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Colère et inquiétude des motards contre le stationnement payant des deux-roues à Paris

Des centaines de motards ont manifesté samedi dans la capitale pour protester contre l'éventuelle taxation du stationnement des deux-roues, une mesure soutenue par Anne Hidalgo.

Des klaxons en signe de protestation. Des centaines de conducteurs de deux-roues se sont retrouvés samedi entre la porte de Vincennes et la tour Eiffel à Paris pour manifester leur colère à l'encontre de la mairie.

La raison: l'équipe municipale n'exclue pas d'installer un stationnement payant pour les motos et les scooters dans la capitale. Fin juin, Anne Hidalgo avait fait savoir au cours de la campagne des élections municipales qu'elle était "plutôt favorable" à une telle mesure.

Un non-sens total pour le collectif des motards en colère qui défend ce moyen de transports, le jugeant peu encombrant, écologique (ne roulant pas au diesel) et permettant de désengorger le trafic routier de la capitale.

"Une alternative" pour désengorger le trafic de la capitale

"On considère que le deux-roues motorisé est une véritable alternative à la congestion du trafic urbain et on apporte beaucoup d'avantages en terme de mobilité", explique Jean-Marc Belotti, coordinateur de la fédération des motards en colère.

Circuler dans Paris avec un deux-roues est aussi un avantage pour celles et ceux ne résidant pas intra-muros. Imposer le stationnement payant équivaudrait selon eux à mettre les deux-roues au même niveau que les voitures.

"Quand je viens à Paris en deux-roues c'est parce que c'est plus pratique pour moi et ce n'est pas pour payer du stationnement hors de prix", témoigne une motarde au micro de BFM Paris.

Des assises sur la mobilité et le stationnement prévues en septembre

Interrogé la semaine dernière dans Le Parisien, le nouvel adjoint aux transports à Paris David Belliard soutient tout comme sa maire le stationnement payant des deux-roues motorisées, "pour des raisons d'équité".

"Cela va très vite se répandre dans d'autres villes et dans quelques mois ou quelques années cela va être quelque chose qui sera la norme dans l'ensemble du territoire", craint de son côté un autre conducteur de deux-roues.

La ville de Paris ne serait pas la première à adopter une telle mesure. Deux villes d'Île-de-France, Charenton-le-Pont et Vincennes sont devenus en 2018 les premières villes de l'Hexagone à appliquer cette disposition.

Fin juin, Anne Hidalgo annonçait sur BFM Paris le lancement à l'automne prochain des assises du stationnement pour statuer sur cette question. La fédération française des motards en colère déplore toutefois de ne pas avoir été conviée à cette concertation.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV