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Pour Castaner, les policiers "ont le sens du service public, ils ne bloqueront pas les commissariats"

La grogne des policiers s'intensifie. Les organisations syndicales appellent à la mobilisation et dénoncent des conditions de travail harassantes. Ce mardi, Christophe Castaner a réagi et semble vouloir donner aux forces de l'ordre les moyens d'améliorer leur quotidien.

Les syndicats s'organisent et appellent à la mobilisation des forces de l'ordre. L'UNSA police demande à ses adhérents de se mettre ce mardi en service minimum, Alliance invite les policiers à ne plus sortir des commissariats, sauf en cas d'appel d'urgence, et Force ouvrière (FO) souhaite organiser un rassemblement commun à tous les syndicats de police le 26 janvier dans l'hypothèse où le 11 janvier l'Etat n'aurait toujours pas annoncé le paiement des heures supplémentaires.

S'il assure comprendre l'origine de la colère des forces de l'ordre, Christophe Castaner ne croit pas pour autant aux blocages et à la "journée noire" annoncée par les organisations syndicales.

"Ils ne bloqueront pas les commissariats, ils ont le sens du service public", a-t-il assuré ce mardi devant la presse.

Alors que les syndicats de police reprennent le vocabulaire employé par les gilets jaunes pour signifier leur ras-le-bol de la politique actuelle, Christophe Castaner affirme: "Je ne crois pas que les policiers soient des gilets jaunes, ils ont protégé la République quand certains gilets jaunes l'ont attaquée, de la même manière que certains ont attaqué les policiers."

Rencontre avec les syndicats de police

Leurs revendications s'amplifient pourtant et les forces de l'ordre se disent "épuisés" par des vacations harassantes, des heures de nuit insuffisamment payées - à raison de 97 centimes de l’heure de prime - et des heures supplémentaires sans rémunération ni jour de récupération.

"J'entends les éléments de tensions [...] nous devons améliorer leurs conditions de travail", a poursuivi le ministre de l'Intérieur. 

Christophe Castaner doit rencontrer ce mardi soir les syndicats de police. Il a d'ores et déjà annoncé qu'il serait "normal que l'Etat paye ses dettes concernant les heures supplémentaires. C'est un sujet sur lequel nous devons travailler tous ensemble".

Ambre Lepoivre