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Politique

Présidentielle: Hamon "accepte volontiers" de rencontrer Mélenchon

Benoît Hamon à son arrivée à un meeting le 23 février 2017 à Arras

Benoît Hamon à son arrivée à un meeting le 23 février 2017 à Arras - PHILIPPE HUGUEN, AFP

Benoît Hamon candidat PS à la présidentielle, a répondu favorablement à l'invitation de Jean-Luc Mélenchon candidat de "La France insoumise", qui proposait une rencontre entre les deux hommes. Cette réponse survient après le ralliement jeudi du candidat écologiste Yannick Jadot à Benoît Hamon.

Vers une candidature unique à gauche ? Cela semble possible aujourd'hui après le ralliement de Yannick Jadot à Benoît Hamon. Le candidat PS à la présidentielle a répondu vendredi favorablement à la demande de rencontre "dimanche ou lundi" formulée par Jean-Luc Mélenchon, proposant d'y associer son allié écologiste, et les communistes alliés du candidat de La France insoumise.

"J'accepte volontiers sa proposition. Je lui propose même que nous ayons une discussion à quelques uns", a déclaré le vainqueur de la primaire PS élargie sur France 2, au lendemain d'une émission sur la même antenne durant laquelle Jean-Luc Mélenchon lui avait proposé une rencontre "dimanche ou lundi". "Je propose même de la faire avec Yannick Jadot", a-t-il poursuivi.

"J'ai une centralité"

Benoit Hamon, qui vient juste de conclure un accord programmatique et électoral avec l'ex-candidat écologiste, a assuré qu'il était "prêt" à discuter d'une candidature commune, sans préciser qui serait la figure de proue.

"Je respecte la candidature de Jean-Luc Mélenchon, et sa grande intelligence, mais ma conviction aujourd'hui c'est que dans ce travail qui nécessite de parler à toutes les composantes de la gauche, j'ai une centralité qui m'autorise à pouvoir incarner cela", a cependant ajouté l'élu socialiste, affirmant que sa candidature "dépasse les appareils".

Pas de candidat écologiste, une première depuis 1974

"Je souhaite que nous parlions de l'essentiel. Si l'accord c'était écrire quelques lignes sur un coin de table pour s'arranger entre nous, ça n'aurait pas de sens", a-t-il également assuré, reprenant un argument avancé par le leader de La France insoumise ces dernières semaines.

"Depuis 1974, l'écologie politique avait un candidat, ce n'est pas rien le choix qu'ils font de dire 'aujourd'hui le candidat de l'écologie politique c'est Benoît Hamon', c'est un immense honneur pour moi, une très grande responsabilité", a-t-il lancé.

"C'est pour ça que quand Jean-Luc Mélenchon s'adresse à moi, je me tourne avec beaucoup de respect vers les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, beaucoup de respect vers les électeurs communistes, beaucoup de respect vers celles et ceux qui appartiennent à une gauche qui n'est pas forcément la mienne", a-t-il assuré.

G.D. avec AFP