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Macron se défend d'être le président des riches

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron - TF1/LCI

Maintenant son soutien à "ceux qui réussissent", Emmanuel Macron a cependant mis en avant les devoirs qui incombent aux plus aisés. Un gage destiné à l'aile gauche de son électorat.

Sans modifier sa position d'un iota sur la réforme de l'ISF, véritable chiffon rouge pour une grande partie de la gauche, Emmanuel Macron a tenté, dans son entretien télévisé sur TF1 dimanche soir, de casser son image de "président des riches".

"Moi je suis le président de tous les Français", a insisté Emmanuel Macron, regrettant les "dénonciations" et les "raccourcis" sur sa politique.

Les plus riches "doivent s'engager dans la société"

Défendant sa politique fiscale, le président de la République a voulu rassurer l'aile gauche de son électorat, en mettant en avant un devoir de solidarité qui s'imposerait aux plus riches en contrepartie des avantages fiscaux qu'il octroie à ces derniers. Sans se renier, le chef de l'Etat a voulu rééquilibrer la synthèse politique qu'il défend depuis le début de son quinquennat. S'il assume vouloir "qu’il y ait des hommes et des femmes qui réussissent", c'est selon lui pour "pour tirer les autres". Emmanuel Macron explique:

"Par contre, ce que je leur demande, c’est d’être des premiers de cordée. C’est pour ça que, aussi vrai que je n’aime pas la jalousie qui consiste à dire ‘Ceux qui réussissent, on va les taxer, les massacrer, parce qu’on ne les aime pas’, je n’aime pas le cynisme, parfois, de celles et ceux qui réussissent, et qui se replient dans un égoïsme où le seul but de la vie serait de cumuler de l’argent. Ils doivent donc aussi s’engager dans la société, en créant de l’emploi, de l’activité."

Un "manque de cohérence" de l'opposition

L'ancien banquier d'affaire, qui se défend d'appliquer une politique inspirée de la théorie du ruissellement des richesses, a déploré un manque de cohérence de ses opposants protectionnistes, notamment de La France insoumise:

"On ne peut pas dire d’un côté: ‘C’est affreux, il y a des entreprises qui sont achetées par des groupes internationaux, il n’y a plus de capital en France, regardez, nos groupes sont pris par l’international’. Et de l’autre dire: ‘Je déteste les gens qui ont du capital, quand bien même ils l’investissent en France’."

Louis Nadau