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Efficacité, variants, effets secondaires... Alain Fischer a répondu à vos questions sur les vaccins anti-Covid-19

Calendrier, efficacité face aux variants, effets secondaires... Le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale a répondu à toutes vos questions sur les vaccins ce lundi sur BFMTV, avec Bruce Toussaint et Margaux de Frouville.

C'était le 27 décembre dernier: Mauricette, 78 ans, devenait la première française vaccinée contre le Covid-19 à Sevran, en Seine-Saint-Denis. Un mois et demi plus tard, un peu plus de 2,2 millions de Français ont reçu une première dose, près de 650.000 la deuxième.

Comment s'organise cette campagne de vaccination? Pourquoi est-ce parfois si difficile de prendre rendez-vous? Les vaccins seront-ils efficaces contre les variants qui émergent? Quand nous permettront-ils de reprendre une vie normale? Alain Fischer, le "monsieur vaccin" de l'exécutif, a répondu à vos questions ce lundi sur BFMTV. Voici les principales réponses du président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale.

• Pourquoi la vaccination ne va-t-elle pas plus vite?

"La campagne a commencé fin décembre, nous sommes mi-février. Un mois et demi c’est très peu. Dans l’urgence de chaque jour et l’impatience, on peut éventuellement concevoir des frustrations, mais globalement s’est mise en place une organisation qui permet de vacciner d’abord les personnes les plus vulnérables, les plus fragiles… On pense en particulier aux maisons de retraite où aujourd’hui, deux tiers des personnes ont été vaccinées. Ce sont elles qui sont le plus à même de décéder, d’être hospitalisées, et d’une manière générale l’effort a été dirigé vers les plus de 75 ans, et aussi quelques personnes particulièrement malades, particulièrement à risque.

Cet effort a avancé, mais n’a pas encore abouti car cette population est relativement nombreuse et le nombre de vaccins ne permet pas de satisfaire tout le monde immédiatement, mais le processus est engagé.

Les personnes éligibles pour la vaccination représentent environ 8 millions de personnes, on peut penser qu’elles auront été vaccinées d’ici la fin mars, au moins avec une première dose.

D’ici fin février, on peut espérer entre 1,5 million et 2 millions de doses administrées. On dépend des approvisionnements en doses de vaccin mais ça me parait un objectif réaliste. Ces nombres ont une importance relative, ce qui est important c’est qui sont les personnes vaccinées."

• Pourquoi est-ce si difficile de prendre rendez-vous?

"La difficulté, c’est l’organisation des rendez-vous de telle manière à ce que tout le monde puisse recevoir ce vaccin. Il faut bien comprendre qu’il y a à un certain moment, un certain nombre de doses disponibles. (...) Le vaccin arrive chaque semaine, en principe régulièrement, en espérant qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises.

Progressivement, aussi, sont ouverts les rendez-vous. (...) Cette semaine devrait s’ouvrir une série assez importante en nombre de rendez-vous pour le mois de mars, pour le début du mois de mars en particulier.

En principe, il y a une possibilité de pré-inscription. Cela fonctionne bien dans un certain nombre d’endroits, peut-être pas partout malheureusement. (...) Quand cela peut fonctionner ainsi, c’est de nature à rassurer les personnes. Même si ce n’est pas encore une vaccination immédiate, c’est quand même la promesse d’une vaccination (...) en gros dans les six semaines qui viennent."

• Faut-il changer le système de prise de rendez-vous?

"Chaque centre a son planning, sait quelles sont les plages disponibles, donc c’est, me semble-t-il logique, que cela soit géré au plus près du terrain. On est entre deux feux: optimiser au maximum l’administration des vaccins disponibles et créer une certaine frustration.

Si on (...) avait restreint plus la population, effectivement il y aurait eu moins de personnes en attente, mais d’un autre côté on aurait pu avoir une situation où on aurait moins optimisé, c’est-à-dire qu’il y aurait eu moins de doses administrées parce que pour telles ou telles raisons, les gens n’avaient pas pris rendez-vous, etc. Donc on est entre deux contraintes, rien n’est parfait, c’est évident. Et je pense que tout le monde est conscient du fait qu’il faut que toutes ces personnes puissent être vaccinées au plus vite. Mais il faut savoir que cela s’échelonne dans le temps, il faut accepter un peu de patience".

