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Les rappeurs Booba et Kaaris sauront ce jeudi s'ils restent en prison

Les deux rappeurs s'étaient affrontés le 1er août à l'aéroport d'Orly. Leur procès est prévu le 6 septembre.

Booba et Kaaris resteront-ils en prison dans l'attente de leur procès? Le jugement sera rendu jeudi matin par la Cour d'appel de Paris, en l'absence des deux prévenus. Les deux rappeurs ont fait appel de leur placement en détention provisoire, décidé par le tribunal de Créteil après leur violente altercation à l'aéroport d'Orly le 1er août dernier.

"C'est curieux de mettre des gens en prison pour les protéger"

Ce lundi à la Cour d'appel de Paris, les deux célébrités ont fait leur mea culpa. Leurs avocats respectifs ont plaidé leur libération provisoire et leur placement sous contrôle judiciaire. Kaaris a déclaré "je regrette ce qui s'est passé", réitérant "je ne suis pas à l'origine de l'altercation". 

"La détention provisoire ne se justifie pas dans ce dossier" a déclaré Me Yassine Yakouti, l'avocat de Kaaris à la sortie de l'audience. "C'est très curieux de mettre des gens en détention pour les protéger (...) Kaaris regrette naturellement la nature prise par les événements" C'est un père de famille, il est navré par l'image qui a pu être renvoyée." "Mais (...) les faits sont têtus. Kaaris, les deux pères de famille et le gamin de 20 ans qui étaient avec lui, ils sont quatre. Ils sont huit de l'autre côté, ça me semble quand même essentiel de le rappeler" a répété l'avocat devant les journalistes.

Booba promet "un comportement irréprochable"

De son côté, Booba a garanti aux juges "un comportement irréprochable" en cas de libération provisoire. Le parquet, lui, requiert le maintien en détention jusqu'au 6 septembre pour tout le monde, craignant le risque de représailles et de fuite. 

"C'est une mise à l'arrêt de son activité professionnelle et des concerts qui étaient prévus. Vous connaissez ces enjeux professionnels puisque de gros concerts se profilent sur la rentrée" a regretté son avocat, Me Yann Le Bras, ce lundi.
Il a poursuivi: "Evidemment, l'idée de pouvoir comparaître libre lui importe et nous semble raisonnable comme solution". 

Dans la salle d'audience ce lundi, les deux adversaires et leur entourage étaient séparés. L'audience a permis d'examiner les appels de ces deux figures du rap français mais aussi de neuf de leurs proches, également soupçonnés d'être impliqués dans la rixe. 

Les deux stars, jugées pour violences aggravées, encourent jusqu'à 10 ans de prison et 100.000 euros d'amende. 

Jeanne Bulant avec Laëtitia Soudy