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Islamophobie: passe d'armes musclée entre Marine Le Pen et la France insoumise

La présidente du Rassemblement national a pris partie ce samedi contre la marche contre l'islamophobie qui doit se tenir ce dimanche, étrillant au passage le leader de la France insoumise et ses collègues. L'eurodéputé Manuel Bompard lui a rétorqué dans la foulée.

La cheffe du Rassemblement national a étrillé Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise ce samedi matin alors qu'elle était en visite au salon du Made in France, à Paris.

Interrogée sur la manifestation contre l'islamophobie qui doit se tenir dimanche, Marine Le Pen a jugé que ce rassemblement était "organisé par les islamistes":

"Tous ceux qui vont se rendre à cette manifestation seront main dans la main avec les islamistes, c'est à dire avec ceux qui développent dans notre pays une idéologie totalitaire qui vise à combattre la République française", a développé la présidente du parti avant de poursuivre: "Ces personnes - qui s'associent à la manifestation - portent une très lourde responsabilité et devront très probablement en répondre électoralement".

"Véritable trahison de ses sympathisants"

Elle a notamment fait référence à Jean-Luc Mélenchon qui a soutenu la marche de dimanche, estimant que le leader de la France insoumise est "complice de l'islamisme": "J'avais appelé pendant les élections la France insoumise 'la France islamiste' et je crois que dans ce domaine là aussi j'avais raison", a fustigé Marine Le Pen.

"Je me souviens d'un Jean-Luc Mélenchon il y a de nombreuses années qui luttait contre le fondamentalisme islamiste, qui luttait contre le terme d'islamophobie, qui luttait contre le voile. Et bien je vois qu'il a jeté tout ça à la poubelle et qu'il est dans une opération de véritable trahison de ses sympathisants et de ses électeurs", a-t-elle enfin conclu.

Marine Le Pen "cherche à masquer sa responsabilité directe"

Le député européen LFI, Manuel Bompard, a répondu dans la fouléé aux attaques de la présidente du RN, toujours sur notre antenne, estimant qu'elle "tombait le masque":

"Quand des gens sont attaqués dans notre pays en raison de leur confession religieuse, l'attitude normale de toutes personnes républicaines c'est de se mettre à leur côté et de les protéger", a jugé le député.

Selon lui, Marine Le Pen cherche "à masquer sa responsabilité directe et immédiate": "On sait que la personne qui s'est livrée à l'attaque contre la mosquée de Bayonne était en réalité un sympathisant du Rassemblement national", a-t-il accusé pour conclure.

Manon Fossat avec BFMTV