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Juppé souhaite "un débat" après le 2e tour chez Les Républicains

Alain Juppé au siège du parti Les Républicains à Paris le 7 décembre 2015.

Alain Juppé au siège du parti Les Républicains à Paris le 7 décembre 2015. - BFMTV

A la sortie du bureau politique, le ténor du parti de droite s'est exprimé lundi midi devant de nombreux journalistes au lendemain du premier tour des régionales.

Il y a-t-il un problème de ligne politique au sein des Républicains? A cette question, Alain Juppé répond sans détour: "Oui, bien sûr et je l'ai dit", lâche le maire de Bordeaux devant une nuée de journalistes. L'ancien Premier ministre a participé lundi matin à Paris au bureau politique du parti de droite. Il s'est rangé à l'avis général, exception faite chez les ténors de Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Pierre Raffarin, pour adopter une stratégie qui exclut tout retrait ou fusion au second tour des régionales.

Au lendemain des élections, "il va falloir que nous ouvrions un débat sur la situation actuelle", a expliqué le maire de Bordeaux. "Soyons lucides nous ne sommes pas audibles quand nous essayons d'expliquer aux Français que le Front national n'apporte aucune décision crédible à leur légitime attente", explique-t-il.

"Nous avons été quasi unanimes"

En attendant, l'essentiel est de rester soudé jusqu'à l'issue du scrutin. "Nous sommes à quelques jours du deuxième tour. Dans une situation comme celle-là, l'impératif des responsables politiques c'est de serrer les coudes autour de leurs candidats pour que le deuxième tour nous apporte de bonnes nouvelles. Toute division serait négative", assure-t-il. 

Le cadre de Les Républicains a aussi rappelé qu'il n'a jamais été question de fusion et que le problème ne se pose nulle part. "La seule question qui se pose c'est en Languedoc-Roussillon sur le retrait ou pas. Nous avons été quasi unanimes à dire qu'il ne fallait pas se retirer", rapporte-t-il. Son parti a dénoncé la mauvaise gestion des équipes socialistes des régions et gouvernementale. "Nous n'allons pas changer la ligne du jour au lendemain", insiste-t-il.