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Hommage aux victimes des attentats: "La liberté ne demande pas à être vengée mais à être servie"

François Hollande aux Invalides, le 27 novembre 2015

François Hollande aux Invalides, le 27 novembre 2015 - Miguel Medina - AFP

Un hommage national a été rendu ce vendredi matin, dans la cour des Invalides, aux 130 victimes et 350 blessés des attentats perpétrés le 13 novembre, à Paris. Les familles des victimes et les blessés étaient en majorité présents à la cérémonie, célébrée aux Invalides.

"Ils étaient la jeunesse de la France". La France a rendu vendredi matin un hommage national aux victimes des attentats de Paris. La cérémonie avait lieu deux semaines jour pour jour après les attaques.

Réunis dans la cour d’honneur de l’hôtel des Invalides, les familles des victimes, les rescapés, les secouristes et de nombreuses personnalités politiques ont écouté deux chansons choisies pour l'occasion: "Quand on n’a que l'amour" de Jacques Brel et "Perlimpinpin" de Barbara, les portraits des victimes décédées projetés sur un fond noir au même moment. Les noms et les âges des 130 victimes ont ensuite été lus un à un. 

Le Président François Hollande a ensuite pris la parole, pour rendre hommage aux victimes et à leurs familles. La cérémonie s’est conclue comme elle avait commencé, avec la Marseillaise, symbole d’une nation française meurtrie mais debout et unie.

>> L'ESSENTIEL

L'hommage national aux victimes des attentats s'est tenu vendredi matin aux Invalides

Les noms des 130 personnes tuées ont été égrenés un à un

Une chanson de Jacques Brel, une autre de Barbara et un morceau de Bach ont été joués

  • La "génération" victime des attentats "est aujourd'hui devenue le visage de la France", a déclaré François Hollande

"Nous multiplierons les chansons, les concerts, les spectacles, nous continuerons à aller dans les stades", a ajouté le Président

Le chef de l'Etat a "solennellement" promis de tout faire pour "détruire l'armée des fanatiques" de l'EI

  • >> Ce live est maintenant terminé, merci de l'avoir suivi. Pour retrouver les principales déclarations de François Hollande, cliquez ici.

13h50 - Sur Twitter, les hommages aux couleurs de la France se multiplient.

13h40 - A Berlin, en Allemagne, on affiche aussi le drapeau français.

13h - Le Palais des Festivals, à Cannes, pavoisé.

12h15 - Des centaines de personnes rendent hommage aux victimes devant le Bataclan et place de la République à Paris. Les drapeaux tricolores flottent ici et là.

12h - Hollande n'a pas rencontré les familles des victimes ce vendredi

Cela s'explique par la "solennité du moment", justifie son entourage qui précise que des "rencontres pourront avoir lieu plus tard".

11h16 - "La liberté ne demande pas à être vengée mais à être servie", conclut François Hollande

"Malgré les larmes, cette génération est aujourd'hui devenue le visage de la France." "Je sais que cette génération tiendra solidement le flambeau que nous lui transmettons. Je suis sûr qu'elle aura le courage de prendre pleinement en main l'avenir de notre Nation. Le malheur qui a touché les martyrs du 13 novembre investit cette jeunesse de cette grande et noble tâche. La liberté ne demande pas à être vengée mais à être servie", a-t-il affirmé.

La fin de ce discours très sobre est suivie de La Marseillaise, qui retentit pour la seconde fois de l'hommage national. L’Académie de l’Opéra de Paris, le Chœur de l’Armée française et l’orchestre de la Garde républicaine entonnent l'hymne national.

11h13 - La "génération" victime des attentats "est aujourd'hui devenue le visage de la France"

"Malgré les larmes, cette génération est aujourd'hui devenue le visage de la France", a déclaré François Hollande en conclusion de son discours, où il avait souligné que les victimes "avaient tous les âges", mais que "la plupart avaient moins de 35 ans".

11h12 - "Nous multiplierons les chansons, les concerts, les spectacles, nous continuerons à aller dans les stades"

"C'est cette musique qui était insupportable aux terroristes. C'est cette harmonie qu'ils voulaient casser, briser, c'est cette joie qu'ils voulaient ensevelir dans le fracas de leurs bombes. Eh bien, ils ne l'arrêteront pas", a déclaré le chef de l'Etat dans la cour des Invalides. "Et comme pour mieux leur répondre, nous multiplierons les chansons, les concerts, les spectacles, nous continuerons à aller dans les stades et notamment au stade si bien nommé, le Stade de France à Saint-Denis", a-t-il poursuivi.

11h10 - "Nous ne changerons pas", assure le chef de l'Etat. "Nous ne cèderons pas à la peur, à la haine."

11h08 - "Nous connaissons l'ennemi"

"Nous connaissons l'ennemi, assure François Hollande. La haine, le fanatisme, l'obscurantisme. Nous le vaincrons ensemble avec nos armes qui sont les forces de la République, de la démocratie, du droit".

