BFMTV

"En marche!": Macron veut une opération porte à porte pour dresser un bilan de la France

Emmanuel Macron le 4 mars 2015 à la sortie de l'Elysée.

Emmanuel Macron le 4 mars 2015 à la sortie de l'Elysée. - Eric Feferberg - AFP

Le ministre de l'Économie a revendiqué 13.000 adhérents depuis le lancement de son mouvement politique mercredi.

Une méthode à l'ancienne pour se montrer au plus près des Français. Emmanuel Macron va demander aux adhérents du mouvement politique qu'il vient de lancer, "En marche!", de faire "d'ici l'été" un "bilan du pays" lors d'une "grande opération de porte-à-porte".

"Celles et ceux qui veulent s'engager, c'est pour apporter leurs idées, leurs contributions, leurs propositions, et je veux aussi leur proposer d'aller faire un bilan du pays", a déclaré dimanche le ministre de l'Économie sur le plateau du journal télévisé de France 2.

Cette opération porte à porte a rapidement été raillée par le premier secrétaire du Partis socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, qui a ironisé sur France Info: "C'est vachement moderne, faire du porte-à-porte, non? [...] D'ailleurs, je l'invite dans le XIXe, on pourra en faire ensemble. [...] Viens Emmanuel, on va faire du porte-à-porte tous les deux!"

"Proposer des solutions radicales"

Des plus sérieux, Emmanuel Macron a lui expliqué dimanche avoir lancé "En marche!" en réaction aux "blocages" qu’il constate "depuis dix-huit mois dans ce gouvernement", tout en affirmant qu’il ne fera "rien qui fragilise le président de la République".

Selon le locataire de Bercy, qui a revendiqué 13.000 adhérents depuis le lancement de son mouvement mercredi, "ce qui manque aujourd’hui, c’est de partager, à un moment essentiel de la vie politique française, les constats sur ce que nous devons faire, et proposer des solutions radicales". Et de s'interroger:

"Comment on redonne une place au travailleur, pas simplement dans les débats caricaturaux qu’on voit aujourd’hui parce qu’il y a des tensions dans le pays, comment on recrée du consensus au bon moment, avant de se présenter à l’élection [présidentielle de 2017]?"

Rassembler de droite et de gauche

Niant entreprendre une "aventure personnelle", le ministre de l'Économie a affirmé vouloir avant tout "rassembler des bonnes volontés de droite et de gauche" sur trois valeurs: "l'émancipation par le travail", "la réconciliation de la liberté et de la justice" et "l'Europe".

Ancien banquier d'affaires, Emmanuel Macron a préparé son mouvement pendant plusieurs mois avec sa garde rapprochée. Ses soutiens les plus importants sont des chefs d'entreprise, parmi lesquels figurent l'industriel et ancien patron du Crédit lyonnais Jean Peyrelade ou encore le fondateur du site de rencontres Meetic Marc Simoncini. Du côté des politiques, plusieurs députés socialistes ont rejoint le mouvement. Mais du côté du gouvernement, "En marche!" a reçu un accueil des plus froids

Ma. G. avec AFP