BFMTV

Attentats du 13-novembre: le projet de téléfilm sur le Bataclan "ajourné" par France 2

Le Bataclan en 2016

Le Bataclan en 2016 - Martin Bataclan - AFP

La deuxième chaîne a annoncé que le producteur du téléfilm de fiction sur le drame du 13-novembre devrait au préalable s'entretenir avec des associations de victimes. 35.000 personnes ont signé une pétition qui s'oppose à sa diffusion.

Le projet controversé de téléfilm sur l'attentat du Bataclan, qui a fait 90 morts le 13 novembre 2015, aboutira-t-il? France 2 a annoncé ce jeudi avoir "ajourné" l'avancée du long-métrage tant que son producteur n'aura pas "consulté l'ensemble des associations des victimes". Une réaction à la pétition qui appelle à l'abandon du projet, qui a recueilli plus de 35.000 signatures.

"France 2 rappelle qu'aucune date de diffusion n'était prévue pour la fiction intitulée Ce soir-là, non encore visionnée par la direction de la chaîne. Par ailleurs, France 2 a pris la décision d'ajourner ce projet tant que la production du téléfilm, n'aura pas consulté largement l'ensemble des associations des victimes", a indiqué la chaîne dans un communiqué. Le tournage, effectué à Paris, s'est achevé fin décembre.

Un "projet trop douloureux"

Lancée il y a un mois sur le site change.org par Claire Peltier, la compagne d'un homme décédé dans l'attentat, la pétition réunit ce jeudi 35.448 signatures pour un objectif de 50.000. Elle s'adresse à la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte. Elle lui demande dans son texte "de renoncer à ce projet trop douloureux, par respect pour (leurs) douleurs, pour (leur) deuil, pour les personnes disparues et blessées."

La deuxième chaîne avait annoncé fin novembre le début du tournage de ce téléfilm de Marion Laine (À coeur ouvert) qui raconte une histoire d'amour née le soir de l'attentat du Bataclan, avec Sandrine Bonnaire et Simon Abkarian dans les rôles principaux:

"Pour vivre notre deuil, nous avons besoin de silence, de pudeur, de dignité, de respect… et non d'une fiction romanesque destinée à réveiller l'audimat de votre chaîne de télévision", explique Claire Peltier. 

B.P. avec AFP