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EN DIRECT - Manifestation devant l'Assemblée: les policiers exigent "un message fort et clair"

Deux semaines après le meurtre d'Eric Masson à Avignon, des milliers de policiers se rassemblent depuis la mi-journée devant l'Assemblée nationale. Ils sont rejoints par de nombreux politiques, dont Gérald Darmanin.

Mélenchon dénonce une manifestation à caractère "factieux"

Lors d'une conférence de presse diffusée sur YouTube, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une manifestation à caractère "factieux".

"Sous couvert d'émotion, certains en profitent pour faire des demandes qui existent déjà dans la loi et non pas faire la demande de ce qui est nécessaire", juge le leader de la France Insoumise.

"Ce n'est pas un hommage, c'est la mise en cause de la justice", déplore-t-il.

Et d'ajouter: "Rétablir la confiance, c'est aussi surmonter l'émotion."

Eric Dupond-Moretti: "Les policiers et les magistrats sont dans la même barque républicaine"

Devant l'Assemblée nationale, Eric Dupond-Moretti a répondu aux critiques le visant lors du rassemblement:

"En tant que citoyen, j'aurais pu me retrouver dans cette manifestation pour apporter mon soutien aux services de police. Ce qui me semble dangereux pour notre démocratie, c'est que l'on oppose en permanence, à des fins électoralistes et avec un certain cynisme, la justice et la police."

Et d'ajouter: "Les policiers et les magistrats de ce pays sont dans la même barque républicaine."

"N'opposez pas deux grandes institutions de la République, c'est insupportable", a demandé le garde des Sceaux.

Marine Le Pen apporte son "soutien entier et total" aux policiers

Depuis Bordeaux où elle est en déplacement, Marine Le Pen témoigne de son "soutien entier et total" à leur cause.

La présidente du Rassemblement national estime que "les policiers travaillent dans des conditions précaires, extrêmement difficile."

"Il y a incontestablement un défaut de reconnaissance de la part des hautes instances de l'Etat."

Plus de 35.000 manifestants, selon les syndicats organisateurs

D'après les syndicats organisateurs, plus de 35.000 policiers ou simples citoyens sont présents devant l'Assemblée nationale ce mercredi en début d'après-midi.

"Il est temps de frapper les petites frappes", prône un syndicaliste

"Il est temps de frapper les petites frappes. Il est temps de les frapper pénalement et lourdement", prône Olivier Varlet, sécretaire général d'UNSA-Police.

"Monsieur le garde des Sceaux, réveillez-vous", a-t-il lancé, appelant à un durcissement de la réponse pénale face aux délinquants.

"Les délinquants, les criminels n'ont plus de limites", soutient un syndicaliste

Certains policiers portent un masque blanc, avec une larme rouge symbolisant le sang, ainsi qu'un pull avec une Marianne en pleurs.

Vêtu lui d'un sweat-shirt "stop police bashing", un délégué SGP-Police explique à BFMTV avoir voulu "choquer les esprits" pour "alerter l'opinion publique."

"Ca fait plusieurs années que les violences à l'égard des forces de l'ordre ne cessent d'augmenter."

"Les délinquants, les criminels n'ont plus de limites", déplore-t-il.

"Il faut aujourd'hui les protéger", juge Xavier Bertrand

Candidat à l'élection présidentielle, Xavier Bertrand est présent au rassemblement.

"Le gouvernement doit comprendre que ce n'est pas seulement une exigence, c'est une urgence de les protéger. Personne n'a envie de revoir ce qu'il s'est passé à Rambouillet ou Avignon. Il faut aujourd'hui les protéger parce que c'est eux qui nous protègent."

Le garde des Sceaux hué

Durant la prise de parole du Secrétaire général d'Alliance-Police nationale, le garde des Sceaux a été hué par la foule de policiers.

Fabien Vanhemerlyck venait de rappeler la phrase prononcée par Eric Dupond-Moretti sur notre plateau en avril dernier: "Je suis le ministre des prisonniers."

Il avait toutefois également déclaré être le "ministre de l'administration pénitentiaire", ce que n'a pas semblé bon de préciser le syndicaliste.

Unité-SGP Police appelle à la mise en place de "peines minimales"

Grégory Joron, secrétaire général délégué Unité-SGP Police prendre la parole pour rendre hommage à Eric Masson, Stéphanie Monfermé et tous les fonctionnaires morts ou blessés durant leur travail, alors qu'ils effectuaient une mission "banale".

