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Covid-19: 71% des Français d'accord pour un report des élections régionales et départementales

Un électeur s'apprête à placer son bulletin dans l'urne, le 15 mars 2020 à Lyon, lors du premier tour des municipales

Un électeur s'apprête à placer son bulletin dans l'urne, le 15 mars 2020 à Lyon, lors du premier tour des municipales - JEFF PACHOUD © 2019 AFP

L'avis du Conseil scientifique sur le sujet est attendu pour ce dimanche. Le gouvernement a déjà annoncé qu'il suivrait sa recommandation.

Sept Français sur 10 seraient d'accord avec un report des élections régionales et départementales des 13 et 20 juin pour des raisons sanitaires, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour France Info et Le Figaro, alors qu'une majorité d'élus est contre un éventuel report. À noter que ce sentiment est beaucoup moins partagé chez les sympathisants du RN dont 56% approuveraient un report contre 43% qui sont contre.

L'avis du Conseil scientifique sur le sujet est attendu dimanche. Le gouvernement a déjà annoncé qu'il suivrait sa recommandation.

Une plus forte participation?

Si les régionales n'étaient pas reportées, les Français seraient plus nombreux à participer qu'en 2015, avec 44% d'électeurs certains d'aller voter et 31% qui comptent probablement y participer. Ce qui situerait la participation effective à 59%, selon l'analyse de l'Institut de sondage. Soit neuf points de plus qu'en 2015.

Seuls 51% des sondés (contre 47%) soutiennent la fronde des élus contre un éventuel report des régionales. Et les Français ne pensent pas (à 69%) qu'un report pénaliserait les concurrents d'Emmanuel Macron à la présidentielle.

Candidats aux régionales et à la présidentielle?

Par ailleurs, 54% des sondés estiment que briguer la présidence de la République lorsqu'on vient d'être élu à la tête d'une région est une mauvaise chose, comme Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France et qui vient de se déclarer candidat pour 2022.

Toutefois, une majorité des habitants des Hauts-de-France (64%) et des sympathisants LR au niveau national (58%) jugent, à la différence des autres Français, qu'il est légitime pour un ou une président de région nouvellement élu de briguer l'Elysée.

Ce n'est pas le cas en Île-de-France où, au contraire, 59% des sondés pensent que c'est une mauvaise chose que le ou la présidente de la région se présente à l'élection présidentielle. L'actuelle élue, Valérie Pécresse, est également citée comme candidate potentielle pour 2022.

Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1005 Français de plus de 18 ans représentatif de la population interrogés par internet les 24 et 25 mars, selon la méthode des quotas.

M.D. avec AFP