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La presse salue le discours Manuel Valls, "autre ton, un autre élan"

La presse semble aujourd'hui plutôt convaincu par le discours de Manuel Valls à l'assemblée.

La presse semble aujourd'hui plutôt convaincu par le discours de Manuel Valls à l'assemblée. - -

REVUE DE PRESSE - Manuel Valls voulait montrer qui était le nouveau patron du gouvernement. Son discours de politique générale prononcé mardi à l'Assemblée lui a permis d'imposer son style et a plutôt convaincu, tant sur le fond que sur la forme.

Un "autre ton, un autre élan". Au lendemain du discours de politique générale de Manuel Valls à l'Assemblée nationale, la presse semble convaincue par le nouveau Premier ministre, dont le style tranche assurément avec celui de son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault.

Ainsi Le Parisien/Aujourd'hui salue le grand oral de Manuel Valls. "Un autre ton, un autre élan, un diagnostic lucide sur l'état de la France et des Français et un train de mesures qui ressemble à un programme... présidentiel", écrit Thierry Borsa. Après cet examen de passage réussi pour Manuel Valls, "il lui reste maintenant à obtenir des résultats", conclut-il.

"Un ton et du fond"

Le satisfecit est à peu près général dans la presse. Les Echos salue un "Valls sans tabou". L'éditorialiste du quotidien économique, Dominique Seux, a trouvé "un ton et du fond" au chef du gouvernement.

"Vérité, efficacité, apaisement furent des clés de son discours. Des mots que l'on voudrait prendre au mot", se prend à espérer Dominique Quinio dans La Croix.

"Comme Matteo Renzi en Italie, qui distribue quelques douceurs salariales pour mieux opérer, le Premier ministre veut enjamber l'opposition et montrer à l'opinion que l'effort demandé ne sera pas vain", selon Michel Urvoy dans Ouest France.

La cruelle comparaison avec Ayrault

Si Valls a conquis sur le fond, il a également séduit sur la forme, affirmant sa différence avec Jean-Marc Ayrault. Et la comparaison est cruelle avec le Premier ministre sortant. "Plus de charisme, plus de conviction, plus de nerf, le discours de politique générale de Manuel Valls ne pouvait qu'être meilleur que les prestations de son prédécesseur", juge Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. Pour Hubert Coudurier (Le Télégramme), Valls a tranché "avec l'ennui et la monotonie que dégageait son prédécesseur".

Deux voix discordantes se font tout de même entendre mercredi matin. Le Figaro a trouvé Manuel Valls "sur le fond sinon sur la forme, contraint, emprunté, ligoté - en un mot, hollandisé" (Alexis Brézet). Et de l'Humanité qui déplore un "verbe haut" et une "addition vertigineuse" en termes de "nouveaux cadeaux au patronat" (Patrick Apel-Muller).

S. C. avec AFP