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1er mai à Paris: une seconde personne violentée par Alexandre Benalla

Dans une deuxième vidéo diffusée ce vendredi, le collaborateur d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla s'en prend à une deuxième personne place de la Contrescarpe à Paris, quelques minutes avant de frapper un manifestant.

Les affaires s'accumulent autour d'Alexandre Benalla, proche collaborateur d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier. Après une première vidéo diffusée mercredi par Le Monde, qui a identifié le chargé de sécurité du Président sur les images, c'est désormais un deuxième court film qui circule, où l'on voit Alexandre Benalla tenter de mettre à terre une femme à deux reprises et de l'immobiliser, place de la Contrescarpe à Paris.

Une cycliste s'approche mais est écartée du bras par le chargé de sécurité d'Emmanuel Macron. La jeune femme est maintenue au sol plusieurs secondes par les deux hommes. C'est alors qu'Alexandre Benalla s'écarte, traverse la rue et s'en prend violemment à l'homme de la première vidéo, à quelques mètres de là.

Si Alexandre Benalla a obtenu l'autorisation de l'Elysée d'accompagner les forces de l'ordre présentes sur place ce jour-là (doté d'un casque et d'un brassard de police), c'est uniquement à des fins d'"observation" a déclaré le directeur de cabinet du président de la République Patrick Strzoda. Il n'était pas autorisé à intervenir et entrer en contact avec les manifestants.

Un collaborateur rétrogradé mais présent sur plusieurs missions

A la suite de ces violences, le collaborateur d'Emmanuel Macron sera mis à pied quinze jours avec suspension de salaire et rétrogradé aux missions de sécurité interne au palais présidentiel. Sauf quand de grands événements exigent un plus grand nombre de collaborateurs, manifestement, Alexandre Benalla ayant été aperçu le 1er juillet lors de l'entrée au Panthéon de Simone et Antoine Veil, ou lundi encore dans le bus des Bleus sur les Champs-Elysées.

Une enquête préliminaire a été ouverte jeudi pour "violences par personne chargée d'une mission de service public", "usurpation de fonctions" et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique". Le ministre de l'Intérieur, qui a reconnu que l'homme n'avait "aucune légitimité pour intervenir" - tout comme un autre gendarme réserviste présent ce jour-là -, a annoncé avoir saisi l'IGPN, la police des polices. Une commission d'enquête parlementaire va également être formée à l'Assemblée nationale et Gérard Collomb y sera entendu en début de semaine prochaine.

Liv Audigane, avec Olivier Galup