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"On lui a mis une raclée": les déclarations de Booba et Kaaris en garde à vue

Un camion de la police transportant l'un des accusés arrivant au Tribunal de grande instance de Créteil le vendredi 3 août 2018

Un camion de la police transportant l'un des accusés arrivant au Tribunal de grande instance de Créteil le vendredi 3 août 2018 - GERARD JULIEN / AFP

Lors de la garde à vue, Kaaris et Booba se sont renvoyés la balle, assurant chacun de leur côté avoir été provoqué par l'autre camp. Ils ont également assuré regretter la tournure des événements.

Après la bataille des rappeurs et tandis que la bataille des avocats ne fait que commencer, une autre bataille a eu lieu quelques heures après la rixe d’Orly entre Booba et Kaaris. Celle des versions des deux rappeurs. Le Parisien a pu mettre la main sur les procès-verbaux de l'audition et révèle samedi ce que les deux ennemis du rap français ont dit face aux enquêteurs en garde à vue.

À l’instar des déclarations de leurs avocats respectifs, le Sevrannais et le Boulonnais se rejettent la faute. Pour Kaaris, ce sont les insultes de Booba qui ont tout déclenché : "Booba et ses amis ont avancé vers nous en nous disant 'Lève-toi salope, on va baiser ta femme comme dans la chanson'. J’ai répondu 'Je suis là'".

"On lui a mis une raclée"

Booba réfute les insultes et évoque la posture provocante de Kaaris: "Il était debout et me fixait, j’appelle ça de l’intimidation", assure-t-il, ajoutant avoir reçu un projectile au niveau de l’oreille droite, selon Le Parisien.

La bagarre démarre alors, et le nombre de protagonistes rend vite le déroulé de la rixe confus. En infériorité numérique, le groupe de Kaaris recule poursuivi par Booba et plusieurs de ses acolytes. Un ami de Kaaris qui tente d’aider le rappeur de Sevran est alors violemment frappé par Booba et trois de ses comparses: "Je concède que sous le coup de la colère et l’énervement, suite aux coups de bouteilles qu’il avait mis avant, on lui a mis une raclée", assure alors Booba aux enquêteurs.

Regrets

Les deux rappeurs ont tous deux regretté la rixe, avant de réitérer leurs regrets au tribunal : "Je regrette que ça soit arrivé. Je fais la différence entre la violence du rap et ma vie réelle, qui est celle d’un père de famille qui s’occupe des siens", a assuré Kaaris

"Avec tout ce qui se passe, Vigipirate, les attentats, les militaires, c’est une mauvaise idée de faire ça dans un aéroport. La preuve, on est tous en cellule", a reconnu Booba de son côté. Rendez-vous le 6 septembre devant le tribunal. En attendant, les deux rappeurs ont été placés en détention provisoire dans deux prisons distinctes.

G.D.