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"Macron, c'est un petit joueur": pour Fillon, la crise des gilets jaunes n'était "pas grand chose"

L'ancien candidat à la présidentielle de 2017 a accordé une interview à la RTS dans laquelle il revient sur plusieurs sujets d'actualité et notamment celui des gilets jaunes.

Retiré de la vie politique, en attente de son procès début 2020 pour des soupçons d'emplois fictifs, François Fillon a accordé une interview à nos confrères de la Radio Télévision Suisse (RTS), diffusée ce jeudi. Une entrevue au cours de laquelle il balaye plusieurs thèmes d'actualité comme la situation de la droite française ou la mort de Jacques Chirac, mais également la crise des gilets jaunes.

À ce sujet, François Fillon estime que "cette affaire de gilets jaunes" n'est "pas grand chose", avec "au maximum 150.000 ou 180.000 personnes dans toute la France à manifester", et évoque sa propre expérience en guise de comparaison:

"Quand j'étais ministre des Affaires sociales, j'ai fait une réforme des retraites, j'ai mis deux millions et demi de personnes dans la rue... Macron c'est un petit joueur à côté", s'amuse l'ancien Premier ministre qui analyse la mise en place du grand débat comme une décision "qui a eu des conséquences fâcheuses sur la suite de sa volonté de réforme".

Une déstabilisation qui n'est "pas bon signe"

D'après François Fillon, la crise des gilets jaunes a été amplifiée par le système médiatique et les réseaux sociaux, qui fait que "tout d'un coup on a l'impression que la France est à feu et à sang, que c'est la révolution". "Si cette crise a déstabilisé aussi profondément un gouvernement légitime venant d'être mis en place, c'est pas bon signe", conclut-t-il.

Clarisse Martin