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Suspension de Benalla: l'Elysée maintient sa version

Le bureau d'Alexandre Benalla a fait l'objet d'une perquisition.

Le bureau d'Alexandre Benalla a fait l'objet d'une perquisition. - AFP

Lors de son audition devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le directeur de l'ordre public a affirmé qu'Alexandre Benalla avait participé à des réunions de travail au cours de la période où l'Elysée assure qu'il était suspendu. Une sanction totalement assumée par la présidence.

Des déclarations fracassantes. Mardi soir, devant la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale, le directeur de l'ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris lâche l'Elysée. Assurant n'avoir jamais autorisé Alexandre Benalla a participé au dispositif de sécurité mis en place pour les manifestations du 1er-Mai, Alain Gibelin sème le doute: d'un petit "oui", il a reconnu que le désormais ex-adjoint au chef de cabinet de la présidence était présent à des réunions de travail à la préfecture entre le 2 et le 18 mai. Soit pendant la période de sa suspension annoncée par le porte-parole de l'Elysée la semaine dernière.

A la légèreté de la sanction reprochée à l'Elysée concernant les violences commises par Alexandre Benalla place de la Contrescarpe à Paris, la réalité de cette sanction est désormais remise en cause. Invitée à réagir lundi soir, la présidence assume pourtant et répète que le chargé de mission a bel et bien été suspendu pendant quinze jours. Une sanction prise par le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, et validée par le chef de l'Etat. "Compte tenu des informations à notre disposition au moment de la sanction, nous estimons avoir pris la décision adéquate", martèle-t-on du côté du palais présidentiel.

"Faits inacceptables"

Jeudi dernier, quelques heures après les révélations du Monde mettant en cause Alexandre Benalla dans des violences perpétrées à l'encontre de deux manifestants, le porte-parole de l'Elysée s'était exprimé dans un exercice inédit confirmant une nouvelle fois que l'adjoint au chef du cabinet de la présidence de l'époque avait été sanctionné. Le lendemain, l'Elysée annonçait avoir engagé une procédure de licenciement à l'encontre de Benalla au regard de faits nouveaux. Afin de préparer sa défense, ce dernier s'était fait remettre les images de vidéosurveillance du 1er mai.

"Lorsque le président de la République parle de 'faits inacceptables', il fait référence à l'appropriation illégale par Alexandre Benalla des vidéos de surveillance", explique-t-on à l'Elysée.

Reste que malgré les contradictions avancées lundi lors des différentes auditions qui ont eu lieu devant la commission d'enquête parlementaire, l'Elysée reste confiant sur l'issue de cette affaire. Dans l'entourage du président, on reste persuadé que la justice leur donnera raison concernant la mise à pied du mois de mai comme étant la bonne réponse à la vidéo.

J.C. avec Mathieu Coache