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Pass sanitaire: Xavier Bertrand pour mais dénonce "l'impréparation" de l'exécutif

Xavier Bertrand le 2 juillet 2021 à Lille

Xavier Bertrand le 2 juillet 2021 à Lille - FRANCOIS LO PRESTI © 2019 AFP

Plus largement, le président des Hauts-de-France considère l'intervention d'Emmanuel Macron lundi soir comme du "volontarisme d'opérette sur les retraites" et de l'"aveuglement désespérant sur la sécurité".

Le président des Hauts-de-France et candidat à la présidentielle Xavier Bertrand se dit pour les mesures d'extension du pass sanitaire annoncées lundi par Emmanuel Macron mais dénonce "l'impréparation" dans leur mise en oeuvre, dans un entretien publié ce jeudi sur le site du Figaro.

"Je réclamais cette mesure depuis l'accélération du variant Delta. Je ne vais certainement pas la dénoncer aujourd'hui", souligne Xavier Bertrand à propos de la décision du chef de l'État d'imposer le pass sanitaire à l'entrée de la plupart des lieux publics et de rendre la vaccination obligatoire pour les soignants et ceux au contact des personnes fragiles.

Mais il juge en revanche "dramatique", "l'impréparation dans la mise en oeuvre, tant dans les hôpitaux que dans la restauration, la culture ou les commerces".

"Comme si le gouvernement n'avait rien appris"

"On ne peut pas se décharger de l'exécution de telles décisions sur les entreprises sans aménager de périodes transitoires et sans fixer un cadre clair, notamment s'agissant des contrôles des passes sanitaires", déplore le président des Hauts-de-France. Ni "y ajouter, en plus, des sanctions invraisemblables sur les employeurs!", ajoute-t-il.

Pour le président des Hauts-de-France, "c'est comme si le gouvernement n'avait rien appris de ses erreurs sur les masques, les tests et le lancement de la vaccination".

Du "volontarisme d'opérette"

Plus largement, il considère l'intervention d'Emmanuel Macron lundi soir comme du "volontarisme d'opérette sur les retraites" et de l'"aveuglement désespérant sur la sécurité".

"Après nous avoir expliqué pourquoi la réforme des retraites était urgente, Emmanuel Macron a fixé deux conditions sur la situation sanitaire et la reprise pour être bien sûr de ne rien faire", a-t-il ironisé.

Quant à la sécurité, "chacun a compris que pour le rétablissement de l'autorité et de la sécurité, il faudra attendre le prochain président de la République", a poursuivi le candidat à l'Élysée qui espère conduire rassemblement de la droite mais refuse de participer à une primaire.

Il n'a pas été interrogé sur sa participation, ou non, à une réunion de plusieurs candidats potentiels de droite prévue a priori mardi par le parti Les Républicains. Le Figaro avait suggéré mercredi que Xavier Bertrand, qui refuse de s'inscrire dans une primaire de la droite, n'y participerait vraisemblablement pas.

M.D. avec AFP