BFMTV

Procès Bendaoud: "aider des terroristes, c'est leur permettre de commettre des crimes"

Pour Didier Seban, avocat de 36 parties civiles des attentats du 13 novembre, "les terroristes auraient été immédiatement arrêtés" sans l'aide de protagonistes comme Jawad Bendaoud, dont le procès s'ouvre ce mercredi.

Le procès de Jawad Bendaoud, Mohamed Soumah et Youssef Aït Boulahcen s'ouvre ce mercredi au palais de justice de Paris. Les deux premiers sont poursuivis pour "recel de malfaiteurs terroristes", le troisième pour "non-dénonciation de terroristes", après les attentats du 13 novembre 2015.

"S'il n'y avait pas eu des Jawad Bendaoud ou d'autres personnages de ce type, les terroristes auraient été immédiatement arrêtés", affirme sur BFMTV Didier Seban, avocat de 36 des 500 parties civiles dans ce procès hors normes. "L'angoisse qui a saisi le pays après ces attentats aurait pu retomber d'un cran", assure-t-il, ajoutant que les parties civiles qu'il représente "souhaitent dire que sans logistique, il ne peut pas y avoir de crime de terrorisme".

"Tous les avocats ne vont pas pouvoir entrer dans la salle d'audience"

"Ce qu'elles attendent au travers du verdict, c'est cette idée qu'aider des terroristes, c'est leur permettre de commettre leurs crimes en France et ce sont ces comportements qu'elles viennent stigmatiser à l'audience", poursuit l'avocat.

Didier Seban dénonce par ailleurs les conditions dans lesquelles se tient ce procès. "Toutes les parties civiles, tous les avocats même ne vont pas pouvoir entrer dans la salle d'audience. C'est choquant", déclare-t-il sur BFMTV. L'avocat estime "qu'on aurait dû trouver d'autres moyens de les accueillir pour le premier procès post-attentats en France".

"J'espère que le procès d'assises qui viendra après avec les auteurs (présumés, NDLR) des crimes qui ont ensanglanté la France se fera dans d'autres conditions que celles-là", précise-t-il.

Liv Audigane