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Sarkozy? "Une branche morte" qu’il faut "couper" pour Bernard Debré

Bernard Debré, ici à gauche en 2012, ne souhaite pas le retour de Nicolas Sarkozy.

Bernard Debré, ici à gauche en 2012, ne souhaite pas le retour de Nicolas Sarkozy. - -

L’ancien ministre et actuel député UMP, proche de François Fillon, considère que l’ancien président de la République "est en train de pénaliser largement son camp".

A droite, la guerre fait rage. Exemple avec la petite phrase assassine signée Bernard Debré ce jeudi matin. Le député UMP de Paris a estimé sur LCI et Radio Classique que l'ancien président Nicolas Sarkozy est "en train de pénaliser largement son camp" et qu'il "faut couper les branches mortes". Une déclaration qui intervient alors que ce dernier est toujours en "pleine réflexion" sur son retour politique...

Soulignant que "la justice est en cours" et qu'il faut qu'elle "aille jusqu'au bout" dans le cadre de l’affaire Bygmalion, le filloniste Bernard Debré s’est montré plus que réservé sur l’innocence proclamée de l’ancien chef d’Etat: "Encore une fois, si c'est vrai, Nicolas Sarkozy était nécessairement au courant du dépassement" de ses comptes de campagne.

Selon l’ancien ministre de la Coopération sous le gouvernement Edouard Balladur, le retour de l'ancien chef de l'Etat est "une impossibilité". "On ne peut pas", a-t-il martelé. "Il faut couper les branches mortes". Nicolas Sarkozy est-il l’une d’entre-elles? "Oui tout à fait, je considère qu'il est en train de pénaliser largement son camp", a répondu Bernard Debré.

17 millions? "C'est un peu fort de café"

"Il y avait un dépassement de 400 et quelque milliers d'euros (sanctionné par le Conseil constitutionnel, ndlr) (...) Vous avez en mémoire la lettre que Nicolas Sarkozy a écrite dans le Figaro avant les élections municipales où il se plaignait en disant ‘comment, avec un dépassement aussi mineur et minime, on me demande de rembourser 11 millions?’ C'est un peu fort de café si vraiment il a dépassé de 17 millions", a-t-il également déclaré.

"Il y a un problème d'éthique en politique, on ne peut pas faire tout et n'importe quoi. Il y a des règles, surtout quand on est président de la République", a insisté le député de Paris.

Pour Mariton, "le responsable c'est le candidat"

Par ailleurs, le député Hervé Mariton, candidat déclaré à la présidence de l'UMP, a jugé sur France Info que "dans une campagne électorale, il y a un responsable, c'est le candida". "C'est un peu facile de faire payer les exécutants alors qu'il y a un dossier complexe où d'évidence, si Jérôme Lavrilleux est responsable et il le reconnaît, il n'est sans doute pas le seul responsable", a également déclaré le député de la Drôme au sujet de l'ex-directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, qui a reconnu un système de fausses facturations destiné à minorer les comptes de campagne de 2012.

L'ancien président de la République doit-il s'exprimer, comme l'a demandé mercredi soir Xavier Bertrand ? "Xavier Bertrand a raison. Il est tout à fait possible que Nicolas Sarkozy n'ait pas été au courant des débordements de sa campagne, c'est tout à fait recevable. Simplement, il est le candidat. Et quand on est le patron, on est le responsable", a répondu Hervé Mariton.

Jé. M. avec AFP