11h04 - "130 destins fauchés, 130 rires que l'on n'entendra plus, 130 voix qui se sont tues", enchaîne François Hollande.

11h03 - "C'est parce qu'ils étaient la France qu'ils ont été abattus, c'est parce qu'ils étaient la liberté qu'ils ont été massacrés".

11h02 - "Des parents qui ne reverront plus leur enfant. Des enfants qui grandiront sans leurs parents. Des couples brisés par la perte de l'être aimé. Des frères et des soeurs, pour toujours séparés".

11h01 - "Ces femmes, ces hommes venaient de plus de 50 communes de France. De villes, de banlieues, de villages. Ils venaient aussi du monde. Dix-sept pays portent aujourd'hui avec nous le deuil. Ces femmes, ces hommes en ce vendredi 13 novembre étaient à Paris. Une ville qui donne un manteau de lumière aux idées, une ville qui vibre le jour et qui brille la nuit".

11h - François Hollande dénonce "une horde d'assassins"

"Ce 13 novembre 2015. Un jour que nous n'oublierons jamais". Le chef de l'Etat débute son discours et dénonce "une horde d'assassins" ayant agi "au nom d'une cause folle et d'un Dieu trahi". "Je vous promets que la France fera tout pour détruire les fanatiques. Et tout pour rester elle-même. Et s'il fallait une raison, nous la trouverons dans leur souvenir".

10h57 - Sarabande de la suite n°2 de Jean-Sébastien Bach résonne aux Invalides jouée au violoncelle par Edgar Moreau

10h45 - Les noms et l'âge des victimes sont lus

Les noms sont lus alternativement par une voix masculine et une voix féminine face à une assistance debout. Les attentats ont fait 130 morts et quelque 350 blessés. La moyenne d'âge des personnes tuées est de 35 ans.

10h40 - Un texte de Barbara chanté aux Invalides

La cantatrice Nathalie Dessay interprète une chanson de Barbara, intitulée Perlimpinpin. "Pour qui, comment quand et pourquoi? Contre qui? Comment? Contre quoi? C'en est assez de vos violences", dit le texte écrit par Barbara en 1972.

10h36 - La chanson "Quand on a que l'amour" de Jacques Brel est chantée par Camélia Jordana, Yaël Naïm et Nolwenn Leroy. Durant l'interprétation, les portraits des victimes décédées ont été projetés sur fond noir.

10h34 - La Marseillaise ouvre cet hommage national

François Hollande venait de faire son entrée dans la cour des Invalides

10h24 - François Hollande sera le dernier à arriver juste avant le début de l'hommage à 10h30

10h12 - De nombreuses personnalités politiques

Outre l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, les anciens Premier ministre de gauche Jean-Marc Ayrault, Lionel Jospin, Laurent Fabius (ministre de l'actuel gouvernement), Edith Cresson mais aussi de droite François Fillon, Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin sont présents comme le président du conseil constitutionnel Jean-Louis Debré.

Le gouvernement au grand complet a aussi pris place à la tribune comme le président du Sénat Gérard Larcher et celui de l'Assemblée nationale Claude Bartolone.

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont assis à une place d'écart au troisième rang.

10h10 - Le recteur de la grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur a appelé pour sa part tous les imams de France à s'associer vendredi à une "prière solennelle" en hommage aux victimes.

10h08 - Les familles des victimes, les blessés et les officiels arrivent sur place.

Pendant ce temps l'orchestre de la Garde républicaine joue du Beethoven ou du Barber et son célèbre Adagio pour cordes.

9h37 - Une tribune de 2.000 places a été installée dans la cour des Invalides

Une vaste tribune a été érigée dans la cour pour accueillir, outre les proches des victimes et les blessés, les membres du gouvernement et le représentants de "l'ensemble des autorités de l'Etat prévues par le protocole de la République", selon la présidence.

Après les honneurs militaires et une Marseillaise, les noms des 130 personnes tuées dans les attentats seront égrenés. Leurs photos seront projetées sur les écrans géants.

9h24 - François Hollande "renforcé" par les attentats

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, pour un Français sur deux, François Hollande, métamorphosé en chef de guerre depuis les attentats, sort "renforcé" de cette période délicate. Et si les sympathisants de la gauche estiment à 80% que le président a affiché la bonne posture, ils sont encore 47% des partisans de la droite et du centre à partager cette opinion et 20% pour les frontistes.

9h19 - François Hollande a repris son discours jusque ce matin

François Hollande, qui sera le seul orateur de l'hommage, a commencé à travailler sur son discours le week-end passé avant de le reprendre à plusieurs reprises, notamment lors de ses voyages à Washington mardi puis à Moscou jeudi. L'objectif de l'Elysée est d'être dans la "justesse du moment", que ce soit le plus sobre et le plus réussi possible. "Ne pas en faire trop sans en faire trop peu", est le mot d'ordre de la présidence.

