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Primaire à gauche: un homme tente de gifler Manuel Valls

Un jeune homme de 19 ans a été interpellé après avoir giflé le candidat Manuel Valls lors d'un déplacement en Bretagne.

A l'occasion d'un déplacement à Lamballe, en Bretagne, un homme a giflé légèrement au visage Manuel Valls, candidat de la primaire à gauche. La scène s'est déroulée quand l'ancien Premier ministre, accompagné du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, sortait de la mairie de cette commune des Côtes-d'Armor.

Manuel Valls saluait des anonymes venus l'applaudir, serrait quelques mains, quand un jeune homme a tenté de gifler l'ex-locataire de Matignon. L'homme a été rapidement plaqué au sol par le service d'ordre de Manuel Valls. Selon nos informations, l'"agresseur", âgé de 19 ans, a été interpellé et placé en garde à vue pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique" . Il ne présente aucun antécédent judiciaire grave, hormis des délits mineurs en lien avec l'usage de stupéfiants. Face aux gendarmes, il a déclaré qu’il "n’aimait pas la façon dont Manuel Valls traitait les citoyens".

Le candidat à la primaire à gauche a lui poursuivi sa visite normalement en Bretagne. Il a réagi à cet incident avec fermeté. Si je suis engagé c’est parce que je n’ai jamais eu peur du contact et du rapport avec mers compatriotes quelque soit leur opinion, a estimé le candidat à la primaire à gauche. Mais je sais que la démocratie ça ne peut pas être la violence. Un individu qui chercher à frapper, qui frappe, un responsable politique c’est toujours grave."

Enfariné à Strasbourg

Lundi soir, Manuel Valls devait tenir un meeting à Rennes aux côtés du local du gouvernement, Jean-Yves Le Drian, également président du Conseil régional. Le rendez-vous avait été annulé, officiellement, en raison de l'indisponibilité du ministre, retenu à Paris pour une réunion des chefs d'Etat-Major. Officieusement, cette annulation pourrait être lié à des craintes de débordements.

En décembre dernier, Manuel Valls avait déjà connu des déboires lors de sa campagne. En déplacement à Strasbourg, le candidat avait reçu un sac de farine sur la tête. Au moment des faits, son "agresseur" avait crié "49.3, on n'oublie pas. On ne pardonne pas."

"Manuel Valls est un peu dans la situation du candidat sortant, analyse Thierry Arnaud, chef du service politique de BFMTV. Il est à la fois sortant et impopulaire."

dossier :

Manuel Valls

J.C. avec Thomas Soulié