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Un remaniement? "C'est toujours d'actualité!", confie Hollande

François Hollande mardi 14 janvier au palais de l'Elysée

François Hollande mardi 14 janvier au palais de l'Elysée - -

François Hollande s'est entretenu, de manière improvisée et non prévue, avec une dizaine de journalistes à l'issue de son grand oral de rentrée. Morceaux choisis.

A ceux qui au gouvernement verraient d'un oeil critique les annonces du président de République lors de sa grande conférence de presse, François Hollande a adressé un message au cours d'un off surprise avec quelques journalistes, mardi soir à l'issue de sa grande conférence de presse. Un remaniement? "C'est toujours d'actualité!", a-t-il ainsi confié dans le bureau de son conseiller Politique, Aquilino Morelle, qui jouxte le bureau du président à l"Elysée.

Etaient présents pour cette vue d'ensemble de la prestation présidentielle deux conseillers - Aquilino Morelle donc mais aussi Christian Gravel en charge de la communication - qui ont travaillé à la préparation de ce grand oral et les deux secrétaires généraux adjoints: Emmanuel Macron, en charge des questions économiques et Nicolas Revel, en charge des questions sociales.

Quand François Hollande est entré dans la pièce, il est apparu détendu, satisfait de sa prestation. "Je peux dire que le président a fait une très bonne conf' de presse!'", a-t-il lâché. La tension de l'exercice était redescendue mais il était prêt à "refaire le match". Libéré!

Le danger des européennes

Prêt également à assumer ses positions. "Mon inspiration est profondément sociale démocrate", a répété François Hollande sans détours. "La France est prête maintenant. [...] On est en train de construire quelque chose d'original: La social démocratie à la française, un esprit de compromis. Cela passe par l'Etat qui donne l'impulsion".

"On prend le risque de faire confiance aux patrons", a aussi glissé son conseiller Emmanuel Macron à qui l'on prête une influence grandissante auprès du chef de l'Etat, à propos du pacte de responsabilité critiqué par la gauche de la majorité.

Mais à l'occasion de cette rencontre imprévue, François Hollande a tenu aussi à montrer sa détermination à faire baisser les impôts car il s'agit de "la première préoccupation des Français" et il le sait. "Pour les municipales, qu'est ce qui vient en premier? Les impôts avant la sécurité", a-t-il insisté, "espérerant" desserrer l'étau en 2015.

Concernant les scrutins à venir, le chef de l'Etat a jugé que "le FN n'était pas en bonne posture" mais que le "vrai danger", ce sont les élections européennes.

Quand Hollande va voir des matches de foot...

Au sujet de Valérie Trierweiler, hospitalisée depuis les révélations de Closer, François Hollande est resté aussi mesuré que lors de la conférence de presse. Et, s'il s'attendait aux questions sur le sujet, il a répété que ce n'était pas le moment de pousser la discussion plus en avant.

Quant aux critiques de l'opposition sur sa sécurité, le président les a balayé. "C'est complètement absurde! Quand Sarkozy faisait ses joggings dans les rues, on ne s'est jamais interrogé sur sa sécurité! Et quand je vais chez des amis, à leur domicile (matche de foot chez Michel Sapin par exemple), c'est exactement pareil! Je suis pas plus protégé et on ne s'en offusque pas!", s'est justifié François Hollande.

S.A. avec Apolline de Malherbe