Le président de la République habitué à reprendre lui-même ses discours s'est appuyé sa directrice de cabinet adjointe Constance Rivière sur et Pierre-Yves Bocquet, la plume en charge des commémorations.

9h10 - La Garde républicaine arrive aux Invalides

En rangs serrées, il prennent place dans la cour de l'édifice construit en 1670 par Louis XIV pour abriter ses armées.

9h02 - "On a envie d'être rassurés", dit le frère d'une victime du Bataclan

Nathalie Jardin a été tuée le 13 novembre au Bataclan. Avant de se rendre à l'homme national, Loïc Jardin exprimé son inquiétude sur le plateau de BFMTV: "on a envie d'être rassuré". En "colère", il estime que "tout n'a pas été fait pour assurer la sécurité et que finalement ce drame aurait pu être évité". Malgré tout il se rendra aux Invalides, qu'il considère comme un "évènement républicain" et pas "un acte politique".

8h45 - Marine Le Pen met François Hollande en garde

Marine Le Pen attend de François Hollande qu'il "ne profite pas" de l'hommage national rendu vendredi matin aux victimes des attentats "pour faire de la politique".

Interrogée sur les familles de victimes n'ayant pas souhaité être présentes, la présidente du FN a répondu: "Oui, je peux comprendre que la colère qui les étreint, à la suite de la perte terrible d'un proche, les pousse à être exigeants, et peut-être même critiques, sur ce qu'ils ont le sentiment qui n'a pas été fait lors des derniers mois".

8h25 - L'hommage national en une de la presse

La presse quotidienne est pratiquement unanime à célébrer l'hommage national rendu vendredi aux 130 victimes des attentats du 13 novembre, symboles de la "génération Bataclan" qui suscite une "ferveur inédite" marquée notamment par une floraison de drapeaux tricolores.

8h - Génération Bataclan veut ériger une statue en hommage aux victimes

Deux semaines après les attentats de Paris, une association, baptisée Génération Bataclan, s’est créée dans le but d’édifier une statue devant la salle de concert du même nom, où une très grande partie des 130 victimes des terroristes ont été tuées. Les membres de l’association appellent ceux qui le souhaitent à participer à la conception du monument. La statue doit symboliser la victoire de la liberté sur la barbarie.

Génération Bataclan espère récolter au moins 100.000 euros pour, comme disent ses membres, "créer une statue digne de ce nom, pour que les générations futures se souviennent du vendredi 13 novembre et des 130 victimes".

7h34 - Des drapeaux tricolore dans les rues

François Hollande qui a invité tous les Français à "pavoiser leurs domiciles" en affichant un drapeau tricolore aux fenêtres, a été entendu au centre-ville de Nantes comme à Paris où les boutiques ont été dévalisées, toutes ont dû se réapprovisionner, pour faire face à la demande.

Le gouvernement encourage également les Français à faire des selfies avec des drapeaux, une façon de prolonger cet hommage national sur les réseaux sociaux.

7h25 - Brel et Barbara devraient être interprétés pendant l'hommage

"Quand on a que l’amour" de Jacques Brel devrait être interprété aux Invalides par Camélia Jordana, Yaël Naim, Nolwenn Leroy tandis que la chanson "Perlimpinpin" de Barbara devrait être interprété par Nathalie Dessay.

La Sarabande de la suite n°2 pour violoncelle de Jean-Sébastien Bach pourrait aussi être jouée ce vendredi.

7h22 - Quatre terroristes avaient été signalés comme radicalisés en Belgique. Quatre des terroristes impliqués dans les attentats du 13 novembre avaient été signalés dès le mois de juin comme suspects radicalisés par les autorités belges. Les frères Abdeslam, vivant à Molenbeek, n'avaient pourtant jamais été contrôlés.

7h20 - La soeur d'une des victimes appelle au boycott de la cérémonie d'hommage. Sur Facebook, Emmanuelle Prévost, dont le frère a été tué au Bataclan vendredi 13 novembre, estime que les responsables politiques et le président de la République en tête sont, en partie, responsables des attaques qui ont frappé Paris.

7h05 - François Hollande a invité les Français à "pavoiser" de drapeaux tricolores leur domicile, lors de l'hommage solennel rendu ce vendredi aux Invalides aux victimes. Jeudi soir, sur BFMTV, le député Les Républicains Henri Guaino a expliqué qu'il n'afficherait pas le drapeau tricolore chez lui, alors que de nombreux responsables politiques se sont dits prêts à le faire

7 heures - A quoi va ressembler l'hommage national aux victimes des attentats? Il s'agit du premier hommage national rendu à autant de personnes en même temps en France. Cadre, organisation, prises de parole, le point sur le déroulement de la cérémonie, qui doit débuter à 10h30.