus fortement et le plus sereinement possible ce que doit être la ligne de ce projet", a-t-il dit.

"Pour un projet politique extrêmement fort"

Au lendemain du premier tour des régionales, Alain Juppé et François Fillon ont expliqué qu'il faudrait entamer un débat sur la ligne du parti après les régionales.

"Pour ma part, je suis pour l'adoption d'un projet politique extrêmement fort, ce qui ne veut pas dire radical. On ne répond pas à l'attente de radicalité d'une partie de l'opinion en étant soi-même radical", a-t-il expliqué, alors qu'il est accusé par certains de mener le parti trop à droite.

"Je continuerai de plaider pour l'union avec les centristes et pour le refus de toute alliance avec le Front national", a-t-il dit. 

Interrogé sur le calendrier de la primaire alors que la question de l'avancer a commencé à surgir dans les rangs de son parti, Nicolas Sarkozy répond simplement: "Les modalités et le calendrier de la primaire relèvent de la Haute Autorité".

"Je comprends parfaitement que la primaire puisse présenter des inconvénients, mais ils me semblent bien inférieurs au risque de multiplicité des candidatures au premier tour, surtout avec un Front national au niveau où il est. La primaire aura lieu, je m'y suis engagé", assure-t-il.

"Personne ne peut se réjouir" du score du 1er tour

Interrogé sur le fait de savoir si le score du premier tour était son "échec", l'ancien chef de l'Etat, qui affirme que les Républicains peuvent encore gagner ces élections régionales, a répondu:

"Attendons le second tour, même si personne ne peut se réjouir du résultat du premier tour. Nous aurions préféré être devant le Front national. Comment le nier? Nous avons tous un devoir de lucidité", a-t-il dit.

"Mais nous sommes, dans ce premier tour, deux formations politiques de force équivalente", a-t-il ajouté.

Dès lundi, il y aura un bureau politique à 11 heures, au siège du parti, avec au programme un débat sur la ligne du parti qui promet d'être agité, d'autant que Nicolas Sarkozy envisage de modifier la direction du parti afin d'éteindre toute "contestation".

V.R. avec AFP