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Gilets jaunes: ciblée par Christophe Castaner, Marine Le Pen dénonce une attaque "minable et malhonnête"

Lors d'un point de situation sur les manifestations des gilets jaunes partout en France, le ministre de l'Intérieur a dénoncé "les séditieux" d’ultra-droite qui auraient "répondu à l’appel de Marine Le Pen".

Christophe Castaner s'est exprimé ce samedi midi pour faire un point sur la manifestation des Champs-Élysées à Paris, où au moins 5000 gilets jaunes (8000 en tout dans la capitale) protestent contre la hausse des prix du carburants, les taxes et la baisse du pouvoir d'achat. Le ministre de l’Intérieur a notamment dénoncé "les séditieux" d'ultra-droite qui auraient "répondu à l’appel" du Rassemblement national. Selon Christophe Castaner, Marine Le Pen aurait une responsabilité dans les dérapages parisiens - de nombreux incidents ont éclaté en tête de cortège - en appelant sur les réseaux sociaux à se rassembler sur les Champs-Élysées.

La présidente du Rassemblement national a immédiatement répliqué sur Twitter: "C'est minable et malhonnête à l’image de l'auteur de cette manipulation politicienne."

"Une utilisation minable et politicienne" des violences

Elle s'est ensuite exprimée sur notre antenne pour dénoncer l'attaque de Christophe Castaner, qui n'est selon elle "pas un ministre de l'Intérieur mais un militant politique, qui se comporte comme tel".

"Il souhaite me faire porter la responsabilité de casseurs qu'il a laissés lui-même venir sur les Champs-Élysées", a-t-elle ajouté. "Il est tout à fait responsable (de ces violences, NDLR), il est dans la stratégie de tension utilisée par le gouvernement depuis une semaine, qui consiste à mépriser, insulter, diaboliser les gilets jaunes."

Reprenant les termes de son tweet, la présidente du RN a ensuite critiqué "une utilisation minable et politicienne de ces faits pour justifier un gouvernement qui aujourd'hui, est critiqué à juste titre par les Français". Elle a pour finir nié avoir incité à manifester sur les Champs-Élysées avant d'appeler les casseurs à cesser les violences pour ne pas "décrédibiliser un mouvement légitime".

Marine Jeannin