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Macron: "En Marche, c’est pour nourrir un projet présidentiel"

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, le 7 mars 2016.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, le 7 mars 2016. - Jacques Demarthon - AFP

Emmanuel Macron explique, dans une interview à la presse belge, que la "question de la personne" pour 2017 se posera après avoir "établi un diagnostic" pour la France.

Dans une interview accordée au journal belge, Le Soir, Emmanuel Macron s'embarque un peu plus vers une aventure présidentielle en 2017. Avec le lancement de son mouvement "En marche!", le ministre souhaite en effet "refonder l'offre politique en France", dit-il.

Et pour cela, Emmanuel Macron veut que son mouvement se situe "au dessus des partis politiques classiques, avec un mouvement qui accepte la double adhésion, à un parti et à lui-même". Le Parti socialiste appréciera. Mais surtout, le ministre de l'Economie voit "En marche!" comme une possibilité de "nourrir un projet présidentiel". 

"En Marche, c’est pour nourrir un projet présidentiel. Mais c’est seulement après avoir établi un diagnostic et proposé un plan d’action que se posera la question de la personne", explique-t-il au quotidien belge.

"Pas besoin d'aventure solitaire"

Des déclarations qui interviennent alors que le ministre de l'Economie enchaîne les sorties polémiques. Mercredi matin, il a notamment proposé la suppression de l'Impôt sur la fortune (ISF), dans une interview à la revue Risques. Manuel Valls a immédiatement recadré son ministre en parlant de "faute" sur France Info.

Après le lancement, au début du mois d'avril, du mouvement "En marche!", Emmanuel Macron avait rapidement essayé de clarifier ses ambitions. "Non, je vous ai déjà répondu. Aujourd'hui, ce n'est pas la priorité. C'est une question qui aujourd'hui n'a aucun intérêt", répondait-il, interrogé sur une possible candidature en 2017.

Pourtant, au sein de son propre camp, tous avaient critiqué cette initiative. Quand Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education, assurait que "la gauche n'a pas besoin d'aventure solitaire", Myriam El Khomri, sa collègue au Travail, enfonçait le clou en défendant l'idée que "la vie politique n'est pas une aventure individuelle". Une idée loin d'être partagée par les Français qui, pour 52%, Emmanuel Macron ferait un bon candidat.

J.C.