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EN DIRECT - Covid-19: l'ANSM évoque l'existence d'un risque "rare" de thrombose associé au vaccin AstraZeneca

L'Agence du médicament (ANSM) a confirmé vendredi l'existence d'un risque "rare" de thrombose atypique associé au vaccin contre le Covid-19 d'AstraZeneca, après la survenue de nouveaux cas en France, dont deux décès, tout en soulignant que la balance bénéfice/risque restait "favorable".

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Vaccin AstraZeneca: l'ANSM évoque un risque de thrombose rare

L'Agence du médicament (ANSM) a évoqué ce vendredi l'existence d'un risque "rare" de thrombose atypique associé au vaccin contre le Covid-19 d'AstraZeneca, après la survenue de nouveaux cas en France, dont deux décès, tout en soulignant que la balance bénéfice/risque restait "favorable".

"Neuf cas de thromboses des grosses veines, atypiques par leur localisation (cérébrale en majorité, mais également digestive), pouvant être associés à une thrombopénie - diminution du nombre de plaquettes dans le sang, NDLR - ou à des troubles de coagulation ont été déclarés", soit six de plus que la semaine précédente, indique l'ANSM dans son dernier point de situation sur la surveillance des vaccins contre le Covid-19.

"Le caractère très atypique de ces thromboses, leurs tableaux cliniques proches et le délai de survenue homogène conduisent le comité de suivi à confirmer la survenue, très rare, de ce risque thrombotique chez les personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca", explique l'agence sanitaire.

Laurent Wauquiez évoque "un doublement des doses" de vaccin sur Lyon et le Rhône

Laurent Wauquiez, interrogé ce vendredi soir sur BFMTV, a indiqué avoir demandé à l'Etat à ce qu'il y ait "plus de doses de vaccin sur les départements où le virus circule plus".

"Il semblerait que sur Lyon et le Rhône on puisse avoir un doublement des doses de vaccin", a-t-il ajouté.

Pour Laurent Wauquiez, "l'objectif est qu'on puisse éviter les fermetures de classes"

Face à la montée de l'épidémie de Covid-19 en Auvergne-Rhône-Alpes, "l'objectif est qu'on puisse éviter les fermetures de classes", a annoncé le président LR de la région Laurent Wauquiez, interrogé ce vendredi sur BFMTV.

Il mise sur les purificateurs d'air et sur le dépistage massif dans les écoles.

Pour le professeur Enrique Casalino, "les gens qui vont mourir dans les jours qui viennent sont des morts évitables"

Le professeur Enrique Casalino, infectiologue à l'hôpital Bichat à Paris, s'est positionné ce vendredi, sur BFMTV, en faveur du confinement de toute la France, soulignant que les prochains morts du Covid-19 sont "évitables".

"Les gens qui vont mourir dans les jours qui viennent sont des morts évitables. Ce sont des gens qui, s'ils ne s'étaient pas contaminés, n'auraient pas souffert des semaines en réa et ne seraient pas morts. On ne peut pas laisser mourir des gens de quelque chose qui est évitable", a-t-il affirmé.

"Le variant est présent dans toutes les régions à 75%. Celles qui paraissaient il y a quelques semaines intouchables, aujourd'hui sont confrontées à des chiffres qui montent et à des situations difficiles", a-t-il expliqué. Il faut donc, selon lui, "confiner tout le pays".

"Nous n'avons malheureusement pas le choix. Je sais que c'est violent et que c'est douloureux, mais j'appelle au sens du devoir. Nous avons aujourd'hui un devoir civique de répondre à un besoin de santé de la population", a-t-il assuré.

7.519.740 Français ont reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19

En tout, 7.519.740 Français ont été vaccinés contre le Covid-19, a annoncé le ministère de la Santé ce vendredi.

Par ailleurs, 2.653.261 personnes ont reçu leur seconde dose.

Olivier Véran annonce que la France passe la barre des 10 millions d'injections de vaccin

Olivier Véran a annoncé ce vendredi, sur Twitter, que la France passe la barre des 10 millions d'injections de vaccin contre le Covid-19, avec 400.000 nouvelles injections réalisées ce même jour.

