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Fillon: "Nous sommes devenus le pays des cotisations, des taxes, des contraintes"

François Fillon s'est exprimé longuement dimanche sur son programme et sur l'actualité.

François Fillon s'est exprimé longuement dimanche sur son programme et sur l'actualité. - Capture d’écran Europe 1

L'ancien Premier ministre estime que la France est "paralysée" par de "trop nombreuses contraintes", et souhaite notamment  réformer la fonction publique.

François Fillon s'est montré offensif dimanche matin lors de l'émission "Le Grand Rendez-vous Europe1 - Le Monde - ITélé". "Nous ne sommes plus un pays de liberté, si l'on se compare à la plupart des autres pays européens. Ça fait mal de le dire, parce que la France devrait l'être, mais nous sommes devenus le pays de la réglementation, de la norme, de la loi, des cotisations, des taxes, des contraintes, des contrôles et des tabous".

Il plaide pour une égalité entre public et privé

D'après l'ex-Premier ministre, la récente passe d'armes entre le ministre de l'Économie Emmanuel Macron et le président François Hollande sur le statut des fonctionnaires en est l'illustration. François Fillon, lui, plaide pour une refonte des statuts de la fonction publique avec un passage aux 39 heures, et souhaite l'instauration dans la Constitution d'un "principe d'égalité entre le public et le privé en matière de droits sociaux. Les Français ne comprennent plus et n'acceptent plus les différences entre les régimes de retraite."

Interrogé sur les idées d'Emmanuel Macron, l'ancien Premier ministre admet d'ailleurs qu'il soutient "la quasi-totalité de ses propos", mais regrette que "ça ne débouche pas sur grand chose", selon lui.

"Les migrants économiques ne peuvent être accueillis"

François Fillon a ensuite abordé le problème des migrants, qui fuient par milliers actuellement pour rejoindre l'Europe. S'il se dit "très attaché" au droit d'asile pour ceux qui fuient la guerre, il refuse en revanche les migrants économiques. "Ceux qui viennent uniquement parce qu'ils cherchent de meilleures conditions de vie ne peuvent être accueillis en France. Ils ne pourraient l'être que dans le cadre d'une politique d'immigration choisie, où l'on fixe des quotas, pour n'accepter que ceux que l'on peut intégrer."

Quant aux prochaines régionales, l'ancien Premier ministre admet qu'il y a un "risque" dans certaines régions de voir le FN gagner, d'autant que le "climat actuel avec les migrants profite aux extrêmes, à ceux qui pensent qu'il y a des solutions faciles pour régler ces problèmes". "C'est une formation politique dont le projet sur le plan économique est d'ailleurs désastreux. Elle conduirait le pays à la récession dans un délai extraordinairement court. Le FN a un programme qui est un mélange de nationalisme et de socialisme."

A. G.