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Mobilisation lycéenne: une centaine d'établissements perturbés

Le 14 décembre à Paris.

Le 14 décembre à Paris. - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Vendredi, le ministère de l'Education nationale a annoncé qu'une centaine de lycées sont perturbés dont une trentaine totalement bloqués.

Une centaine de lycées sont bloqués en France, dont une trentaine totalement, selon le ministère de l'Education, dans le cadre du mouvement de contestation de lycéens qui rejoignent vendredi les manifestations de la CGT et de syndicats d'enseignants.

105 lycées perturbés

La rue de Grenelle a dénombré vendredi matin 105 lycées perturbés, dont une trentaine bloqués. Les régions les plus touchées, selon les premiers décomptes, sont les académies de Versailles, Créteil, Montpellier, Marseille.

L'ampleur de la mobilisation est semblable à celle de la veille, selon le ministère. Au plus fort du mouvement, la semaine dernière, on comptait jusqu'à 450 établissements perturbés (sur 4.000 lycées en France, dont 2.600 publics).

La situation est calme à Strasbourg, où un assaillant a tué trois personnes et en a blessé 13 autres en plein centre-ville mardi soir, a ajouté le ministère de l'Education.

21 lycées perturbés en Seine-Saint-Denis

Des lycéens participent à des manifestations organisées à l'appel de la CGT, Solidaires et la fédération FSU, notamment au Puy-en-Velay et à Grenoble, ont indiqué les préfectures locales. Au Puy, la manifestation d'un demi-millier de participants comptait quelque 150 lycéens, selon la préfecture.

Lyon a vu quelques rassemblements devant des établissements et de brefs incidents, ainsi qu'à Valence, mais sans commune mesure avec la semaine dernière, selon la police. 

En Seine-Saint-Denis, le rectorat a signalé 21 lycées perturbés, soit trois fois moins qu'en début de semaine. Il y a eu quelques feux de poubelles mais pas de voiture brûlée ou renversée, selon la police.

"Tous mobilisés pour le libre accès à l'éducation"

Solidaires et la FSU, premier syndicat dans l'Education nationale, se sont joints au mouvement de vendredi lancé par la CGT visant à réclamer des hausses de salaires, ainsi que les étudiants de l'Unef et les lycéens de l'UNL. Des unions départementales de FO seront également présentes dans les cortèges, celui à Paris devant partir à la mi-journée de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation.

Mot d'ordre du jour: "Tous mobilisés pour le libre accès à l'éducation, l'emploi, les salaires, les services publics, la retraite par répartition". 

Le mouvement lycéen, né il y a deux semaines dans le sillage de la colère protéiforme des gilets jaunes, proteste notamment contre la réforme du bac, qui introduit une part de contrôle continu dans les notes de l'examen, contre la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup et le service national universel (SNU).

B.L. avec AFP