Par ailleurs, 7,5 millions de Français ont reçu au moins une première dose de vaccin.

Pour le professeur Gilles Pialoux, "80% de déprogrammation c'est infaisable sur le terrain"

L'infectiologue Gilles Pialoux, interrogé sur BFMTV ce vendredi, est revenu sur les demandes de déprogrammation dans les hôpitaux.

"Quand les ARS nous disent 80% de déprogrammation c'est infaisable sur le terrain. On a pas de marge en terme de personnels et on a pas de marge en termes de déprogrammation des personnes non-Covid alors que la marée monte et elle monte très fortement en réanimation", a-t-il indiqué.

Pendant la première vague, "les gens sont restés chez eux, il y a eu un confinement dur, moins d'accidents de la route, plein d'éléments qui ont fait qu'on n'avait pas cette problématique de coexistence des Covid+ et des gens qui n'ont pas le Covid et qu'il faut continuer de soigner", a-t-il poursuivi.

Ile-de-France: le professeur Gilles Pialoux craint que le stade des 2000 patients en réanimation soit atteint "le week-end du 3 et 4 avril"

Face à l'explosion du Covid-19 en Ile-de-France, le professeur Gilles Pialoux a indiqué craindre le pire, ce vendredi soir, sur BFMTV.

"On a des projections. En Ile-de-France, on a passé le cap des 1400 personnes en réanimation. Pour le week-end du 3 et 4 avril on s'achemine vers 2000 personnes en réanimation, ce qui correspond à 200% du capacitaire de réanimation", s'est-il inquiété.

Pour le professeur Gilles Pialoux, "les décisions politiques ont l'air déconnectées du scientifique depuis le début du mois de janvier"

"On vit une période très compliquée", a affirmé le professeur Gilles Pialoux, ce vendredi, sur BFMTV.

Selon lui "les décisions politiques ont l'air déconnectées du scientifique depuis le début du mois de janvier". "Depuis, d'ailleurs, la fin du mois de janvier quand le Conseil scientifique avait proposé un confinement", a-t-il précisé.

"L'hôpital vit quelque chose de plus difficile que lors de la première crise, du moins en Ile-de-France", a-t-il assuré.

La vaccination des professeurs commencera à se déployer "d'ici la fin du mois d'avril"

La vaccination des professeurs pourra commencer "d'ici la fin du mois d'avril" a indiqué Jean-Michel Blanquer ce vendredi lors d'une conférence de presse.

27.242 patients désormais hospitalisés en France

304 morts ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures en France à l'hôpital, selon le dernier bilan communiqué vendredi soir par Santé Publique France.

27.242 personnes sont désormais hospitalisées en France à cause du Covid-19, ce qui représente 2048 nouvelles admissions en 24 heures.

4766 patients se trouvent par ailleurs en réanimation en France à ce jour, ce qui représente 476 nouvelles admissions en 24 heures.

148 structures scolaires et 3256 classes ont été fermées pour cause de Covid

En tout, 148 structures scolaires et 3256 classes ont été fermées pour cause de Covid-19, a annoncé Jean-Michel Blanquer ce vendredi.

Plus de 21.000 cas de Covid ont été recensés parmi les élèves ces 7 derniers jours.

Les cantines pourront être fermées dans les écoles "au cas par cas"

"Au cas par cas", les cantines pourront être fermées dans les écoles, notamment dans les départements les plus concernés par la circulation du virus.

"Il sera loisible aux collectivités locales en concertation avec l'Education nationale de le faire. Nous n'incitons pas à ce que ce soit le cas. C'est une mesure qui doit être prise en dernier ressort quand on pense qu'elle est indispensable au regard des circonstances locales"

Dans les 19 départements confinés, chaque classe sera fermée au premier cas de contamination

Dans les 19 départements qui font l'objet de mesures de restrictions renforcées, chaque classe sera fermée "au premier cas de contamination", à partir de la semaine prochaine, a annoncé Jean-Michel Blanquer ce vendredi lors d'une conférence de presse.

