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Affaire Théo: Macron appelle sur Facebook à "l'exemplarité" des forces de l'ordre

Emmanuel Macron a rendu hommage à Théo, le jeune homme gravement blessé lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois.

Emmanuel Macron a rendu hommage à Théo, le jeune homme gravement blessé lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois. - Eric FEFERBERG / AFP

Le candidat à la présidentielle a réagi à son tour à la violente interpellation de Théo par des policiers, dont l'un est accusé de viol, et les autres de violences volontaires. Dans une tribune publiée mercredi en fin de journée sur Facebook, Emmanuel Macron estime que "l'autorité des forces de l'ordre se conquiert par l'exemplarité".

Emmanuel Macron prend à son tour la parole pour évoquer l'interpellation de Théo à Aulnay-sous-Bois, qui a conduit à son hospitalisation alors qu'il a été gravement blessé par l'un des policiers, accusé de viol. Après François Hollande, qui a rendu visite au jeune homme de 22 ans, mais aussi Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Jean-François Copé, qui ont fait part de leur indignation, le candidat à la présidentielle a publié ce mercredi soir une longue tribune sur sa page Facebook.

Dans ce texte, Emmanuel Macron utilise des mots sans concession, évoquant les "violences policières" survenues à Aulnay, la "force illégitime de l'Etat qui a eu cours", et "la dignité d’un jeune garçon, d’une famille et d’un quartier, qui a été mise en cause".

"Les policiers et les gendarmes sont l'Etat"

Il déclare que "l’usage de la force publique, quand il s’impose, doit être proportionné et respectueux des personnes et de leur dignité". "L’autorité des forces de l’ordre se conquiert par l’exemplarité. Car les policiers et les gendarmes ne représentent pas seulement l’Etat: ils sont l’Etat", poursuit le candidat, qui en profite également pour rendre hommage à Théo et à sa famille. 

"Alors que tout semble les pousser vers la haine et la révolte, ils font preuve d’un formidable sang-froid. Depuis plusieurs jours, ce sont eux qui incarnent la responsabilité. Ce sont eux qui refusent l’escalade de la violence. Ce sont eux qui en appellent à la patience et à la confiance dans nos institutions. Ils sont habités par un grand esprit de responsabilité. Je leur souhaite un retour à la vie normale le plus rapide possible", écrit Emmanuel Macron.

Pour une "police de la sécurité quotidienne"

Mais comme les interventions des autres politiques à propos de cette affaire, celle d'Emmanuel Macron montre que les violences subies par Théo sont devenues un enjeu de la campagne présidentielle. Cette tribune est donc l'occasion pour le candidat de mettre en avant une partie de son programme: son souhait de rétablir non pas une police de proximité mais quelques chose qui s'en rapproche, une "police de la sécurité quotidienne".

"Il s’agit de déployer une police mieux ancrée dans les territoires dont elle a la charge. Une police qui connaît la population est plus à même de résoudre les problèmes locaux", explique-t-il.

Enfin, Emmanuel Macron salue la profession policière dans son ensemble, précisant qu'elle n'est "évidemment pas comptable des actes de certains".

"Au quotidien, l’immense majorité des policiers fait un travail remarquable et cet événement ne doit en aucun cas jeter l’opprobre sur la profession tout entière. Mais la confiance et le respect sont le ciment de la Nation. Entre la police et la population, ils doivent être réciproques", conclut-il.

Charlie Vandekerkhove