• Quand tous les Français seront-ils vaccinés ? D'ici l'été ?

"Le premier objectif c’est de vacciner les personnes les plus vulnérables,celles qui ont un risque élevé de décéder ou de faire des formes graves, celles qui font que notre système de santé souffre de devoir prendre en charge beaucoup de ces malades et de ce fait n’est pas capable d’assurer en temps et en heure chaque acte médical dans les établissements hospitaliers, c’est la priorité évidente.

Ça concerne par exemple les personnes âgées de plus de 75 ans, ou même de moins de 65 ans mais qui ont des facteurs de sévérité de la maladie. Toutes ces personnes, l’objectif c’est qu’elles puissent être vaccinées avant l’été. Ca représente environ 17 à 20 millions de personnes.

Pour les autres personnes, celles de moins de 65 ans, sans comorbidités, ce qui est prévu c’est selon les programmes de livraisons de doses des vaccins, qui ne sont des prévisions et non des certitudes absolues. Dès les mois de mai et juin, si les choses se passent comme prévu, il pourrait y avoir entre 15 et 20 millions de doses disponibles, cela permettra de pousser la vaccination.

Six vaccins différents seront possiblement utilisables cet été et devraient permettre de vacciner de façon très très importante le reste de la population cet été."

• Y a-t-il une différence entre les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna?

"Les vaccins Pfizer et Moderna (...) sont absolument équivalents, ce sont tous les deux des vaccins fondés sur la technique dite des ARN, qui est par ailleurs très sûre. (...) Il n’y a pas à choisir entre le Pfizer ou le Moderna, d’ailleurs en fonction des régions c’est plutôt l’un ou plutôt l’autre, mais ça revient au même. (...) Ce sont deux vaccins ‘jumeaux’, si je puis dire."

• Pourquoi les personnes entre 65 et 74 ans ne sont pas prioritaires?

"Depuis l’arrivée du vaccin AstraZeneca, on peut vacciner les personnes âgées de moins de 65 ans, et pour l’instant des professionnels de santé, avec risque de comorbidité.

Pourquoi pas les personnes entre 65 et 64 ans? La réponse est que ce vaccin n’a pas été testé dans les essais cliniques sur les personnes de 65 à 74 ans, contrairement au Pfizer/BioNTech et au Moderna. Faute de cette information, la recommandation a été faite dans beaucoup de pays, dont la France, de ne pas proposer pour l’instant cette vaccination à cette catégorie.

Dans certains pays, comme la Grande-Bretagne, ce vaccin est utilisé chez les plus de 65 ans. S’il revient de ce pays une information comme quoi l’efficacité est satisfaisante, ce sera une source possiblen verra les résultats."

• Faut-il éviter le vaccin AstraZeneca pour les soignants après des cas d'effets secondaires?

"Il y a eu des retours, des signalements à l'Agence du médicament (ANSM), notamment du CHU de Brest, mais aussi d’autres endroits, de syndromes grippaux un peu marqués dans les deux jours qui suivent [la vaccination, NDLR]. Il faut mettre les choses en perspective: c’est une chose très désagréable pour les personnes qui le ressentent, qui pour certaines ont dû arrêter de travailler pendant 48h, mais ce n’est pas plus un événement grave et ceci est résolutif. Il ne faut pas inquiéter au-delà de ce que c’est.

C'est un petit peu tôt pour apprécier le niveau de fréquence de ces événements, il faut attendre les analyses de l’ANSM dont c’est le travail de faire la pharmacovigilance très rigoureuse de ces vaccins, d’avoir leur retours et leurs conclusions.

Il semble que la fréquence soit un peu plus élevée que ce qu’elle n’était dans les études cliniques qui ont permis de valider ce vaccin. Cela peut s’expliquer de deux façons: ce sont des personnes jeunes qui ont été vaccinées, et on sait que cette réponse immédiate au vaccin est plus forte chez les jeunes que chez les moins jeunes. Et il y a une hypothèse de travail, qui n’est pas validée à ce jour, mais qui me paraît très plausible, c’est que ce soit les personnes qui ont déjà eu le Covid qui fassent une réaction un peu plus forte. C’est une possibilité qui fait sens.