À l'école, 320.000 tests salivaires ont été proposés et 200.000 ont été réalisés la semaine dernière

Jean-Michel Blanquer a indiqué, ce vendredi, lors d'une conférence de presse, que 320.000 tests salivaires ont été proposés et 200.000 ont été réalisés la semaine dernière.

"Nous avons eu un taux d'acceptation par les parents d'élèves de 65%", a-t-il ajouté.

"L'école est fondamentale pour notre pays", assure Jean-Michel Blanquer

Jean-Michel Blanquer, lors d'une conférence de presse, ce vendredi, a assuré que "l'école est fondamentale pour notre pays" pendant cette crise de Covid-19.

"L'éducation reste notre priorité, les jeunes ont besoin du système scolaire", a-t-il ajouté.

La préfecture impose le port du masque à Limoges

Fini le port facultatif du masque à Limoges, qui était laissé par la mairie à l'appréciation de ses administrés: le préfet de la Haute-Vienne a pris vendredi un arrêté l'imposant dans les 16 communes de plus de 3500 habitants du département. L'arrêté sera applicable dès dimanche.

"Malgré un comportement citoyen particulièrement responsable, certains rassemblements ont été constatés au sein desquels les gestes barrières étaient trop peu respectés", indique la préfecture qui note une augmentation du taux d'incidence du Covid-19 dans les agglomérations.

La mairie de Limoges a fait savoir à l'Agence France-Presse (AFP) que le maire Emile Roger Lombertie (LR), "respectueux de l'unité nationale et des valeurs de la République, a pris acte de la décision de l'Etat" et "renouvelé sa confiance dans la population à observer en toute responsabilité le port du masque et des gestes barrières".

Michel Sardou, cas contact de Roselyne Bachelot, testé négatif au Covid-19

Michel Sardou a été testé négatif au Covid-19, a-t-il annoncé ce vendredi au Parisien. Le chanteur de 74 ans était cas contact de Roselyne Bachelot, après avoir été décoré vendredi dernier au ministère de la Culture par la ministre, testée positive au coronavirus le lendemain.

Des catégories de personnes vaccinées en fonction de leur profession?

Gabriel Attal a expliqué qu'une fois les personnes vulnérables vaccinées, "certains, en raison de leur profession, devront connaître une campagne de vaccination ciblée. Il y a les enseignants mais aussi toute la communauté éducative qui travaille au contact des enfants, ou encore les forces de l'ordre. C'est ce sur quoi nous travaillons pour être prêt au moment venu".

Il a rappelé que l'objectif du gouvernement était d'avoir vacciné à la mi-avril 10 millions de personnes, 20 millions à la mi-mai, 30 millions mi-juin et "l'intégralité des Français qui en auront fait la demande à la fin de l'été".

A Troye, la situation "a explosé" en trois semaines, relate le maire de la Ville

François Baroin, maire LR de Troyes, a expliqué que la situation épidémique avait "explosé" en trois semaines à Troye, dans l'Aube qui se reconfine ce vendredi à minuit.

"Cette explosion pose la question: est-ce-que l'école n'est pas un lieu de contamination dans les deux sens? La question n'est pas d'ouvrir ou de fermer, mais quand il y a une explosion, est-ce-qu'il n'est pas plus opportun de mettre en oeuvre une absence de circulation? Je n'ai pas la réponse, mais ça fait partie des échanges que nous avons eu avec le porte-parole du gouvernement et le ministre de la Santé".

"Pas de tabou dans la gestion de cette épidémie", assure Attal

Le porte-parole du gouvernement affirme qu'il "n'y a pas de tabou dans la gestion de cette épidémie. Notre seul objectif est de protéger les Français, de protéger l'hôpital. On a un attachement tout particulier à ce que les élèves puissent continuer à aller à l'école aussi longtemps que possible".

