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Pour Fillon, Valls a "enterré Ayrault en 47 minutes"

François Fillon le 6 mars lors d'un meeting à Bordeaux.

François Fillon le 6 mars lors d'un meeting à Bordeaux. - -

L'ancien Premier ministre UMP a estimé que Manuel Valls avait "enterré Jean-Marc Ayrault en 47 minutes", et "condamné" la campagne de François Hollande lors de son discours de politique générale.

Jean-Marc Ayrault, "enterré en 47 minutes"? C'est ce qu'estime François Fillon, ancien Premier ministre, au lendemain du discours de politique générale de Manuel Valls. Sur RTL, il estime également que le nouveau Premier ministre a "condamné" la campagne du candidat Hollande en 2012.

"Vous n'avez pas entendu hier d'attaques contre les riches, la dénonciation des patrons, des entreprises, du capitalisme mondial", a relevé le député de Paris sur en commentant les propos du Premier ministre.

"Donc c'est un discours qui marque le tournant social-démocrate qui a été annoncé", selon lui. "C'est surtout un discours qui signifie que pendant deux ans, le gouvernement s'est trompé, a fait le contraire de ce qu'il fallait faire et qu'il faut maintenant essayer de mettre les choses à l'heure", selon François Fillon.

Un discours "bon sur la forme", mais...

Si François Fillon reconnaît que le discours de Manuel Valls était bon "sur la forme", il avance que le nouveau Premier ministre "est fâché avec les chiffres. François Hollande nous avait annoncé 50 milliards d'économies pour atteindre les objectifs en matière de déficits. Valls rajoute 25 milliards de baisses de charges et d'impôts, ça fait 45 avec le CICE (crédit impôt compétitivité emploi). En face, il nous met 39 milliards d'économies".

"On sait désormais - c'est peut-être le message le plus important du discours d'hier - qu'il n'y aura pas de retour à l'équilibre des comptes, que les 3% ne seront certainement pas atteints avant la fin du quinquennat et que la France va continuer à se discréditer sur le plan de sa situation financière", selon le responsable UMP.

Quant à l'efficacité, François Fillon juge les mesures de baisses de charges "dispersées" et il prédit qu'elles n"auront aucun effet" puisqu'il faudrait des "mesures de rupture", pas "homéopathiques".

A. K. avec AFP