Il faut garder l’utilisation de ce vaccin qui est un bon vaccin et qui est efficace. Ce qu’il faut probablement, pour éviter qu’il y ait trop d’absences au même moment dans un même service, c’est d’étager les vaccinations d’un service donné.

Je ne suis pas sûr que d’autres vaccins présenteraient moins d’effets secondaires dans la même population, c’est sûr et certain que les vaccins utilisés chez les personnes âgées déclenchent moins d’effets secondaires, mais ce ne sont pas des personnes du même âge. Les gens âgés de 25/30 ans qui recevront le Pfizer auront peut-être autant d’effets secondaires, donc ce n’est pas une question de vaccin."

• Les soignants de Moselle, où le variant sud-africain circule particulièrement, peuvent-il être vaccinés par le Pfizer ou le Moderna?

"Il y a une conjonction de deux événements d’alerte et de réflexion: le fait que ce variant soit détecté avec une présence assez élevé dans ce département et en même temps, c'est un département où l’incidence de l’infection est assez élevée. Fondé sur ces deux notions, le Conseil d’orientation sur la stratégie vaccinale a proposé d'accélérer l’acquisition de l’immunité contre le Covid en utilisant plutôt le vaccin Pfizer ou le Moderna chez les personnels de santé, précieux dans un tel contexte, en Moselle.

Ce n’est pas que l’AstraZeneca n’est pas bon, c’est que les vaccins Pfizer ou Moderna permettent d’acquérir plus vite l’immunité, on sait qu’en faisant une seconde injection à 3 ou 4 semaines on a juste après un pic d’anticorps formidable, et donc une protection accélérée, donc il est logique dans le contexte actuel de proposer une vaccination qui permette d’arriver plus vite au résultat.

Nous proposons cela mais c’est aux autorités gouvernementales de décider. Cela représente 10.000 personnes à vacciner en plus, compte-tenu de celles qui sont déjà vaccinées”.

• Faut-il vacciner des personnes présentant des comorbidités avec le vaccin AstraZeneca efficace à 60%?

"Il faut préciser la notion d’efficacité. On parle de 60, 62 et même 70% si on parle des personnes qui ont eu un rappel de vaccination entre 8 et 12 semaines, comme cela sera fait en France. C’est la protection à l’égard de toutes les formes cliniques de la maladie très bénigne ou moins bénigne.

La protection à l’égard des formes sévères est vraiment très bonne. Donc ce n’est pas un vaccin au rabais, c’est un bon vaccin.

Nous sommes gâtés, avec deux vaccins dont le niveau d’efficacité est à plus de 90%, mais cela reste un bon vaccin et il faut l’utiliser, y compris pour les personnes âgées de moins de 65 ans avec des comorbidités, cela les protégera."

• Les vaccins à ARN sont-ils plus efficaces contre les variants?

"Tous les virus de ce type, (...) dont le matériel génétique est fait d’ARN, sont des virus qui mutent. (...) À chaque fois qu’il se réplique, de nouvelles particules virales sont produites et il y a des fautes d’orthographes qui sont faites, qui modifient (...) son patrimoine génétique. Et ce patrimoine génétique, en se modifiant, (...) devient peut-être plus contagieux, ou moins sensible à l’immunité et donc au vaccin.

À ce jour, nous connaissons trois variants principaux: un variant qui a émergé en Grande-Bretagne, (...) qui semble-t-il est plus contagieux, mais qui ne rend pas le vaccin moins efficace. Ensuite il y a un variant qui a émergé en Afrique du Sud et un troisième qui a émergé au Brésil, (...) ils sont très très proches l’un de l’autre à vrai dire. Ces variants-là sont un peu plus ennuyeux, parce qu’ils peuvent faire que le virus muté échappe à la réponse immunitaire, donc que quelqu’un qui a déjà fait un Covid sous la forme du virus initial, refasse un Covid avec ce variant. Donc une immunité naturelle insuffisante.

Il a été montré que dans le sérum des sujets vaccinés par les vaccins Pfizer et Moderna, le titre d’anticorps neutralisant, (...) susceptible d’éviter de neutraliser, empêcher que le virus soit infectant, est un peu plus faible, de l’ordre de six fois moins environ, mais probablement c’est insuffisant. Donc ceci est rassurant.