Attal salue une "forte coopération pour relever le défi de la vaccination"

En déplacement dans l'Aube, département qui rejoint la liste des zones à nouveau confinées, le porte-parole du gouvernement a déclaré:

"Dans cette situation particulièrement difficile, il faut que nous soyons soudés. Il y a une forte coopération entre les élus locaux et les services de l'Etat pour relever le défi de la vaccination."

"Plus de 90.000 policiers et gendarmes mobilisés sur les péages, dans les gares et les aéroports"

Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé quant à la mise en place de contrôles renforcés aux gares, péages et aéroports à partir de ce vendredi.

"On veut s'assurer qu'il n'y ait pas de changement de départements et que les Français acceptent bien de rester sur leur territoire. A partir de ce vendredi, il y a plus de 90.000 policiers et gendarmes mobilisés sur les péages, dans les gares et les aéroports pour contrôler. Ils vont faire beaucoup de pédagogie et ils verbaliseront les récalcitrants", a indiqué Gérald Darmanin.

13 cas de variant breton confirmés, pas de contagiosité accrue

Le variant breton a été confirmé chez 13 patients en Bretagne, a indiqué ce vendredi l'ARS qui ne signale pas de contagiosité accrue de ce variant.

"On n'a pas d'informations indiquant que le variant 20C résiste aux vaccinations", a déclaré le directeur général de l'ARS de Bretagne Stéphane Mulliez au cours d'une conférence de presse. "A ce stade, rien n'indique que ce variant 20 C est davantage contagieux ou davantage sévère", a-t-il ajouté.

Parmi les 13 cas, sept patients sont morts et non huit, comme indiqué par erreur la semaine dernière par l'ARS. En outre, "nous avons 219 cas possibles ou probables à ce jour" qui feront "l'objet d'investigations ou de séquençage complémentaire", a précisé Stéphane Mulliez.

Contrôles intensifiés dans les gares, les aéroports et aux péages

Les contrôles vont "s'intensifier dès ce jour", dans les "gares, aéroports et péages routiers" tout en "poursuivant les contrôles de respect des gestes barrières" pour lutter contre le Covid-19, a indiqué ce vendredi Matignon.

Ces mesures, annoncées par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin lors d'une réunion avec le Premier ministre Jean Castex, interviennent alors que la situation est "critique avec l'entrée en action de la troisième vague et la prédominance du variant britannique".

Plus de 21.000 élèves contaminés en une semaine dans les écoles françaises

Le nombre d'élèves contaminés par le coronavirus a augmenté en une semaine, passant de plus de 15.000 à plus de 21.000, a annoncé ce vendredi le ministère de l'Education nationale.

Dans le détail, 21.183 élèves ont été contaminés sur un total de 12.400.000, soit un taux de 0,17% (contre 0,13% il y a une semaine), précise le ministère dans un communiqué. Côté personnels, le nombre de personnes contaminées est également en hausse de 1.809 à 2515 soit un taux de 0,22%.

Sur l'ensemble du territoire, 3256 classes (contre 2018 il y a une semaine) sont fermées sur 528.400, et 148 structures scolaires (contre 80) le sont sur 61.500, dont 116 écoles, 22 collèges et 10 lycées.

Confinement: les galeries d'art déposent un recours devant le Conseil d'Etat

Le Comité professionnel des galeries d'art (CPGA) a annoncé ce vendredi avoir déposé un recours en référé-liberté auprès du Conseil d'État après leur fermeture décidée le 19 mars par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de Covid-19.

Le CPGA regrette que "les autorités compétentes soient restées sourdes à l'argumentaire fondé et rationnel" des galeries d'art et demande qu'elles "figurent parmi les établissements autorisés à accueillir du public - au même titre que les sociétés de ventes volontaires - et que leur activité relève de celles permettant l'accueil du public au même titre que les librairies et les disquaires".

Vaccins: 500 millions de doses ont été administrées dans le monde

La vaccination contre le Covid-19 a continué d'accélérer cette semaine, le bilan dépassant désormais le demi-milliard de doses administrées dans le monde, selon un comptage de l'AFP ce vendredi.

