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Quel est le prix du vaccin papillomavirus ?

Les cancers génitaux ont majoritairement pour origine une infection chronique causée par un virus désigné le « papillomavirus humains (HPV) ».

Les cancers génitaux ont majoritairement pour origine une infection chronique causée par un virus désigné le « papillomavirus humains (HPV) ». - (DR) Le Comparateur Assurance

Les cancers génitaux ont majoritairement pour origine une infection chronique causée par un virus désigné par le terme "papillomavirus humains (HPV)". La voie sexuelle en est le principal mode de transmission.

Depuis un peu plus d’une décennie, il existe heureusement différents vaccins anti-HPV. Deux d’entre eux sont pris en charge par l’Assurance Maladie :

  • Le Gardasil 9, qui protège à 90 % des cancers dus au HPV, et qui a été reconnu par la Haute autorité de santé (HAS) pour son efficacité ;
  • Le Cervarix.

1. Le prix du vaccin papillomavirus

La Sécurité sociale rembourse partiellement ces vaccins. Pour calculer le montant de sa prise en charge, elle applique un taux de 65 % aux prix de référence, l’unité retenue étant l’injection.

  • Pour le Gardasil, le prix de base est fixé à 123,44 euros.
  • Pour le Cervarix, le calcul est basé sur un montant de 111,52 euros.

Pour une efficacité optimale du vaccin, trois doses sont nécessaires, pour un prix d’achat total de 370,32 euros si le/la patient(e) choisit le Gardasil. En prenant en compte un taux de remboursement de 65 %, l’Assurance maladie contribue à hauteur de 80,23 euros pour chaque injection, soit 240,70 euros pour les trois, avec un reste à charge de 129,61 euros. 

Si le/la patient(e) a souscrit une mutuelle, l’organisme peut couvrir cette dépense, évitant ainsi à l’affilié(e) d’avoir à la débourser lui (elle)-même.

2. Qu’est-ce que le papillomavirus ?

Plus d’une centaine de variantes composent la famille de virus dont font partie les HPV. Selon leur type, ils causent des affections de différentes natures, bénignes comme les verrues génitales, ou à très long terme, extrêmement graves comme les cancers. S’agissant du cancer du col de l’utérus, 99 % des cas sont la conséquence d’une infection chronique causée par un papillomavirus, essentiellement ceux de type 16 et 18.

Il s’agit de virus à la contagiosité très élevée. Selon certaines études, environ 80 % des personnes sexuellement actives, tous genres confondus, ont un ou plusieurs contacts avec un papillomavirus durant leur existence. Si les rapports protégés limitent la propagation du virus, le danger d’une contamination n’est pas écarté à 100 % puisque la main et la bouche constituent d’autres vecteurs de contagion.

En règle générale, l’organisme met 6 mois à 18 mois à se débarrasser totalement du papillomavirus, réduisant la probabilité de survenue d’un cancer. Si une infection se produit, des lésions précancéreuses en sont les premiers signes. Cependant, ces "CIN" (néoplasies intra-épithéliales cervicales) ne sont pas obligatoirement synonymes de futur cancer, car à ce stade, le corps humain a encore la capacité d’éliminer le virus.

Si aucun traitement n’est mis en place, la CIN peut dégénérer progressivement en un cancer du col de l’utérus. Cela explique la nécessité d’effectuer un frottis régulier destiné à vérifier l’absence de lésions précancéreuses. Ce contrôle s’impose au minimum tous les 3 ans pour les femmes ayant plus de 25 et moins de 65 ans.

Les infections persistantes de HPV susceptibles de se transformer en cancer peuvent être localisées sur des zones autres que le col de l’utérus, en particulier la bouche, la gorge et l’anus.

3. À quel âge faut-il se faire vacciner contre le virus du papillomavirus ?

Se faire vacciner contre les infections à papillomavirus humains (HPV) permet de diminuer l’apparition de lésions précancéreuses sur l’appareil génital féminin, et par extension, celui de son partenaire. À terme, cette prévention vise à éviter la survenue de cancer.

La vaccination des jeunes filles doit se faire idéalement entre 11 ans et 14 ans. Les garçons sont également concernés par cette recommandation depuis le 1er janvier 2021.

La précocité de la vaccination s’explique par trois facteurs :

  • deux doses sont nécessaires ;
  • il peut coïncider avec le rappel du DTCaP (diphtérie-tétanos-coqueluche-poliomyélite), qui se fait théoriquement entre 11 ans et 13 ans ;
  • la réponse vaccinale est plus importante.

Toutefois, en cas de retard, il est possible de rattraper la vaccination avant le 19e anniversaire du sujet.

En outre, les hommes ayant des rapports sexuels avec des individus du même sexe peuvent se faire vacciner jusqu’à 26 ans. En effet, ce public est exposé à des risques spécifiques tels que des lésions précancéreuses et cancéreuses au niveau de l’anus, ainsi que des condylomes.

Il est également fortement conseillé aux personnes souffrant d’une déficience du système immunitaire de se faire vacciner, dans la mesure où ils sont plus vulnérables face au risque de cancer lié au HPV, comme celui de la vulve, du vagin, du col de l’utérus, de l’anus ou encore du pénis. Si cette immunodéficience est acquise, comme chez les patients en attente d’une transplantation ou d’une greffe d’organe, ou encore infectés par le VIH, les injections peuvent être réalisées à partir de l’âge de 9 ans sur les filles et garçons.

Ce contenu a été réalisé en partenariat avec lecomparateurassurance.com. La rédaction de BFMTV n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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