Il y a eu des essais cliniques en Afrique du Sud (...) qui montrent qu’il y a une petite perte d’efficacité du vaccin Janssen. (...) C’est un peu moins bon, mais ça reste efficace, notamment à l’égard des formes sévères. Donc il y a plutôt lieu d’être rassuré, dans l’état des connaissances, sur la capacité des vaccins dont nous disposons à nous protéger contre ces variants, mais il faut être très vigilant sur ce point, parce que les données ne sont pas encore complètes.

Pourraient survenir de nouvelles variations virales qui rendraient ces nouveaux virus moins sensibles au vaccin et qui devraient entraîner une adaptation des vaccins, ce qui est déjà en train d’être anticipé."

• Que se passe-t-il quand une personne qui a déjà eu le Covid est vaccinée?

"Il peut y avoir une réaction un peu plus forte, cela a été largement décrit, mais cela n’a aucune gravité particulière. Ca fait un rappel de vaccination et c’est très bien, on est protégé."

• Doit-on mettre en place le fameux 'passeport vaccinal'?

"Pour l’instant ce n’est pas un sujet d’actualité, parce que la vaccination n’a pas été offerte à toute la population. (...) Ensuite il faut faire attention, nous parlons de protection, nous savons qu’il y a (...) une bonne protection, mais nous n’en connaissons pas encore la durée. (...) Des études attentives doivent être menées pour savoir ce qu’il en est. Donc si on donne un passeport, pour combien de temps ?

Et puis il y a une question extrêmement importante concernant la vaccination contre le Covid, c’est de savoir si les vaccins préviennent la transmission. (...) Quelqu’un qui a été vacciné, en plus d’être protégé contre la maladie lui-même, (...) du fait du vaccin, est-ce qu’il s’arrêtera de transmettre le virus? Nous n’avons pas la réponse à cette question.

Imaginez que quelqu'un dispose de ce passeport parce qu’il a été vacciné, mais qu’il continue de transmettre le virus. En termes de sécurité, ce ne serait pas satisfaisant."

• Pourquoi n’a-t-on pas de données sur la transmission du virus par les personnes vaccinées?

"Il faudrait des études où vous avez un groupe de sujets vaccinés, que vous comparez à des sujets qui ne sont pas vaccinés, et que de façon séquentielle, chaque semaine, vous alliez prélever les personnes vaccinées, les personnes contrôles non vaccinées, et l’entourage des personnes vaccinées! (...) Donc c’est extrêmement lourd, c’est juste pas faisable. Pour que ça ait une valeur statistique, c’est des dizaines de milliers de personnes.

Donc cela repose sur des données indirectes de certains types de dosages d’anticorps, puis d’évaluation épidémiologique de la vaccination. (...) Il y a des données dans des modèles animaux qui suggèrent, par exemple, que les vaccins ARN préviennent au moins, de façon assez importante (...) la transmission. Mais est-ce qu’on peut extrapoler le modèle animal à l’homme?

Malheureusement c’est assez complexe de répondre à cette question et ça prendra encore un peu de temps."

• Quels sont les principaux effets secondaires du vaccin"?

"L’effet principal, c’est l’espèce de syndrome grippal qu’on peut avoir dans les deux jours qui suivent, qui ne sont pas constants du tout, qui concernent plutôt des personnes jeunes, qui ne sont pas graves - désagréables, mais pas graves, en 48 heures tout est fini.

Avec les vaccins ARN, de façon exceptionnelle, environ un cas pour 100.000, il peut y avoir ce qu’on appelle des réactions anaphylactiques, qui ressemblent à des réactions allergiques. Cela survient chez les personnes qui ont des antécédents, (...) qui ont souvent sur elles un stylo injecteur d'adrénaline. Elles doivent s’identifier, bien sûr, au moment de l’interrogatoire avant la vaccination.

Il y a eu (...) quelques cas de tachycardie et d’hypertension artérielle, mais qui se résolvent rapidement. Pour l’instant, il n’y a pas d’autres effets secondaires qui aient été décrits, (...) donc ceci est évidemment très rassurant."

