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Emmanuel Macron: la mission qui a coûté la mort à deux soldats "était périlleuse mais nécessaire"

Macron aux Invalides, lors de l'hommage aux deux commandos marines tués au Burkina Faso

Macron aux Invalides, lors de l'hommage aux deux commandos marines tués au Burkina Faso - BFMTV

Lors de la cérémonie d'hommage ce mardi, Emmanuel Macron a souligné le caractère inéluctable de l'opération militaire qui a sauvé quatre otages, et donné la mort à deux militaires.

"Des français étaient menacés, il fallait les secourir". Dans la cour des Invalides, la France a rendu un hommage national mardi matin aux deux commandos de Marine tués en libérant quatre otages au Burkina Faso. Emmanuel Macron a prononcé un discours, soulignant la "bravoure inouïe" de ces deux soldats, qu'il qualifie de "héros" à plusieurs reprises.

Tout au long de son allocution, Emmanuel Macron a mis en avant la nécessité de cette intervention le fait qu'elle devait "sauver des vies" avant tout. Le président de la République a évoqué dès le début de son discours, une mission "périlleuse" et "difficile", mais "la mission était nécessaire. Encore quelques heures et les otages étaient aux mains des terroristes maliens avec le risque de perdre complètement leur trace", a-t-il défendu. 

"Sauver les vies des nôtres"

Ces deux militaires ont défié "la mort pour sauver des vies, faisant preuve d'une bravoure inouïe", a déclaré le chef d'État, ajoutant que "pour eux, rien n'est plus important que la mission, rien n'est plus précieux que la vie des otages".

Soulignant "l'expérience" et "l'exception" de ces deux militaires tués, le président a assuré que le déroulé de l'opération était nécessaire: "Pour sauver la vie des otages, une seule solution: mener l'assaut sans ouvrir le feu". Le chef d'État Major des Armées avait en effet expliqué vendredi que les militaires étaient entrés sans ouvrir le feu sur le campement des ravisseurs, par peur de blesser, voire tuer, des civils possiblement présents, ou les otages.

Pour le chef de l'Etat, la mort des deux militaires "n’est pas un sacrifice c’est le sens même de l’engagement, la part tragique de la mission. Cette part obscure de l’engagement, celle du don que chaque soldat consent à la nation".

"Jamais notre nation n'abandonne ses enfants"

Emmanuel Macron a "évidemment" posé "des questions sur le risque, sur le rapport coût-efficacité, sur les chances que nous avions de réussir", la mission burkinabè, a déclaré le chef d'état-major des armées, le général François Lecointre sur RTL mardi. "La décision est très rapide, le feu vert m'est donné après un temps de réflexion, je pense une demi-heure après", ajoute-t-il.

"Des Français étaient menacés, il fallait les secourir", a également déclaré Emmanuel Macron, faisant cette fois référence à Sophie Pétronin, otage française détenue au Mali depuis le 24 décembre 2016.

"Je pense à Sophie Pétronin aux mains de ses ravisseurs. Nous ne l'oublions pas. Ceux qui attaquent un Français doivent savoir que jamais notre nation n'abandonne ses enfants, quelles que soient les circonstances et fut-ce à l'autre bout de la planète", a déclaré le président de la République.
Salomé Vincendon