Plus de 508,3 millions de doses ont été administrées dans au moins 164 pays ou territoires, selon ce bilan à partir de sources officielles, arrêté ce vendredi à 9h GMT.

Le rythme est de plus en plus soutenu: la première centaine de millions de doses avait été atteinte en deux mois, la deuxième en 20 jours, la troisième en 15 jours, la quatrième en 11 jours et la cinquième l'a été en 8 jours.

La Norvège prolonge la pause du vaccin AstraZeneca jusqu'au 15 avril

Les autorités sanitaires norvégiennes ont prolongé ce vendredi la suspension du vaccin anti-Covid d'AstraZeneca jusqu'au 15 avril, jugeant nécessaire d'approfondir l'étude de ses éventuels effets secondaires après l'apparition de cas graves de caillots sanguins.

"C'est une décision difficile mais justifiée de prolonger la pause pour le vaccin AstraZeneca", a déclaré un responsable de l'Institut norvégien de santé publique (FHI), Geir Bukholm, dans un communiqué. "Nous pensons qu'il est nécessaire de mener davantage d'études sur ces cas".

"L'ouverture des écoles est fondamentale", répète Blanquer

En déplacement ce vendredi dans un collège de la Manche, le ministre de l'Education nationale a affirmé que le protocole sanitaire dans les établissements scolaires "peut évoluer", tout en réaffirmant que "l'ouverture des écoles est fondamentale".

Dans son dernier point de situation diffusé ce vendredi, le ministère indique que 148 établissements scolaires sont à ce jour fermés, auxquels s'ajoutent 3256 classes. Sur les sept derniers jours, plus de 21.000 élèves ont été contaminés au Covid-19.

Pour Didier Pittet, mieux vaut maintenir les écoles ouvertes

L'infectiologue Didier Pittet a aussi livré son mot sur l'opportunité ou non de fermer les écoles lors de son passage sur notre antenne.

"Il est tout à fait normal que le virus circule dans la population des enfants. Mais le retentissement sanitaire sur les enfants est tout à fait minime. Et a contrario la fermeture des écoles entraîne une fracture sociale, des problèmes d’éducation, des problèmes psychologiques tellement importants que probablement le prix à payer pour garder ces écoles ouvertes mérite la peine", a-t-il dit.

"Nous ne sommes pas au pic de la 3e vague", avertit le président de la mission d'évaluation sur le Covid-19

Didier Pittet, infectiologue, épidémiologiste et président de la mission d’évaluation sur le Covid-19, a jaugé la situation sanitaire actuelle sur le continent ce vendredi sur notre antenne. Pour lui, le virus va continuer à se renforcer dans l'avenir immédiat. "Au niveau européen, il est clair que nous ne sommes pas au pic de cette troisième vague", a-t-il affirmé.

"Mais chaque Etat contrôle la situation dans une certaine mesure", a-t-il observé, concluant: "Il est très clair qu’avoir un renforcement de certaines mesures comme dans 19 départements, c’est tout à fait logique par rapport à ce développement épidémique qui se fait davantage par région que de manière universelle au sein d’un Etat ou d’un continent."

"Le Conseil scientifique a dit que la situation s'aggraverait en mars": une directrice de recherche de l'Inserm répond à Macron

Emmanuel Macron a assuré, jeudi soir lors d'une conférence de presse, qu'il ne comptait faire aucun mea culpa pour ne pas avoir reconfiné le pays à la fin du mois de janvier. Il a argué du fait que les "modèles" des scientifiques avaient prévu une flambée de l'épidémie en février, flambée qui n'avait finalement pas eu lieu. Les scientifiques concernés lui ont répondu ce vendredi.

Parmi eux, Vittoria Colizza, directrice de recherches à l’Inserm, spécialiste de la modélisation des épidémies, est intervenu sur notre antenne ce vendredi matin.

