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Pénélope Fillon, à la recherche de l'électorat féminin

Pénélope et François Fillon dans un bureau de vote à Solesmes (Sarthe) en mars 2011

Pénélope et François Fillon dans un bureau de vote à Solesmes (Sarthe) en mars 2011 - JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

D'habitude discrète, Pénélope Fillon est sortie de son silence médiatique pour soutenir la candidature de son mari à la primaire de la droite. L'occasion pour François Fillon de gagner des voix chez les femmes.

A quelques jours du premier tour de la primaire de la droite, François Fillon espère se qualifier et devenir bien plus qu'un troisième homme. Selon un dernier sondage, il obtiendrait 23% des intentions de vote. 

Comme ses concurrents, il enchaîne les déplacements. Mais François Fillon a dévoilé un dernier argument de communication: son épouse. Habituellement très discrète dans les médias, Pénélope Fillon s'est investie depuis peu dans la campagne de son mari. 

Dernier argument pour l'électorat féminin

Ce mardi, en conférence de presse elle accompagnait "les femmes avec Fillon" qui présentait ses propositions. Mères isolées, violences conjugales, égalité homme/femme... François Fillon espère rallier à sa cause l'électorat féminin de la primaire à droite. 

Pénélope Fillon est revenu sur son récent engagement : 

"Je me suis impliquée un peu plus depuis le mois de septembre, c'est une grande première pour moi (...). Depuis 35 ans, je suis restée dans l'ombre mais là l'enjeu est différent, c'est la première fois que François se présente à la présidence de la République". 

Pénélope Fillon est devenue visible. En témoignent une interview pour le quotidien local Le Maine libre samedi et une session tractage au côté de soutiens de François Fillon dimanche.

Ou encore lundi, une visite de Marseille accompagnée de Valérie Boyer, maire LR des 11e et 12e arrondissements de la ville. 

"L'homme en dehors de sa vie politique"

Dimanche, c'est le second tour de la primaire de la droite et du centre qui se joue. Mais déjà en 2015, elle était interrogée sur un hypothétique statut de première dame par Paris Match :

"Je ne me projette pas. Quand j’ai épousé François, il y a trente-cinq ans, je n’imaginais pas être la femme d’un Premier ministre français. Mais, par tempérament, je m’adapte". 

D'origine galloise et anglaise, cette avocate de formation n'a jamais exercé son métier. Mais elle siège au conseil municipal de Solesmes, une commune de 1.200 habitants dans la Sarthe, l'ancien fief de François Fillon.

Pour rompre avec l'image austère de son mari, elle a même participé au programme Ambition intime sur M6. Une émission que son mari n'a "pas faite avec grand enthousiasme", concède-t-elle ce mardi. Mais selon elle "les gens ont envie d'en savoir plus sur lui (...), qui est l'homme en dehors de sa vie politique et de son programme". 
Mélanie Longuet