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"Je regrette et on est prêts à le payer": Booba et Kaaris devant la Cour d'appel

Leurs avocats réclament la fin du maintien en détention provisoire.

Plusieurs jours après la violente bagarre qui les a opposés, eux et leurs clans, dans un terminal de l’aéroport d’Orly, Booba et Kaaris étaient de nouveau face à face. Dans un cadre judiciaire cette fois-ci, puisque les deux rappeurs se sont retrouvés à la Cour d’appel de Paris, où est examiné l’appel de leur maintien en détention provisoire.

Devant la cour, Booba a tenu à revenir sur le déroulé des faits de cette journée. "Ni moi ni le reste du groupe, on ne savait qu'on allait croiser Kaaris à l'aéroport, sinon on aurait changé nos billets d'avion" explique-t-il, avant d’exprimer des regrets: "Je regrette ce qui s'est passé et on est prêts à le payer."

Pour son avocat, Me Yann Le Bras, cette détention est injustifiée: "il s'agit d'hommes parfaitement intégrés. Booba a un gros concert en octobre, il a toujours scrupuleusement respecté ses contrôles judiciaires."

Le PV de comparution immédiate nul selon les avocats

L’audience, publique, s’est tenue à 13h30. La première demande de mise en liberté avait été refusée par le tribunal correctionnel de Créteil. Dans la foulée, Booba avait retiré la sienne.

Les deux avocats contestent le PV de comparution immédiate et assurent ne pas avoir eu accès aux dossiers. Une nullité qui devrait de facto annuler les mandats des deux hommes et des huit autres individus incarcérés.

De son côté, Me Yacine Yacouti, conseil de Kaaris, dépeint les conditions d'emprisonnement de son client. "Il n'a droit à aucune vie privée en prison, et des photos circulent sur les réseaux sociaux" avant d'expliquer qu'il existe selon lui "une forme de harcèlement, notamment de la part des surveillants." 

Tous deux devraient être jugés le 6 septembre prochain à Créteil pour violences aggravées. Ils risquent jusqu’à dix ans de prison et 100.000 euros d’amende.

Hugo Septier