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François Fillon de retour au Sénat pour défendre les chrétiens d'Orient

François Fillon aux obsèques de Jacques Chirac à Paris, le 30 septembre 2019

François Fillon aux obsèques de Jacques Chirac à Paris, le 30 septembre 2019 - ERIC FEFERBERG / AFP

L'ancien Premier ministre participait jeudi soir à un colloque baptisé "Construire la paix au Proche-Orient par la promotion de la diversité culturelle et religieuse".

Depuis sa défaite à l'élection présidentielle de 2017, ses prises de parole sont rares. Outre son interview très relayée à la télévision suisse, dans laquelle il minimisait la crise des gilets jaunes, François Fillon se tient à distance de la scène politique française. Jeudi soir, l'ancien Premier ministre a toutefois fait une entorse en participant à un colloque organisé au Sénat sur la cause des chrétiens d'Orient. Un sujet qui lui tient à coeur depuis de longues années mais pour lequel il souhaite désormais s'engager pleinement avec son association "Agir pour la paix avec les chrétiens d'Orient".

Dans son discours rapporté par Le Figaro, François Fillon n'a pas manqué d'évoquer son bilan et son retrait de la vie politique. Après des aveux en forme de mea culpa - "J'ai tout donné. J'aurais, pour vous, voulu faire mieux et plus encore" - il a estimé qu'il fallait passer à autre chose. "Il ne faut pas ruminer le passé, mais être utile autrement", a assuré l'ancien ministre, expliquant qu'il restait "un citoyen qui aime son pays".

"J’ai quitté la scène politique mais je reste un citoyen qui aime son pays et qui, pour lui, rêve d’unité nationale, de fraternité, de grandeur, parce que la France à genoux n’est pas la France", a-t-il affirmé.

Les chrétiens d'Orient, "oubliés de l'histoire"

François Fillon a ensuite longuement détaillé son engagement pour les chrétiens d'Orient, "les oubliés de l'histoire qui vivent en réprouvés depuis des décennies".

"Auprès d’autres voix plus fortes que la mienne, nous voulons créer une force de pression sur les gouvernements européens pour les rappeler à leurs responsabilités", a-t-il expliqué.

Et l'ancien candidat à la présidentielle de rappeler que son association s'était fixée trois objectifs: alerter l'opinion publique sur le sort des chrétiens d'Orient, financer des projets de reconstruction ou de solidarité dans leur pays d'origine et promouvoir des initiatives d'aide et d'accompagnement "aux côtés de ceux qui n'ont trouvé d'autres solutions que le départ".

Mélanie Rostagnat