Face à cette violence, il en appelle de nouveau "aux peines minimales pour les agresseurs des forces de l'ordre." Les peines minimales sont l'équivalent des peines planchers, disparues en 2014.

"C'est un message fort et clair que nous attendons", se justifie-t-il.

"Est-ce que ça reglera tout? Non, certainement pas, mais il faut bien commencer par quelque chose."

Anne Hidalgo appelle à un "dialogue serein" entre police et citoyens

La maire de Paris est présente au rassemblement.

"Nous avons besoin de vivre de façon beaucoup plus pacifique les uns les autres et la police est là pour jouer de rôle", estime Anne Hidalgo, avant de poursuivre:

"Il faut de la valorisation, de la reconnaissance, du soutien lorsqu'ils sont attaqués . Et il faut évidemment que le dialogue entre la police et la population soit un dialogue serein."

Des vidéos de violences contre des policiers sont diffusées

Sur l'écran géant installé devant l'Assemblée nationale, des vidéos de violences contre les forces de l'ordre sont diffusées.

On y voit notamment des scènes d'affrontements durant les manifestations de gilets jaunes ou lors de violences urbaines.

"Monsieur le ministre, faut nous aider": l'appel à l'aide d'un policier à Darmanin

Un fonctionnaire a interpellé le ministre de l'Intérieur sur les conditions de travail des policiers:

"Monsieur le ministre, faut nous aider, ça devient de pire en pire. Le métier de policier aujourd'hui est très difficile. Tous les soirs, on espère rentrer chez nous. Ca ne peut plus durer, on doit être protégé."

"Les choses se dégradent (...) ce n'est plus possible", a ajouté le policier, visiblement ému.

Un appel à l'aide bien entendu par Gérald Darmanin, qui a redit son soutien aux forces de l'ordre:

"Tous les matins quand je me lève, tous les soirs quand je me couche, je pense à vous. (...) N'ayez aucun doute sur le soutien que je vous porte."

Gérald Darmanin vient d'arriver au rassemblement

Le ministre de l'Intérieur, dont la venue au rassemblement des forces de l'ordre a fait beaucoup réagir ces derniers jours, vient d'arriver devant l'Assemblée nationale et va à la rencontre des manifestants:

"Je suis venu pour soutenir les policiers, comme tous les Français" a-t-il déclaré au milieu de la foule."

Jordan Bardella: "Le ministre de l'Intérieur est venu constater sa propre inaction"

Le vice-président du Rassemblement national est arrivé à la manifestation des policiers devant l'Assemblée nationale. Interrogé sur la présence de Gérald Darmanin au sein du cortège, Jordan Bardella estime que le ministre de l'Intérieur est "venun constater sa propre inaction:

"Les Français attendent du ministre de l'Intérieur qu'il prenne des mesures pour protéger nos forces de l'ordre pour protéger la population. Or, on voit bien qu'est en train de s'organiser dans notre pays un grand chaos, un désordre généralisé dont Emmanuel Macron a la responsabilité. " a-t-il déclaré au micro de BFMTV

Quant à l'absence en revanche de Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella estime que le leader de LFI représente une partie de la gauche qui a sombré dans un "jusqu'auboutisme séparatiste" qui consisterait à expliquer que la police est "raciste", ou "méchante":

"Nous ce n'est pas notre conception de l'Etat, nous sommes ici pour soutenir nos forces de l'ordre et leur montrer la reconnaissance, pas seulement de notre mouvement, mais de la Nation toute entière."

Les policiers arrivent aux abords de l'Assemblée nationale

Les policiers commencent à se regrouper sur le quai d'Orsay, le boulevard qui longe l'Assemblée nationale.

Plusieurs milliers de fonctionnaires de police, toutes professions confondues, sont attendus à partir de 13 heures.

L'ex-chef de la police nationale demande une "loi de Sécurité intérieure vraiment ambitieuse"

Frédéric Péchenard, ancien patron de la police nationale et désormais vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France est l'invité de BFMTV.

Interrogé sur la présence de Gérald Darmanin au rassemblement, ce dernier estime que "le sujet n'est pas là, le sujet est de savoir pourquoi il y a un malaise dans la police et la gendarmerie."

Toutefois, il estime que la place du ministre de l'Intérieur est davantage à l'intérieur de l'hémicycle :

"Je préférais le voir à l'intérieur de l'Assemblée nationale, en train de défendre la police avec une nouvelle loi de programmation de Sécurité intérieure vraiment ambitieuse."