"Nous avons fait la première estimation sur le variant britannique le 16 janvier. On a indiqué – avec énormément d’incertitudes à ce moment-là sur les informations que nous avions – que le variant britannique allait devenir dominant vers la fin février et début mars", a-t-elle d'abord noté, ajoutant: "Et fin janvier, le président du Conseil scientifique avait indiqué une situation qui allait s’aggraver vers le mois de mars."

L'évolution de l'épidémie en France a confirmé ces deux projections. Vittoria Colizza a également rappelé la manière à employer pour lire une modélisation scientifique: "Un modèle nous indique toujours des scénarios possibles qu’on a devant nous selon des conditions mais si on oublie ces conditions on ne plus interpréter les résultats de ces modèles."

"Je pense que la clé, c’est de comprendre ce que le modèle peut indiquer et que les conditions ont changé. Il faut rappeler que le 16 janvier on a mis en place un couvre-feu à 18h et le 16 janvier on n’avait évidemment pas les moyens de l’évaluer. Mais dans le mois de février, on a remarqué qu’il marchait très bien", a-t-elle aussi observé.

Le Drian reproche au Kremlin de faire de Spoutnik V un outil de "propagande"

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian reproche à la Russie de faire de son vaccin anti-Covid Spoutnik V un outil de "propagande".

"À la manière dont c'est géré, c'est plus un moyen de propagande et de diplomatie agressive qu'un moyen de solidarité et d'aide sanitaire", a-t-il déclaré sur France Info.

Prenant l'exemple de la Tunisie, le ministre a comparé les annonces de livraison de la Russie avec les livraisons déjà effectuées par le système international Covax d'aide au plus défavorisés, créé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

"La Russie a annoncé avec beaucoup d'environnement médiatique qu'ils allaient donner 30.000 doses aux Tunisiens, très bien Spoutnik!", a lancé le ministre français. "Mais dans le même temps Covax a déjà livré 100.000 doses et va en liver 400.000 d'ici le mois de mai. Et il y aura en tout quatre millions de doses qui sont prévues pour cette année à la Tunisie. Ça c'est du vrai travail de solidarité, c'est de la vraie coopération sanitaire", a-t-il dit.

Plus généralemement, le chef de la diplomatie française a pointé la guerre d'influence autour du vaccin à laquelle se livrent Pékin et Moscou. "La Chine, la Russie mènent une politique d'influence par le vaccin avant même de vacciner leur propre population", a déclaré Jean-Yves Le Drian.

Vaccins: Le Drian accuse Londres fait du "chantage" sur les livraisons parce qu'il a un "problème de deuxième dose"

La France accuse le Royaume-Uni d'exercer un "chantage" sur les livraisons de vaccin AstraZeneca parce qu'il a un "problème" de stocks pour l'administration de la deuxième dose aux Britanniques déjà vaccinés une fois.

"On ne peut pas jouer comme cela un peu au chantage dans la mesure où on a voulu vacciner à tour de bras (pour) la première dose et on se trouve un peu handicapé pour la seconde. L'Europe n'a pas à faire les frais de cette politique-là", a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian sur France Info.

Vétérinaires et dentistes vont pouvoir vacciner contre le Covid-19

Les vétérinaires et les dentistes vont pouvoir vacciner contre le Covid-19, après un avis de la Haute autorité de santé (HAS) publié vendredi qui doit encore être entériné formellement par le gouvernement.

D'autres catégories de professionnels de santé sont concernées par cet élargissement, comme par exemple les pharmaciens de laboratoires d'analyses. Selon la HAS, cela permettra à 252.000 professionnels supplémentaires de pouvoir injecter le vaccin contre le Covid-19.

L'Allemagne va imposer des "contrôles aléatoires renforcés" de tests depuis la France

L'Allemagne va "renforcer les tests sanitaires" à l'entrée "en raison de l'extension de la pandémie en France", annonce le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian sur FranceInfo. Les "contrôles aléatoires" aux frontières vont être renforcés, avec test obligatoire mais pas de quarantaine.

