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"Les Français s'en contrefichent": Philippe balaie les rumeurs de tensions avec Macron

Interrogé en fin de point presse sur l'état de ses relations avec Emmanuel Macron, le Premier ministre a assuré qu'elles ont toujours été, et sont toujours, empreintes de "confiance" et de "fluidité".

"Ah, je crois que je vais vous décevoir..." Alors que s'achevait ce jeudi le point presse dédié aux derniers rodages du déconfinement prévu le 11 mai, Édouard Philippe a soudain pris son air malicieux. C'est qu'il a été interrogé sur l'état de ses relations avec Emmanuel Macron. Celles-ci font, depuis plusieurs semaines, l'objet de rumeurs nourries par d'apparents décalages entre leurs appréciations respectives de la crise sanitaire. 

"Depuis trois ans qu'il m'a été donné de pouvoir travailler avec le président de la République en tant que chef du gouvernement, j'ai toujours eu dans nos relations, constater et (pu) me réjouir, d'une confiance, d'une fluidité, qui je crois a peu de précédents", a calmement développé le Premier ministre.

Et celui-ci de ponctuer sa réponse d'un simple "voilà", l'air de dire qu'il n'avait, justement, pas davantage à en dire. En Conseil des ministres ce même jeudi, Emmanuel Macron a tenté lui aussi de mettre fin au sujet en assurant que ses rapports avec son chef du gouvernement étaient empreints de "respect mutuel".

"Très circonspect"

Édouard Philippe a néanmoins poursuivi, ajoutant que ce qu'il venait de décrire était "toujours" d'actualité. "Et j'espère que ce sera toujours le cas, et je crois que ce sera toujours le cas", a-t-il affirmé. Le Premier ministre a, enfin, cherché à clore l'affaire de façon plus définitive:

"Mais permettez-moi de vous dire (...) que dans les moments que nous vivons, en plein dans une crise sanitaire d'une ampleur considérable, alors que des Françaises et des Français font un travail incroyable pour sauver leurs concitoyens, passer plus de deux secondes à écrire, à parler, à s'interroger sur ce genre de sujet, me laisse très, très circonspect." 

D'après le locataire de l'hôtel Matignon, "nos concitoyens, s'en contrefichent dans des proportions" que "les journalistes politiques ne mesurent pas". 

"Et je dois dire, que de ce point de vue-là, je me sens très français", a-t-il conclu avant de quitter le pupitre.
Jules Pecnard