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Marine Le Pen appelle Emmanuel Macron à vraiment répondre aux "gilets jaunes"

Marine Le Pen a appelé le président à "répondre" concrètement aux gilets jaunes.

Marine Le Pen a appelé le président à "répondre" concrètement aux gilets jaunes. - Lionel BONAVENTURE / POOL / AFP

La présidente du Rassemblement national a réitéré son soutien au mouvement.

Marine Le Pen a appelé dimanche soir Emmanuel Macron à "répondre" concrètement aux attentes des gilets jaunes qu'elle dit soutenir "plus que jamais", mais pas par un "machin écologique" ou une "prime à la transition des chaudières".

"C'est le peuple, ce mouvement des gilets jaunes, Est-ce que je le soutiens? Oui, évidemment, plus que jamais puisque le président Emmanuel Macron refuse de leur répondre", a lancé la présidente du Rassemblement national sur LCI. "J'appelle le gouvernement à répondre, et pas par un espèce de machin écologique ou avec des primes qui ne seront qu'une partie de ce qu'on demande aux Français de dépenser pour une transition qu'on leur impose de faire à une vitesse insoutenable", a ajouté la députée du Pas-de-Calais.

Macron accusé de traiter les gilets jaunes avec "mépris"

Si les "grandes annonces" d'Emmanuel Macron mardi, "c'est des primes à la transition des chaudières, je peux vous dire très objectivement qu'il est à côté de ce que les Français attendent", a-t-elle averti.

"Il y a une caste minuscule en réalité qui oeuvre pour elle-même et il y a l'immense majorité des Français, ce que j'ai appelé le peuple central qui aujourd'hui ne se reconnaît plus, parce qu'il y a un sentiment de déclassement, de dépossession", a analysé Marine Le Pen.

Elle a accusé Emmanuel Macron de traiter les "gilets jaunes" avec mépris, notamment lorsqu'il a dit vouloir "apporter une réponse claire à nos classes moyennes et nos classes laborieuses". "Classes laborieuses, j'adore", a repris de volée Marine Le Pen. "Je pense que la prochaine fois on aura droit aux 'gueux'".

Marine Le Pen a confirmé qu'elle figurerait sur la liste du Rassemblement national aux élections européennes de mai 2019, en étant "dernière de liste", comme le rapportait vendredi BFMTV. Face à la volonté, selon elle, d'Emmanuel Macron de faire de ce scrutin un enjeu national, elle entend, en tant que présidente de RN "être évidemment en première ligne" aux côtés de candidats qui seront pour une partie d'entre eux des "candidats d'ouverture".

C.V. avec AFP