"Au point où on en est", l'épidémiologiste Dominique Costagliola ne voit pas comment éviter un "confinement total"

"Au point où on en est", l'épidémiologiste Dominique Costagliola "ne voit pas comment on ne peut pas aller vers un confinement total". "Quand on voit la situation à l'hôpital dans certaines régions, notamment en Île-de-France, on sait (que le gouvernement ne peut) pas attendre", explique-t-elle à France Info.

"La situation va de toute façon l'imposer", poursuit-elle "Si vous regardez l'incidence en France, il y a deux régions qui sont à part: Paca où c'est stable mais haut et la Corse où c'est bas et où ça baisse. Dans toutes les autres régions cela a augmenté de façon incroyable depuis début mars."

L'Allemagne va classer la France en zone à haut risque

L'Allemagne va classer la France en zone à haut risque face à la pandémie de Covid, ce qui devrait entraîner des restrictions à l'entrée sur son territoire, a indiqué ce jeudi soir Angela Merkel.

"Lorsqu'on observe les taux d'incidence c'est tout simplement de fait une nécessité (...) un processus pratiquement automatique", a déclaré la chancelière allemande.

Les taux d'incidence, qui mesurent le nombre d'infections pour 100.000 habitants au cours des 7 derniers jours, dépassent dans de nombreux départements français ce seuil des 200. Il s'établissait jeudi en Allemagne à 113,3 en moyenne nationale, près de trois fois moins que dans l'Hexagone (325,4).

Une telle mesure est censée entraîner d'importantes restrictions de circulation, allant de l'obligation de présenter un test négatif à l'entrée sur le territoire allemand, à la mise en quarantaine en Allemagne pendant 10 jours, voire à l'imposition de contrôles stricts aux frontières.

71% des Français d'accord pour un report des régionales pour raisons sanitaires

Sept Français sur 10 seraient d'accord avec un report des élections régionales et départementales des 13 et 20 juin pour des raisons sanitaires, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour France Info et Le Figaro, alors qu'une majorité d'élus est contre un éventuel report. À noter que ce sentiment est beaucoup moins partagé chez les sympathisants du RN dont 56% approuveraient un report contre 43% qui sont contre.

L'avis du Conseil scientifique sur le sujet est attendu dimanche. Le gouvernement a déjà annoncé qu'il suivrait sa recommandation.

Si les régionales n'étaient pas reportées, les Français seraient plus nombreux à participer qu'en 2015, avec 44% d'électeurs certains d'aller voter et 31% qui comptent probablement y participer. Ce qui situerait la participation effective à 59%, selon l'analyse de l'Institut de sondage. Soit neuf points de plus qu'en 2015.

Seuls 51% des sondés (contre 47%) soutiennent la fronde des élus contre un éventuel report des régionales. Et les Français ne pensent pas (à 69%) qu'un report pénaliserait les concurrents d'Emmanuel Macron à la présidentielle.

Sortie de l'hôpital, Élisabeth Borne se sent "encore affaiblie"

"J'ai eu l'impression de cumuler plusieurs maladies." Une dizaine de jours après avoir été testée positive au Covid-19, Élisabeth Borne a du mal à se remettre du virus. À 59 ans, la ministre du Travail a dû un temps être hospitalisée, avec une administration ponctuelle d'oxygène. Car, quelques jours seulement après avoir contracté le variant sud-africain de la maladie, elle ne parvenait plus à s'alimenter, ni à boire, explique-t-elle au Parisien.

"Vous avez l'impression que tout votre corps se détraque. J'ai eu une partie des poumons affectée mais aussi des problèmes hépatiques. Je me sens encore affaiblie, ma capacité respiratoire doit encore se rétablir complètement", détaille Elisabeth Borne.

La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a elle aussi contracté la maladie. Actuellement hospitalisée, elle a été placée sous un traitement d'"oxygénothérapie renforcée". À 74 ans, elle avait annoncé samedi avoir été testée positive "à la suite de symptômes respiratoires", avant que son entourage annonce mercredi son hospitalisation.