"Les policiers ont l'impression d'être complètement abandonnés"

"On attend la mobilisation la plus large possible, et notamment tout le spectre politique", explique à BFMTV le secrétaire général du syndicat Synergies Officiers Policiers.

"Aujourd'hui les policiers ont l'impression d'être complètement abandonnés, de vivre un quotidien de violence absolue, y compris sur des interventions banales", soupire Patrice Ribeiro sur notre plateau.

Et d'ajouter: "La situation sécuritaire est vraiment en train de se dégrader (...) y compris dans des territoires jusque-là préservés."

Les syndicats de police veulent dénoncer "le laxisme ambiant"

Des policiers de la France entière sont attendus au rassemblement parisien. BFMTV voyage avec l'un des cars en provenance de Lille, où se trouvent des membres du syndicat de police Unité SGP Police.

Pour l'un de ses représentants, Xavier Leveau, il est important d'être présent à Paris ce mercredi, pour rendre hommage à leurs collègues "lâchement assassinés" et "dénoncer le laxisme ambiant".

Il espère aussi "inverser la tendance sur l'opinion publique et que les gens comprennent les graves difficultés" des policiers.

Des gilets jaunes pourraient se réunir à proximité

Selon des informations de BFMTV, des gilets jaunes pourraient également se réunir aux abords de la manifestation.

Devant l'Assemblée nationale, l'heure est aux préparatifs

Devant l'Assemblée nationale, les organisateurs sont en train d'installer les barrières pour accueillir les fonctionnaires mais aussi le système son et vidéo.

Une grande banderole vient d'être accrochée sous le podium où defileront les représentants syndicaux, sur laquelle est inscrit:

"Payés pour servir, pas pour mourir."

Emmanuel Macron passe devant le ministère de l'Intérieur pour saluer les policiers

Le président de la République et le Premier ministe Jean Castex se sont rendus à deux pas de l'Élysée pour prendre un café en terrasse afin de célébrer la réouverture des établissements. Et le chef de l'Etat en a profité pour passer devant le ministère de l'Intérieur où il a salué les policiers présents devant le bâtiment.

Un symbole à quelques heures du rassemblement des forces de l'ordre devant l'Assemblée nationale pour réclamer au gouvernement davantage de sévérité contre les agresseurs de policiers.

Gérald Darmanin ne veut pas de "peines plancher" pour les agresseurs des forces de l'ordre

Interrogé sur la question des peines minimales pour les agresseurs récidivistes de policiers, qui est revendiquée par de nombreux syndicats de police, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin dit "ne pas aimer les combats idéologiques au moment où les policiers sont attaqués".

Soulignant que les peines plancher ne concernaient que les récidivistes, que les juges pouvaient y déroger, et que seulement 30% des peines étaient appliquées, le ministre de l'Intérieur résume ainsi : "ça ne marche pas".

Darmanin à la manifestation des policiers: Attal considère que le ministre de l'Intérieur "est avec ses troupes"

Gabriel Attal défend la présence de Gérald Darmanin à la manifestation des policiers organisée ce mercredi devant l'Assemblée nationale. Le ministre de l'Intérieur "est avec ses troupes", a commenté le porte-parole du gouvernement sur BFMTV-RMC.

Gérald Darmanin: "C'est la société qui est de plus en plus violente"

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin était au micro de France Inter ce matin. Il sera présent dans le cortège devant l'Assemblée nationale lors du rassemblement des policiers pour "apporter son soutien aux forces de l'ordre", qui sont selon lui les "victimes" d'une société de plus en plus violente aujourd'hui:

"Quand il y a un refus d'obtempérer toutes les demi-heures, chacun doit comprendre que c'est la société qui est de plus en plus violente."

Intérrogé sur les réactions que suscite sa présence au sein d'une manifestation qui demande des comptes à son propre gouvernement, Gérald Darmanin a rappelé être allé aux enterrements des onze policiers ou gendarmes décédés l'année dernière. Et le ministre de l'Intérieur a dénoncé les "leçons de morale des éditorialistes ou de certains commentateurs":

"C'est le ministre de l'Intérieur qui va voir les petites filles de 7 ans pour leur expliquer pourquoi papa est dans une boîte au moment où on lui remet la légion d'honneur parce qu'un chauffard ne s'est pas arrêté sur une route départementale"

Gérald Darmanin a également affirmé que les policiers et les gendarmes étaient en "première ligne du terrorisme islamiste" et a rappelée les "plus de 8700 policiers et gendarmes blessés" par les manifestations des gilets jaunes, estimant que "la moindre des choses est d'aller leur témoigner un soutien".

