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Fillon sur sa convocation par les juges: "C'est un assassinat"

Le candidat est convoqué le 15 mars pour une mise en examen mais maintient sa candidature à la présidentielle.

Lors d'un discours en direct de son QG de campagne, François Fillon a confirmé qu'il était convoqué par les juges d'instruction le 15 mars pour une mise en examen et qu'il maintenait malgré cela sa candidature. Se posant en victime de la justice, il a estimé ne pas être traité comme les autres justiciables et dénoncé notamment le calendrier. Le 17 mars, deux jours après sa convocation, est la date de clôture du dépôt des parrainages des élus.

La date du 15 mars est donc selon lui "entièrement calculée pour que je ne sois pas candidat à la présidentielle et au-delà, pour empêcher la droite et le centre de disposer d’un candidat". Le candidat de la droite a aussi parlé d'un "assassinat".

"Nombre de mes amis politiques et de ceux qui m’ont soutenu à la primaire et ses 4 millions d’électeurs parlent d’un assassinat politique. C’est un assassinat en effet", a-t-il déclaré.

Avant d'ajouter: "Mais par ce déchaînement disproportionné, sans précédent connu, par le choix de ce calendrier, ça n’est pas moi seulement qu’on assassine, c’est l’élection présidentielle".

C.V.