L'UE prête à bloquer les exportations d'AstraZeneca pour avoir sa "juste part"

Bruxelles veut "sa juste part des vaccins": AstraZeneca ne sera pas autorisée à exporter ses doses produites dans l'UE tant qu'elle n'aura pas "rattrapé" ses retards de livraison aux Vingt-Sept, a averti ce jeudi soir la Commission à l'issue d'un sommet européen. Le laboratoire suédo-britannique AstraZeneca n'a livré aux Européens que 30 des 120 millions de doses promises au premier trimestre.

Le mécanisme de contrôle des exportations de vaccins, durci mercredi par Bruxelles, vise notamment à ce que "les entreprises honorent leurs contrats avec l'UE avant d'exporter ailleurs dans le monde", a souligné la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à l'issue d'un sommet en visioconférence.

Le Mexique a franchi la barre des 200.000 morts

Le Mexique a franchi jeudi le seuil des 200.000 mors du Covid-19, un peu plus d'un an après l'arrivée du coronavirus dans ce pays, a annoncé un haut responsable mexicain de la santé.

"Ce sont 200.211 personnes qui, malheureusement, sont décédées à cause des complications dues à la maladie" du Covid-19, a déclaré José Luis Alomia, directeur de l'épidémiologie au secrétariat mexicain à la Santé.

On est très loin des prévisions initiales du gouvernement conduit par le président Andres Manuel Lopez Obrador, qui tablait au début de l'épidémie sur 8.000 morts.

Hugo Lopez-Gatell, responsable de la stratégie gouvernementale contre le virus, a attribué l'importance du bilan au fait que le Mexique a dû affronter l'épidémie avec un système de santé détérioré depuis des années par la "corruption". Il a par ailleurs souligné que 87% des personnes contaminées par le virus et décédées souffraient d'"au moins une maladie chronique".

Le taux de mortalité pour 100.000 habitants au Mexique est le 17e plus élevé. Le rythme des décès fluctue entre 200 et 1.000 par jour. Le nombre d'infections dépasse, lui, les 2,2 millions pour 126 millions d'habitants.

Macron évoque "de nouvelles mesures" à prendre dans les jours ou semaines à venir

La situation sanitaire est désormais jugée "extrêmement préoccupante" par l'exécutif. C'est qu'a affirmé Jean Castex ce jeudi lors d'une visite à l'hôpital de Melun, en Île-de-France, région particulièrement sous tension.

"Dans les prochains jours et semaine, nous aurons des nouvelles mesures à prendre, tous ensemble" contre l'épidémie de Covid-19, a annoncé dans la soirée Emmanuel Macron, lors de son point presse à l'issue du premier jour du Conseil européen.

"Ces semaines qui viennent seront difficiles", a-t-il reconnu en allusion à la forte dégradation de la situation sanitaire en France, mais "nous prendrons toutes les mesures utiles en temps et en heure".

"Aucun mea culpa" de Macron pour ne pas avoir reconfiné en janvier

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l'évolution de l'épidémie de Covid-19. "Aucun mea culpa" d'Emmanuel Macron. Le président de la République s'est exprimé ce jeudi soir, à l'issue d'un Conseil européen, et a estimé avoir "eu raison de ne pas reconfiner la France parce qu'il n'y a pas eu l'explosion qui était prévue par tous les modèles".

"Je n'ai aucun mea culpa à faire, aucun remords, aucun constat d'échec", a-t-il lancé, en assurant que les mesures de freinage actuelles sont "très fortes".

Poussé par le variant anglais, jugé plus contagieux et plus virulent, le virus a progressé quasiment partout en France en mars, un scénario pourtant prévu par les épidémiologistes dès janvier.

Le nombre de malades en réanimation a dépassé jeudi les 4700 personnes et se rapproche du pic de la deuxième vague à l'automne (4900). Et la barre des 200.000 nouveaux cas de Covid a été dépassée la semaine dernière, une première depuis début novembre.

Mathieu Dehlinger
Mathieu Dehlinger Rédacteur en chef adjoint BFMTV