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Pour Marine Le Pen, LaREM risque "d'aggraver" l'Union européenne

Marine Le Pen lors d'un meeting du Rassemblement national à Metz, le 1er mai 2019

Marine Le Pen lors d'un meeting du Rassemblement national à Metz, le 1er mai 2019 - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Lors d'une réunion publique organisée ce samedi dans l'Hérault, la présidente du Rassemblement national a qualifié le programme de La République en marche de "gadget, de trompe-l'oeil et de supercherie".

Marine Le Pen a raillé ce samedi le programme "gadget" de La République en Marche pour les élections européennes, estimant qu'il allait "aggraver l'Union européenne au lieu de la réformer".

"Emmanuel Macron propose d'aggraver l'Union européenne en dépossédant les États de leurs compétences sur l'immigration. Cette mesure, c'est la submersion migratoire assurée sans plus aucune possibilité démocratique de s'y opposer à l'avenir", a notamment déclaré la présidente du Rassemblement national lors d'une réunion publique à Cers, dans l'Hérault.

Le programme de la liste Renaissance de la majorité présidentielle propose de "faire respecter" les frontières, notamment en instaurant "un Conseil européen de sécurité intérieure pour piloter et coordonner les questions migratoires et la politique d'asile commune".

"Si monsieur Macron n'est pas capable d'arrêter l'immigration, je vous le dis, il faut arrêter Emmanuel Macron", a ajouté Marine Le Pen, aux côtés de la tête de la liste d'extrême droite, Jordan Bardella.

Elle a qualifié le programme "Loiseau-Macron", de la liste menée par Nathalie Loiseau et soutenue par le président Emmanuel Macron, de "gadget, de trompe-l'oeil et de supercherie", devant un millier de militants.

Contre une armée européenne

Concernant le souhait d'une armée européenne par Emmanuel Macron, "avez-vous envie de confier le bouton nucléaire au titubant Jean Claude Junker ?" a-t-elle encore interrogé l'assistance, qui a répondu "Non" d'une seule voix.

La tête de liste Jordan Bardella a, quant à lui, dit être "tombé de sa chaise" en découvrant "le programme scandaleux du soldat Loiseau que le gouvernement tente de sauver".

Mélanie Rostagnat avec AFP