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Gérard Collomb appellera le candidat issu de la primaire à gauche à se retirer pour Emmanuel Macron

Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon et premier soutien d'Emmanuel Macron dans la course à la présidentielle, était ce mercredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC.

Invité mercredi matin sur BFMTV et RMC, Gérard Collomb réagit d'abord à la gifle adressée à Manuel Valls: "On ne peut pas régler le problème politique par la violence. Je comprends qu'il y ait de la frustration, qu'il y ait des gens en colère, mais il faut que le débat politique reste serein". Le maire de Lyon n'est pas sûr toutefois qu'il serait allé porté plainte comme l'a fait Manuel Valls. "Ca m'est arrivé d'avoir des problèmes, je me suis fait entarter il y a une dizaine d'années, je ne suis pas allé porté plainte".

Gérard Collomb n'ira pas voter à la primaire à gauche, dans la mesure où il compte parmi les premiers soutiens d'Emmanuel Macron: "Celle et ceux qui sont là ne sont d'accord à peu près sur rien, donc on ne voit pas comment demain ils pourraient gouverner ensemble. Donc il faut une clarification, c'est ce qu'Emmanuel Macron est en train de faire".

"Emmanuel Macron est un progressiste"

"On est toujours dans la même répétition: Hamon fait du Hamon, Montebourg du Montebourg, et Valls du Valls, mais je ne vois pas de choses foncièrement nouvelles. Celui qui peut faire gagner le camp progressiste, c'est Emmanuel Macron", analyse Gérard Collomb. "Si on continue à avoir la même dynamique, le candidat qui sortira de la primaire sera à un moment donné obligé de constater que celui qui peut gagner la présidentielle, qui peut déjà être au deuxième tour, c'est Emmanuel Macron".

En conséquence, Gérard Collomb appellera le candidat issu de la primaire à gauche à se retirer au bénéfice d'Emmanuel Macron. "Je pense même qu'il le fera naturellement".

Emmanuel Macron "est un progressiste", affirme Gérard Collomb, face aux doutes régulièrement exprimés dans la classe politique sur son orientation. "C'est un progressiste qui ne pense pas qu'il faille avoir d'œillères, et qui veut rassembler. Dans ses meetings, il y a des gens qui viennent du centre-droit, des gens qui viennent de la gauche, et beaucoup de gens qui jamais ne s'étaient engagés en politique. Il aime le contact physique (avec la population, Ndlr), et c'est ce qui va faire qu'il sera un bon président", prédit-il.

A.L.M.