• Quasiment 70% des résidents d’Ehpad ont reçu une première dose, quand verra-t-on les effets?

"Il faut estimer le niveau de protection, ce qui est délicat. Logiquement cela devrait induire que les personnes non vaccinées, non protégées restent en isolement, et que progressivement, pour celles qui ont eu les deux doses, on puisse alléger les procédures d’isolement qui sont terribles pour ces personnes, je le sais. L’exercice est compliqué par la cohabitation dans le même établissement avec des personnes qui, elles, n’auront pas été protégées.

Je pense qu’il faut quand même attendre que les personnes aient reçu les deux doses. On est à 70% des personnes ayant reçu une première dose donc d’ici la fin du mois on devrait y être, à ce moment là il sera possible de réfléchir à ces mesures d’allègement."

• Après la vaccination, à partir de quand est-on immunisé?

"On sait que dès 10, 12 jours après l’injection de la première dose, la protection débute, elle n’est pas encore optimale mais elle débute. Entre 12, 21 et 28 jours après la première dose, le niveau de protection pour les Pfizer et Moderna est au-delà de 85%. Après la seconde dose, il va monter à 95%. On sait que 8 jours après la seconde injection, vous allez avoir un pic d’anticorps, très très fort contre le virus, qui va vous protéger assez longtemps.

Mais le ‘assez longtemps’ qu’est ce que ça veut dire? Il n’est pas possible de répondre avec précision car nous n’avons pas d’informations au-delà de deux/trois mois de recul. La vaccination a débuté assez récemment, les études cliniques ont commencé l'été dernier. L’espoir c’est que compte tenu du très haut niveau de protection initiale induite, que cet effet persiste un bon nombre de mois au moins, mais je ne peux pas être plus précis, il faudra en discuter à l’automne quand on aura les informations."

• Quand va-t-on vacciner les enfants?

"Il faut bien distinguer deux situations, celle des enfants bien portants, heureusement l’immense majorité, et celle d’un petit nombre d’enfants en situation difficile. Pour les enfants biens portants, pour l’instant la vaccination n’est pas du tout d’actualité, parce que l’infection est peu présente chez les enfants, ils sont peu contaminants, donc il n’y a pas de logique avec les connaissances actuelles de vacciner les enfants.

Néanmoins des études cliniques sont en cours par les industriels qui développent les vaccins pour s’assurer que les vaccins sont sûrs et efficaces chez les enfants. Une est bien avancée pour les adolescents entre 12 et 18 ans, et une commence pour les enfants de moins de douze ans. Nous aurons ces informations dans les semaines qui viennent sur la sécurité et l'efficacité d'emploi de ces vaccins.

Heureusement, même pour des enfants atteints de maladies chroniques très sévères, le risque de Covid grave est très très faible, il y a eu à ce jour extrêmement peu d’enfant décédés du Covid ou d’enfants ayant présenté une infection sévère.

Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’intéresser à ces patients, c’est un sujet sur lequel nous essayons de travailler, et d’essayer de commencer à prévoir quels enfants seraient prioritaires parmi ce petit nombre d’enfants qui ont des maladies chroniques graves. C’est un sujet auquel nous sommes très sensibles, je ne peux pas donner une réponse immédiate, mais vos familles ne sont pas oubliées, c’est un sujet de travail pour lequel des réponses devraient venir progressivement dans le semaines et les mois qui viennent."

• A quand la fin de l'épidémie?

"Ce n’est pas si simple de répondre à cette question car l’épidémie n’est pas stable, elle varie dans le temps, elle peut augmenter, descendre, c’est l’objet de multiples discussions, et ce n’est pas la même chose en fonction des lieux, dans certaines régions de l’Ouest par exemple il y a moins de cas qu’en Moselle.

Néanmoins on peut essayer de réfléchir par groupes d’âges, puisque ce sont les personnes les plus âgées qui ont été vaccinées, les personnes en maison de retraite qui représentent 30% des décès. Donc il me semble que dès la fin de ce mois ou au mois de mars, on devrait pouvoir observer un signal en ce qui concerne les hospitalisations ou les décès dans ce groupe de personnes. Mais c’est à mettre en perspective avec la cinétique globale de la pandémie."

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