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Edouard Philippe est-il de droite? "Un an après, je ne me pose plus la question"

Le Premier ministre s'est exprimé sur la situation chez Air France lors de son Facebook live hebdomadaire. (image d'illustration)

Le Premier ministre s'est exprimé sur la situation chez Air France lors de son Facebook live hebdomadaire. (image d'illustration) - Vincent Loison - AFP

Un an après sa nomination à Matignon par Emmanuel Macron, Edouard Philippe dresse un premier bilan de son action et de sa relation avec le chef de l'Etat.

Edouard Philippe "assume". Un an jour pour jour après son arrivée à Matignon, le Premier ministre affiche sa loyauté vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Dans une interview au Monde, le chef du gouvernement rappelle que la politique qu'il mène "est la mise en oeuvre des engagements du président de la République". Pas question, donc, de ralentir le rythme des réformes dans la deuxième partie du quinquennat: "le programme de travail sera dense jusqu'au bout", assure-t-il.

Et si certains dans la majorité estiment la politique menée pas assez protectrice, Edouard Philippe assure que "le 'libérer' est sans doute plus visible pour eux que le 'protéger'. Mais c’est parce que nous inventons de nouveaux mécanismes de protection". Et d'énumérer des mesures qui pour lui vont dans ce sens, comme le dédoublement des classes de CP dans les zones défavorisées, la police de sécurité du quotidien ou encore les mesures pour la formation professionnelle.

Des points communs avec Juppé

Quant à l'image du "premier de cordée" utilisée par le président, le Premier ministre s'attache à en déminer les critiques: à ses yeux, cette image signifie "le contraire de l'individualisme", car "elle rappelle qu'on est tous attachés" et qu'il y a "toujours un lien entre tout le monde".

Un an plus tard, Edouard Philippe est là "pour faire du Macron, pas de Juppé". Une politique qui pourtant, selon lui, trouve des points communs avec les idées du maire de Bordeaux, dont il fut le porte-parole lors de la primaire de la droite: tous deux mènent "des projets inspirés par une volonté semblable de transformer le pays, de le réparer, de l’inscrire dans une Europe à laquelle ils croient, d’ouvrir le jeu politique."

Pourtant, le Premier ministre assure ne plus se "poser la question" de savoir s'il est toujours de droite: "Les Français ne me la posent plus non plus. Ce qui m’intéresse, c’est que les Français perçoivent que notre politique est efficace, qu’elle permet de réparer le pays, après des années d’immobilisme."

A. K.