Jadot assure les policiers de sa "solidarité"

Alors que la gauche est divisée sur la question de la participation à la marche des policiers, le député européen et probable candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot a annoncé sa venue.

"C'est un moment de deuil, de solidarité par rapport à Eric Masson, Stéphanie Monfermé, qui ont été dramatiquement, violemment assassinés. Je veux dire, au nom des écologistes, toute notre solidarité et notre attachement à la police républicaine", a affirmé le chef de file EELV sur le plateau des 4 Vérités de France 2 ce mercredi matin.

Yannick Jadot a également dit son opposition vis-à-vis de toute récupération politique. "Je refuse que la police soit livrée aux manipulations de l'extrême droite et à l'instrumentalisation du gouvernement", a-t-il estimé.

Des policiers d'Avignon et de Lille en route pour Paris

A quelques heures du rassemblement des policiers devant l'Assemblée nationale, plusieurs déplacements de fonctionnaires de police en province s'organisent pour rejoindre la manifestation.

Plus de 150 policiers de la région Sud ont décidé de faire la route ce matin par exemple. Parmi eux, beaucoup connaissaient Eric Masson, le brigadier tué à Avignon. Pour les forces de l'ordre, pas question de rater la manifestation de Paris. Ils veulent rendre hommage à leur collègue d'abord, mais également revendiquer une plus grande fermeté de la justice contre les agressions de policiers.

L'esprit revendicatif, c'est aussi ce qui ressort des nombreux fonctionnaires de police dans les Hauts-de-France, où environ 500 policiers vont se déplacer. Xavier Leveau, membre du syndicat SGP Police Lille, parle d'un "sentiment d'impunité" à l'égard des agresseurs:

Plusieurs bus sont affrétés depuis ce matin pour rejoindre les Invalides à Paris, puis l'Assemblée nationale, où le rassemblement devrait débuter à 13h.

"Haine anti-flics", "politique du chiffre": les grandes mobilisations de policiers depuis 20 ans

Depuis vingt ans, les fonctionnaires de police français ont manifesté à de nombreuses reprises, notamment pour dénoncer leurs conditions de travail et la violence à laquelle ils font face au quotidien.

A quelques heures du début de la mobilisation à Paris, retour sur les principaux mouvements des fonctionnaires de police depuis vingt ans dans notre article.

"On n'est pas surhumain": une policière agressée en 2017 témoigne de son ras-le-bol

"Ce serait mentir de dire qu'on n'a pas peur." Isabelle est policière depuis vingt-quatre ans. Si elle dit aimer encore profondément son métier, elle raconte aussi avoir vu ses conditions de travail se dégrader au fil des années. Depuis 2017 et une agression violente dont elle a été victime, elle a du mal à cacher son appréhension avant de se rendre sur le terrain pour une intervention.

Pour des raisons personnelles, elle ne sera pas devant l'Assemblée nationale ce mercredi lors du rassemblement des policiers qui réclament davantage de sévérité pour les agresseurs des forces de l'ordre. Pourtant, elle explique être particulièrement concernée par la question. La jeune femme se souvient parfaitement de cette nuit de 2017 en Seine-Saint-Denis où elle a été violemment agressée lors du contrôle d'identité d'un groupe de jeunes:

"J'ai reçu plusieurs coups de poing dans la figure. Un premier coup où ma tête a tapé en arrière contre un mur. Je me suis retrouvée acculée, je n'ai pas eu le temps de déplier ma matraque télescopique que je recevais d'autres coups de poings."

Résultat: la fonctionnaire de police, très marquée physiquement, reçoit un arrêt de travail de deux mois et demi. Et elle garde d'importantes séquelles psychologiques:

"On n'est pas surhumain et une fois qu'on a été blessé sérieusement, on a toujours une petite crainte lorsqu'on se rend sur une intervention où l'on sait que ça va être violent."


Aux policiers, Dupond-Moretti assure que la justice n'est pas "laxiste"

A la veille de la manifestation, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a récusé mardi tout "laxisme" de la justice dont il veut se faire "l'avocat".

"Que les syndicats de police demandent à ce que les forces de l'ordre soient respectées dans notre pays, certes (...) La justice, elle aussi, mérite le respect. Police et justice sont dans la même 'barque républicaine'", a lancé le ministre mardi, au coup d'envoi des débats sur son projet de loi pour la "confiance" dans l'institution judiciaire.

Ce texte prévoit notamment la fin des crédits de réduction de peines automatiques, un volet qui devrait être durci en séance pour les condamnés pour des faits de violence commise envers les forces de l'ordre.

