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Strasbourg: le préfet appelle les lycéens à cesser de manifester

Le préfet du Bas-Rhin Jean-Luc Marx.

Le préfet du Bas-Rhin Jean-Luc Marx. - JACQUES DEMARTHON / AFP

Jeudi, le préfet du Bas-Rhin a appelé les lycéens à cesser de se rassembler.

Le préfet du Bas-Rhin Jean-Luc Marx a appelé jeudi les lycéens de Strasbourg et des environs à cesser de se rassembler, alors que les forces de l'ordre sont mobilisées pour assurer la sécurité de la ville après l'attentat de mardi.

"Jean-Luc Marx, préfet de la région Grand Est et du Bas-Rhin appelle les lycéens à cesser leurs mouvements", a indiqué la préfecture dans un communiqué. "Aucune violence ne sera tolérée. Les forces de l'ordre procéderont, le cas échéant, à des interpellations systématiques en vue de présenter les fauteurs de troubles à la justice", a prévenu le préfet.

Rassemblements

Jeudi, comme cela a été le cas depuis plusieurs jours, des rassemblements de lycéens ont été organisés devant deux lycées à Strasbourg, un à Schiltigheim, au nord de la ville et un autre à Illkirch-Graffenstaden, au sud.

"Ces rassemblements sont déjà marqués par des faits violents; les forces de l'ordre ont essuyé des jets de projectiles. En outre, des départs de feu sur un véhicule et divers biens matériels ont été constatés en début de matinée", a affirmé la préfecture.

"Ces mouvements violents mobilisent les forces de l'ordre par ailleurs employées au quadrillage de la ville suite à l'attaque perpétrée mardi 11 décembre", a relevé le préfet. 

700 membres des forces de l'ordre mobilisés

Pour l'heure, manifestations et rassemblements dans l'espace public sont interdits dans la métropole de Strasbourg, alors que le suspect numéro un de l'attentat, Cherif Chekatt, un Strasbourgeois de 29 ans, est toujours recherché.

Mardi soir, peu avant 20h, il a pénétré dans le centre historique de la ville au milieu du marché de Noël et a ouvert le feu à plusieurs reprises sur les passants. Porteur d'une arme de poing et d'un couteau, il a ensuite échangé des tirs avec les forces de l'ordre, qui l'ont blessé au bras, avant de réussir à s'enfuir.

Plus de 700 membres des forces de l'ordre sont à sa recherche.

B.L. avec AFP