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Secrétaires d'Etat, impôts, fusion des régions: ce qu'a dit Manuel Valls

Manuel Valls

Manuel Valls - -

Le Premier ministre, qui a obtenu la confiance des députés mardi, était l'invité exceptionnel de BFMTV et de RMC mercredi matin.

Le Premier ministre Manuel Valls est l'invité exceptionnel de BFMTV et de RMC mercredi matin. Au lendemain de son discours de politique générale à l'Assemblée, suivi du vote de confiance des députés, où il a assuré "devoir la vérité aux Français", Manuel Valls a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin à propos de la nomination attendue des secrétaires d'Etat, de ses premiers pas à Matignon, des mesures fiscales pour les entreprises mais aussi pour les ménages modestes ou encore de la réduction du nombre de régions françaises pour lutter "contre le mille-feuille administratif".

#L'info: "Une douzaine de secrétaires d'Etat"

Ils seront annoncés "dans l'après-midi" a assuré Manuel Valls sur BFMTV mercredi. "Il y en aura une douzaine", a annoncé le Premier ministre et "la parité sera respectée". "Aucun commentaire" en revanche sur l'information qui envoie le patron du PS Harlem Désir aux Affaires européennes.

#La promesse: "Aucun recours à l'impôt"

"Il n'y aura pas de recours à l'impôt car les Français ont été assommés ces dernières années", a admis Manuel Valls. Mais, "il fait d'abord baisser les dépenses publiques pour ensuite baisser les impôts".

Pour autant le nouveau Premier ministre est convaincu que la France "vit au-dessus de ses moyens". "Nous voulons des réformes de structure pour réduire les déficits", a-t-il, admettant que le précédent gouvernement "n'a pas été assez vite".

"J'ai rendez-vous avec les partenaires sociaux vendredi" pour préciser le contour du pacte de responsabilité, a rappelé Manuel Valls. A propos des 11 milliards d'économies manquants, Manuel Valls évoque "éventuellement la restructuration de l'hôpital".

>> Salaires, impôts, cotisations: le calendrier des annonces de Manuel Valls

#Les annonces: réforme pénale, rythmes scolaires et écotaxe

"La réforme pénale", défendue par la ministre de la Justice Christiane Taubira, "sera débattue avant l'été à l'Assemblée nationale", a annoncé Manuel Valls. Le sujet avait été polémique entre lui et la Garde des sceaux lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. Le projet de loi vise notamment à lutter contre la récidive.

Au sujet de la réforme des rythmes scolaires, Manuel Valls a expliqué que le décret serait "assoupli" mais qu'il n'y aura "ni report, ni retrait" de ce projet porté à l'origine par Vincent Peillon et qui est applicable au plus tard à la rentrée de septembre 2014.

A propos de l'écotaxe, Manuel Valls estime que "l'on ne peut pas ne pas écouter ce qui s'est passé en Bretagne", notamment autour des manifestations organisées par le collectif des Bonnets rouges. "On ne peut pas dire qu'il faut écouter les Français et ne pas entendre le message des Bretons", a-t-il détaillé.

#La polémique: Sur les régions, "le débat ne fait que commencer"

Manuel Valls a annoncé mardi son ambition de réduire de "moitié" le nombre de régions françaises. "Les deux Normandie peuvent fusionner", a-t-il pris comme exemple sur BFMTV. Le Premier ministre a répété "que les conseils généraux pourront discuter ensemble" mais que la loi sur la réforme territoriale imposera un cadre dès le 1er janvier 2017. Sur le sujet, "le débat ne fait que commencer", a-t-il assuré tandis que les "conseils départementaux pourraient disparaître à l'horizon 2021".

Il a aussi cité un rapport sur l'organisation décentralisée de la République présidé par le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin.

#La collaboration: Avec Hollande, "nous devons former une équipe pour faire gagner la France"

"Nous avons travaillé ensemble" avec François Hollande le discours de politique générale prononcé mardi devant les députés. Ce qui a été changé "restera entre nous" a dit Manuel Valls. "Il l'a rendu plus net, plus clair", a-t-il assuré. "Il m'a nommé, il est président de la République, je suis Premier ministre. Nous devons former une équipe pour faire gagner la France".

#L'engagement: "Le projet européen est un des plus beaux projets"

Manuel Valls a assuré qu'il "s'engagerait" dans la campagne des élections européennes du 25 mai. "Je suis profondément européen et les peuples du Sud de l'Europe, de l'Est de l'Europe ont pu grâce à l'Union européenne retrouver la démocratie et, je l'espère, la prospérité", a-t-il expliqué.

"Mais nous avons besoin d'une Europe forte, d'une Europe unie". Selon lui, "le projet européen est aujourd'hui fragilisé par la montée des populismes car les peuples, et ils ont raison, considèrent que l'Union européenne ne répond pas suffisamment à leurs attentes". "Le projet européen est un des plus beaux projets, il a permis la paix", a souligné Manuel Valls.

Samuel Auffray