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"Je voudrais être Benalla ou moine pédophile", tweete Booba en prison

En détention provisoire depuis son altercation avec son rival Kaaris, Booba a dicté par téléphone un message à sa manageuse qui l'a ensuite posté sur le compte Twitter du rappeur, a expliqué son avocat à BFMTV. Ce qui ne représente rien d'illégal, selon le conseil de Booba.

Le message a été publié ce mardi depuis le compte Twitter de Booba, en détention provisoire depuis sa rixe avec son rival le rappeur Kaaris à l'aéroport d'Orly début août.

"Quand je serai grand, je voudrais être Benalla ou moine pédophile. 10 ans pour une bagarre, c'est avec ou sans le streaming?" est-il posté avec le hashtag"#uneépoqueformidable".

"C'est à la fois de l'humour décalé et percutant"

Profitant de son coup de fil quotidien à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, Booba a dicté ce message à sa manageuse, assure Yann Lebras, son avocat, à BFMTV. Ce qui ne représente rien d'illégal, précise le conseil du rappeur.

"Booba a désormais accès, comme beaucoup de détenus, à la cabine téléphonique. C'est un droit accordé aux détenus. Il a été en contact ce matin avec sa manageure et ils ont validé ensemble que celle-ci puisse envoyer ce tweet", a expliqué Yann Lebras à BFMTV.

Selon le conseil du rappeur, "ce tweet lui ressemble".

"C'est à la fois de l'humour décalé et percutant. Presque tout est dit sur ce qu'il ressent de la hiérarchie des gravités. Faire un peu d'humour et indiquer qu'il puisse y avoir des sorts différents, distincts alors même que l'on peut se retrouver dans des situations similaires, Booba c'est aussi un chef d'entreprise au-delà de l'artiste de musique qu'il est."

Jusqu'à dix ans de prison

Comme l'a précisé à BFMTV un délégué UFAP-UNSA justice, le rappeur est incarcéré à Fleury-Mérogis "seul en cellule" dans un "quartier spécifique". Et est traité "comme tous les autres détenus".

Les deux rappeurs se sont retrouvés lundi à la Cour d'appel de Paris alors qu'ils font appel de leur maintien en détention provisoire. Tous deux y ont fait leur mea culpa. Booba a déclaré regretter ce qu'il s'était passé dans le terminal de l'aéroport et être prêt à le payer. Il a également garanti aux juges "un comportement irréprochable" en cas de libération provisoire.

Kaaris a également fait part de ses regrets, tout en réitérant ne pas être "à l'origine de l'altercation". "C'est un père de famille, il est navré par l'image qui a pu être renvoyée", a déclaré son avocat. Le jugement sera rendu jeudi matin.

Le parquet a quant à lui requis le maintien en détention jusqu'au 6 septembre, date à laquelle doit se tenir leur procès. Les deux hommes jugés pour violences aggravées risquent jusqu'à dix ans de prison et 100.000 euros d'amende. 

C.H.A. avec Mélanie Bertrand