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FinX veut rendre le transport maritime plus écolo

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Lancée l'été dernier sous l'impulsion de Harold Guillemin, notre invité de l'émission Green Reflex ce jeudi 9 janvier 2020, la start-up française FinX a mis au point un moteur de bateau… à nageoire !

Pourquoi persister à chercher ailleurs ce qui était depuis tout ce temps juste sous nos yeux ? Constatant que la voie maritime représente à elle seule pas moins de 12% des émissions de gaz à effet de serre dans le domaine des transports, un Français du nom de Harold Guillemin s'est donné une mission : rendre la navigation plus respectueuse de l'environnement — et qui plus est plus performante — en s'inspirant tout simplement de l'œuvre de Mère Nature.

C'est ainsi que ce jeune homme de 28 ans a eu l'idée de créer un moteur de bateau… à nageoire. Car comme il l'explique sur le site de sa start-up, judicieusement appelée FinX ("fin" étant le terme anglais pour "nageoire") : "L’espadon est capable de franchir le cap des 110km/h en quelques mouvements de nageoires", tandis que "la baleine bleue, et ses 140 000 kg, se déplace efficacement dans l’eau". Alors il n'y a pas de raison que les navires ne puissent pas en faire autant, sans (trop) polluer !

Et si, pour y arriver, on commençait par remplacer leurs traditionnelles hélices par un système de propulsion plus performant qui fonctionne, à l'image d'une nageoire de cétacé donc, avec une membrane ondulante ? Cette idée, Harold Guillemin la doit à son père puisqu’il a, avant de lancer la sienne, travaillé pendant 5 ans au sein de la start-up de ce dernier, AMS R&D, à l'origine de cette technologie innovante 100% électrique. Celle-ci était alors développée pour les pompes industrielles, et c'est le jeune ingénieur qui a décidé de l'adapter au domaine nautique dans l’espoir de révolutionner le transport maritime.

Pour l’instant adapté aux engins de moins de trois tonnes, soit des petites annexes, barques et autres voiliers, le moteur à nageoire de FinX s'avère particulièrement performant d'après la start-up, qui promet non seulement "une accélération inégalée" mais aussi une économie d’énergie de 30% par rapport à l’hélice. Et donc, par définition, une navigation plus respectueuse de l’environnement. Sans compter que, comme tout bon moteur électrique, il est bien plus silencieux que les moteurs traditionnels et, contrairement aux hélices, ne présente aucun risque de blessure ni d'algues susceptibles de venir s'embourber dans les pales. Ce qui est déjà un vrai avantage en soi !

Fraîchement lancée durant l’été dernier, la start-up de Harold Guillemin n'en est bien évidemment qu'à ses prémices mais semble promise à un bel avenir. Il n’y a qu’à voir tous les grands rendez-vous consacrés à l'innovation technologique auxquels elle a déjà participé : le Monaco Solar & Energy Boat Challenge, en présence du prince Albert, les Rencontres internationales de la Mobilité Durable à Saint-Tropez, la Biomim'expo à la Cité des Sciences, et surtout la fameuse VivaTech. Aussi, si FinX reste aujourd'hui limitée aux petits bateaux, qui sait, peut-être qu'un jour sa technologie permettra aux plus gros navires de fret maritime de partir en mer la conscience (écolo) plus tranquille !

Ce contenu a été réalisé en partenariat avec la BNP Paribas. La rédaction de BFMTV n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

dossier :

Green Reflex

Jessica Rat