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Délinquance: Darmanin préfère le "bon sens du boucher-charcutier de Tourcoing" aux études de l'Insee

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur notre antenne ce mercredi.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur notre antenne ce mercredi. - BFMTV

Dans une longue interview accordée à L'Express, publiée à la veille d'un grand rassemblement de policiers, Gérald Darmanin a appelé à ne pas "nier le réel" concernant la délinquance.

La délinquance est-elle ou non en hausse en France? Dans une interview à L'Express, publié ce mardi à la veille du rassemblement de policiers prévu à Paris, Gérald Darmanin a été interrogé sur les statistiques en la matière, et sur les travaux de chercheurs, qui affirment que "la délinquance stagne depuis vingt ans". Ces affirmations se basent sur des études de victimation réalisées par l'Insee.

"J'aime beaucoup les enquêtes de victimation et les experts médiatiques, mais je préfère le bon sens du boucher-charcutier de Tourcoing", rétorque le ministre de l'Intérieur, pour qui il ne faut pas "nier le réel".

"Le Front national et l’abstention progressent quand les hommes politiques ne reconnaissent pas le réel ; le réel est à constater, ce qui doit nous permettre ensuite de l’améliorer", poursuit Gérald Darmanin.

"Par définition, je suis du côté des gendarmes"

Cette interview est aussi l'occasion pour le ministre de l'Intérieur de réaffirmer son soutien aux forces de l'ordre et de dénoncer "un procès systématique contre les policiers".

"Chacun le sait, par conviction, par définition, je suis du côté des policiers et des gendarmes", affirme Darmanin. Cet après-midi, le ministre sera présent au rassemblement organisé par les syndicats de police devant l'Assemblée nationale où des milliers de policiers sont attendus. Sa présence ne fait pas l'unanimité.

Pour calmer la gronde des forces de l'ordre suite au meurtre de leur collègue Eric Masson à Avignon, le gouvernement multiplie les prises de parole. Jean Castex a notamment annoncé le 10 mai, un durcissement des peines contre les agresseurs de policiers ou gendarmes. Pas suffisant pour les principaux intéressés, qui réclament notamment le retour des peines plancher, auquel l'exécutif a opposé une fin de non-recevoir.

Marine Langlois