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Comment bien choisir son contrat d'assurance vie ?

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Le contrat d'assurance vie connaît un franc succès auprès des Français. Il est aujourd’hui considéré comme l’une des meilleures solutions d'épargne face à la faible rémunération des comptes de type Livret A. Au-delà de sa rémunération, le contrat d'assurance vie permet de se constituer un patrimoine pour des investissements futurs, de préparer sa retraite et de diversifier son patrimoine.

Cet article n'a pas été rédigé par les journalistes de BFMTV.com

Mutuelles, assurances, banques, les intermédiaires qui proposent des contrats d'assurance vie sont nombreux. Au regard des multiples offres proposées, le choix du contrat dépend des objectifs recherchés par chaque client. Avec la baisse de la rémunération des livrets bancaires d'épargne et malgré le recul de leurs performances, les contrats d'assurance vie restent un placement rémunérateur permettant de diversifier les supports.

À la différence des produits d'épargne de type Livret A, l'assurance vie propose des contrats dont le capital n'est pas forcément garanti. La souscription de tels contrats peut donc comporter le risque de ne pas recouvrer les sommes investies. La prise de risque étant généralement payante, les fonds dont la rentabilité est la plus attractive sont également les plus risqués.

Aussi, avant toute démarche, il est nécessaire de clarifier les objectifs recherchés pour déterminer les fonds les plus adaptés pour le placement. Il peut s'agir de prévoir le versement de rentes pour la retraite, de faire fructifier son épargne sans risque, d'anticiper sa succession ou de diversifier ses placements.

Selon l'objectif, les investissements peuvent être placés sur 2 types de supports : les fonds en euros et les unités de compte.

La majorité des fonds en euro sont constitués d'environ 85% d’obligations privées ou publiques, 10% d’immobilier, et 5 % d’actions. Cette composition est adaptée pour un placement à long terme et une prise de risque limitée.

En 2017, le rendement des fonds en euros se situait entre 0,6 % et 4,05 % selon les fonds, avec une moyenne de 2 %. Le taux de rendement est communiqué tous les ans par les assureurs. Pour s'assurer de l'intérêt d'un contrat, il est conseillé de vérifier au moins les résultats des fonds sur les 3 dernières années.

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Une unité de compte est un support d'investissement financier tel que des parts ou des actions de valeurs mobilières ou immobilières : Sicav (Société d'investissement à capital variable), actions, obligations, parts de SCI (Société civile immobilière), etc.

Les unités de comptes sont accessibles par des contrats en unités de compte ou des contrats multi supports, ces derniers comportant des unités de compte et des fonds en euros.

Contrairement aux fonds en euros, la valeur des unités de compte fluctue en fonction de l’évolution des marchés financiers. L’assureur n’est pas tenu de garantir la valeur en euros de l’épargne mais uniquement le nombre d’unités de compte. L'épargnant peut donc posséder au terme du contrat un capital global inférieur à l'épargne versée initialement.

Ces contrats sont destinés aux épargnants à la recherche d'un investissement diversifié et d'une rentabilité plus élevée. Il existe des milliers d'unités de compte avec des niveaux de risques différents, des zones géographiques et des secteurs d'activité variés. L'investisseur peut donc établir différentes stratégies d'investissement et sélectionner celles qui lui conviennent selon son profil, sa recherche de performances et sa sensibilité au risque.

Suivant les contrats d'assurance choisis, la répartition entre les fonds peut être librement effectuée par l'épargnant : on parle de gestion libre. Elle peut également être présélectionnée : c'est la gestion profilée. Enfin, la répartition peut dépendre d'un mandat de gestion : c'est la gestion pilotée ou gestion sous mandat. Dans tous les cas, le choix du gestionnaire est important.

Il a pour mission de gérer et d'orienter les fonds placés, conformément aux directives données par les clients, et de faire en sorte que le rendement de l’épargne gérée soit optimal par rapport aux risques acceptés par les épargnants.

Un gestionnaire en assurance vie doit connaître le fonctionnement des marchés boursiers et se tenir régulièrement informé de l’activité économique et financière afin d'anticiper les événements qui peuvent se produire sur les marchés et limiter leurs conséquences.

La possession d'un contrat d'assurance vie nécessite le paiement de frais qui doivent être pris en compte pour calculer la rentabilité nette du contrat.

Des frais sur versements, également appelés frais d'entrée, peuvent être prélevés sur chaque nouveau versement du souscripteur. Ils sont en moyenne de 3 à 5 % du montant des fonds versés et sont négociables lors de la signature du contrat. Certains contrats, notamment sur internet, ne prévoient pas de frais de versements.

Des frais de gestion annuels qui rémunèrent l'assureur pour la gestion du contrat peuvent également être prévus par le contrat d'assurance vie. Ils représentent environ 0,6 % pour la partie investie en fonds euro et 0,9 % sur la partie investie en unités de compte.

Enfin, des frais d'arbitrage sont appliqués sur les contrats multi supports. Ils sont réclamés par exemple, si vous transférez un capital, initialement placé en actions, sur des obligations. Ces frais d'arbitrage se présentent soit en pourcentage (entre 0,25 et 1 % du montant), soit une somme déterminée contractuellement est prélevée à chaque transfert (généralement 30 euros).

À chaque profil d'épargnant correspond donc un type de contrat d'assurance vie. Ce dernier peut en outre être individualisé avec la souscription d'options particulières.

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