"J'entends aujourd'hui, face aux critiques, être l'avocat de la justice, trop facilement coupable, aux yeux de certains, de tous les maux de notre société", a ajouté l'ancien ténor du barreau, démontant, chiffres à l'appui, l'idée que la justice soit "laxiste".

Quelque 113.000 années d'emprisonnement ont été prononcées par les juridictions en moyenne entre 2016 et 2019, contre 89.000 entre 2001 et 2005, à titre d'exemple.

Les policiers veulent un "rassemblement sans récupération politique"

Si de nombreux politiques seront donc présents, les syndicats de police ont appelé à un "rassemblement sans récupération politique". Pour eux, la manifestation doit d'abord être une démonstration du "soutien de la population à sa police républicaine".

"Ce rassemblement ne sera donc la tribune d'aucun parti, ni d'aucun membre du gouvernement", écrivent-ils dans un communiqué commun. "Chacun est libre d'y participer", mais "aucun responsable politique ne pourra accéder à la tribune ni s'y exprimer", ajoutent-ils.

La France insoumise ne se rendra pas à la manifestation

A gauche, seule la France insoumise, ne se rendra pas à la manifestation. "Nous ne cotiserons pas à l'ambiance générale de surenchère sécuritaire", a affirmé sur Facebook Jean-Luc Mélenchon.

"La mobilisation policière du 19 mai n'est nullement une marche d'hommage aux policiers assassinés, c’est une manifestation pour un cahier de revendications corporatives comme le montrent les tracts des organisations policières", a indiqué Jean-Luc Mélenchon.

"Nous ne participerons pas parce que nous ne partageons pas les revendications sur la base desquelles les organisations policières appellent à manifester", à savoir une sévérité pénale accrue contre les agresseurs de forces de l'ordre, écrivent de leur côté les députés LFI.

Le candidat LFI à l'élection présidentielle, qui souhaite réformer la police nationale "de la cave au grenier", propose notamment une "police de proximité pour recréer les liens polices populations", la suppression de l'IGPN et la création d'un "organe de contrôle indépendant".

Darmanin, Bardella, Jadot... De nombreux politiques attendus

Du PCF au RN et à l'exception de LFI, de nombreux élus assisteront à la manifestation. Côté gouvernement, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé sa présence au rassemblement devant l'Assemblée nationale, suscitant des remous dans l'opposition.

Chez les Républicains, "la quasi-totalité du groupe" à l'Assemblée nationale sera présente, a annoncé son président Damien Abad, pour demander "le soutien ferme et entier aux policiers" ainsi qu'une "réforme pénale et l'exécution des peines".

Le numéro deux du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella, qui ira "comme beaucoup d'élus du Rassemblement national", a promis lundi de protéger "matériellement, juridiquement, administrativement et par le droit nos forces de l'ordre" si le RN arrivait au pouvoir. Marine Le Pen se rendra elle à l'hôtel de police de Bordeaux.

Probable candidat à la primaire écologiste de septembre, Yannick Jadot a annoncé sa venue. Tout comme le candidat du PCF à la présidentielle Fabien Roussel et le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

Quelles sont les revendications des policiers?

Au-delà de l’hommage rendu à la mémoire d'Eric Masson, les policiers mobilisés ce mercredi en appellent à une plus grande sévérité dans la réponse pénale apportée à leurs agresseurs.

En premier lieu, les syndicats attendent de voir l’application effective des récentes promesses de Jean Castex: une peine de sûreté de 30 ans en cas de condamnation à perpétuité pour un crime à l'encontre d'un membre des forces de l'ordre, la suppression du simple rappel à la loi, la création d'un délit spécifique en cas de violences contre policiers et gendarmes...

Mais "la plus importante" revendications aux yeux de l’intersyndicale n’a pas été retenue par l'exécutif: le rétablissement de peines minimales, ou peines planchers, pour les individus qui s’en prennent à des policiers et gendarmes.

Des milliers de policiers attendus devant l'Assemblée nationale

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré à la mobilisation des policiers. L'émotion n'est pas retombée dans leurs rangs: deux semaines après le meurtre du brigadier Eric Masson à Avignon, des milliers de membres des forces de l'ordre doivent se rassembler mercredi devant l'Assemblée nationale à l'appel des syndicats, qui veulent plus de sévérité pour les "agresseurs des forces de l'ordre".

L'ensemble des syndicats ont appelé les "citoyens" à venir les "soutenir" lors du rassemblement prévu de 13h00 à 15h00.

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